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travail-mdph et droit.

Tdah adulte + Rqth, ce que certains employeurs savent… mais espèrent que vous ignoriez.

Publié le par Gigi Tdah

Tdah adulte + Rqth, ce que certains employeurs savent… mais espèrent que vous ignoriez.

 

🔸 La plupart des salariés pensent que la Rqth oblige automatiquement l'employeur à mettre en place des aménagements. C'est faux… mais ce n'est pas non plus un simple (bout de papier ), comme on l'entend trop souvent.

▪️La réalité est plus subtile.

▪️Lorsqu'un employeur est informé qu'un salarié est en situation de handicap et qu'il connaît les difficultés rencontrées, il ne peut pas simplement répondre, ( ce n'est pas dans nos habitudes ), (les autres salariés vont demander la même chose) ou (nous n'avons pas le budget).

🔸 L'article L.5213-6 du Code du travail❗ lui impose de rechercher des mesures appropriées permettant au salarié d'accéder à son emploi, de le conserver, de l'exercer et d'évoluer professionnellement. Cette obligation est active, elle implique de rechercher des solutions concrètes. Si un aménagement est refusé, l'employeur doit être en mesure de démontrer qu'il entraînerait une charge disproportionnée, en tenant compte notamment de la taille de l'entreprise, de ses moyens financiers et des aides mobilisables, notamment celles proposées par l'Agefiph. Pourtant, certains employeurs connaissent parfaitement les limites de cette obligation.

🔸Ils savent qu'aucun délai précis n'est inscrit dans la loi ❗pour mettre en œuvre un aménagement. Alors ils reportent les réunions, demandent plusieurs fois les mêmes justificatifs, sollicitent un nouvel avis, attendent le prochain comité ou repoussent la décision de quelques semaines… qui deviennent parfois plusieurs mois. Ils savent aussi qu'un refus oral laisse peu de traces. Alors ils évitent souvent d'écrire, (nous refusons votre demande).À la place, ils utilisent des formules comme, (nous allons y réfléchir ), (ce n'est pas une priorité), (nous verrons selon l'évolution de l'activité). ❗Juridiquement, cela retarde la situation tout en décourageant le salarié❗.

🔸 Autre subtilité, certains confondent volontairement égalité et équité. Ils affirment, (nous devons traiter tous les salariés de la même façon). Or, le droit dit exactement l'inverse. Une adaptation liée au handicap n'est pas un privilège. C'est une compensation destinée à rétablir l'égalité des chances. Donner la même chose à tout le monde n'est pas toujours synonyme d'égalité lorsque certains salariés rencontrent des obstacles liés à leur handicap.

▪️L'article L.1132-1❗ du Code du travail interdit toute discrimination fondée sur le handicap. Cette discrimination peut être directe, mais aussi indirecte. 

🔸 Autrement dit, une règle qui paraît identique pour tous peut devenir discriminatoire si elle désavantage particulièrement une personne en situation de handicap sans justification objective. Beaucoup ignorent également qu'un employeur est tenu, en vertu de l'article L.4121-1 du Code du travail❗, de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Si un salarié alerte sur des difficultés connues liées à son handicap, que des solutions existent et qu'aucune recherche sérieuse n'est engagée, cette obligation peut être en cause.

▪️Autre point rarement expliqué, la Rqth est confidentielle❗.

▪️L'employeur ne peut pas la divulguer aux collègues sans l'accord du salarié. Pourtant, certains utilisent des phrases comme, (les autres ne comprendraient pas)ou (cela ferait des jaloux). 

▪️En réalité, la confidentialité est un droit du salarié❗.

🔸Enfin, beaucoup de salariés pensent que si leur demande est refusée, il n'y a plus rien à faire. C'est faux. Un refus peut être discuté avec le médecin du travail, les représentants du personnel lorsqu'ils existent, le référent handicap de l'entreprise, ou, si nécessaire, être contesté lorsqu'il apparaît contraire aux obligations légales. Le plus ironique, c'est que les aménagements demandés coûtent souvent moins cher que les conséquences de leur absence : arrêts de travail, burn-out, baisse des performances, turnover, perte de compétences et contentieux.

🔸Le problème n'est donc pas toujours la loi. La loi existe. Le problème est que beaucoup de salariés ne connaissent pas leurs droits… et que certains employeurs savent très bien qu'ils ont tout intérêt à ce que cela reste ainsi.

Gigi Tdah 😉

 

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Accélérer les demandes Mdph pour nos enfants.

Publié le par Gigi Tdah

Accélérer les demandes Mdph pour nos enfants, les clés pour agir vite.

🔸Les dossiers Mdph pour les enfants en situation de handicap peuvent être longs, mais certains articles de loi obligent la Mdph à agir plus vite lorsque des droits fondamentaux sont menacés.

🔸D’abord, le Code de l’éducation garantit à chaque enfant un parcours adapté, l’article L. 112-2 impose une évaluation des besoins et des mesures pour assurer un parcours de formation adapté. L’article L. 112-1 prévoit que tout enfant handicapé a droit à une scolarité dans l’école la plus proche, avec aménagement si nécessaire. Et l’article L. 111-2 souligne que chaque enfant doit pouvoir bénéficier d’une formation qui concourt à son éducation.

🔸De leur côté, les articles du Code de l’action sociale, comme L. 114-1, L. 114-1-1 et L. 114-2, rappellent que toute personne handicapée a droit à la solidarité de la nation, à la compensation des conséquences de son handicap, et que les autorités doivent collaborer pour garantir cette autonomie.

🔸Ces articles confèrent aux Mdph une obligation de statuer rapidement quand les droits fondamentaux sont en jeu. En cas de retard, une mise en demeure, en s’appuyant sur ces obligations légales, permet de faire valoir ces droits, et la Mdph peut alors être amenée à traiter le dossier en priorité.

🔸En maîtrisant ces leviers, nous défendons mieux les droits de nos enfants, assurons-leur une scolarité adaptée, et garantissons que chaque besoin soit pris en compte dans les temps.

Gigi Tdah 😉 

 

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Tdah et Open Space

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah et open space, l’employeur peut-il imposer un environnement de travail non adapté ?. P2

Travailler en open space est devenu la norme dans de nombreuses entreprises. Mais pour certaines personnes, notamment celles présentant un tdah cet environnement peut représenter une véritable difficulté quotidienne : bruit constant, interruptions fréquentes, sollicitations permanentes, difficulté à maintenir une attention soutenue, et surcharge cognitive rapide. Ce qui est souvent perçu comme un simple (mode d’organisation moderne) peut en réalité avoir un impact direct sur la capacité à se concentrer, à organiser ses tâches et à maintenir une performance stable dans la durée.

Sur le plan juridique, l’employeur ne peut pas se contenter d’imposer un environnement de travail sans se soucier de ses effets sur la santé des salariés. L’article L4121-1 du Code du travail impose une obligation générale de sécurité et de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Cela signifie que l’organisation du travail, y compris l’aménagement des espaces, doit être pensée de manière à limiter les risques pour la santé.

Cette obligation est complétée par l’article L4121-2, qui précise que l’employeur doit adapter le travail à l’homme, notamment en ce qui concerne la conception des postes de travail et le choix des équipements et méthodes de travail. Autrement dit, l’organisation ne doit pas être totalement standardisée si elle crée des difficultés importantes pour certains salariés.

Dans ce cadre, un environnement de type open space peut poser question lorsqu’il devient un facteur aggravant de difficultés déjà existantes. Sans dire qu’il est interdit, le droit impose une réflexion sur son impact réel et sur les éventuelles adaptations possibles, espace plus calme, télétravail partiel, réduction des interruptions, ou organisation des tâches permettant plus de concentration.

Les juges, en cas de litige, ne se limitent pas au modèle d’organisation choisi par l’entreprise. Ils analysent concrètement si les conditions de travail ont eu un impact sur la santé du salarié, et si des mesures d’adaptation raisonnables auraient pu être mises en place. Ce qui compte, ce n’est pas uniquement la politique interne de l’entreprise, mais ses effets réels sur les travailleurs.

Dans les situations de tdah,  cette question devient particulièrement sensible, car il ne s’agit pas d’un manque de volonté ou d’implication, mais d’un fonctionnement cognitif qui peut être fortement perturbé par les environnements trop stimulants. L’absence totale d’adaptation, lorsqu’elle est possible, peut alors être juridiquement discutée au regard de l’obligation générale de prévention.

Le droit du travail ne remet pas en cause le choix de l’organisation, mais il impose une limite, celle de la protection effective de la santé des salariés. Et lorsque l’environnement de travail devient un facteur d’aggravation des difficultés, la question de l’adaptation ne peut plus être ignorée.

Au fond, la vraie question n’est pas seulement (open space ou pas),  mais plutôt, est-ce que cet environnement permet réellement à tous les salariés de travailler dans des conditions compatibles avec leur santé et leur fonctionnement ?

Gigi Tdah 😉 

 

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Tdah et performance au travail

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah et performance au travail, peut-on être sanctionné pour (manque d’efficacité) ?. P1

Dans le monde du travail, beaucoup de situations liées au tdah sont encore interprétées à travers un prisme uniquement basé sur la performance visible. On parle de (manque d’efficacité), de (désorganisation), (d’oubli des consignes) ou de (résultats insuffisants) . Pourtant, ces éléments peuvent aussi être l’expression d’un fonctionnement cognitif différent, qui impacte la manière de travailler sans remettre en cause les compétences de la personne.

Le tdah peut notamment entraîner des difficultés de concentration soutenue, une gestion du temps fluctuante, une surcharge mentale rapide, ou encore une tendance à se disperser dans des environnements très sollicitants. Dans un cadre professionnel classique, ces particularités peuvent être perçues comme des manquements, alors qu’elles relèvent parfois d’un besoin d’adaptation de l’organisation du travail.

Sur le plan juridique, une sanction disciplinaire ne peut pas être prise de manière arbitraire. L’article L1331-1 du Code du travail définit la sanction comme toute mesure prise par l’employeur à la suite d’un agissement du salarié considéré comme fautif. Cela signifie que l’employeur doit pouvoir identifier un comportement fautif réel, et non simplement une insuffisance de résultats ou une difficulté d’exécution.

Cette distinction est essentielle, car le droit du travail différencie clairement la faute disciplinaire de l’insuffisance professionnelle. L’insuffisance professionnelle renvoie à une incapacité à atteindre les objectifs malgré des moyens normaux, sans intention fautive. Elle ne relève pas automatiquement du disciplinaire et ne peut pas être sanctionnée comme une faute sans analyse approfondie.

Dans les situations liées au tdah, la frontière devient encore plus sensible. Une baisse de performance ou des difficultés d’organisation ne peuvent pas être interprétées automatiquement comme un comportement fautif. Les juges prud’homaux examinent toujours le contexte global, les objectifs fixés, les moyens donnés au salarié, l’accompagnement proposé, ainsi que les éventuelles possibilités d’adaptation du poste. Ce point est central, une sanction basée uniquement sur des résultats, sans prise en compte des conditions de travail réelles, peut être fragilisée juridiquement. Les juridictions vérifient si l’employeur a agi de manière proportionnée et individualisée, ou s’il s’est limité à constater des performances sans analyser les causes possibles des difficultés rencontrées.

Dans les faits, les difficultés liées au tdah commencent souvent de manière progressive. Des oublis, des retards, une charge mentale plus difficile à gérer ou une désorganisation ponctuelle peuvent entraîner des remarques, puis des avertissements, et parfois une dégradation de la relation professionnelle. Le risque est alors de transformer une difficulté d’adaptation en reproche disciplinaire, sans que la question de fond soit réellement posée, celle de l’adéquation entre le poste, son organisation et le fonctionnement cognitif du salarié.

Le droit du travail n’impose pas de (tolérer) toutes les difficultés, mais il impose une analyse objective et individualisée des situations. Une sanction ne peut être valable que si elle repose sur des faits précis, établissant un comportement fautif, et non sur une simple appréciation globale de la performance.

Au fond, la question juridique n’est donc pas uniquement celle de l’efficacité, mais celle de l’équilibre entre les exigences du poste et la réalité du fonctionnement de la personne. Et c’est précisément dans cet espace que se joue la frontière entre gestion normale des performances et risque de dérive disciplinaire.

Gigi Tdah 😉 

 

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Tdah & Handicap et discrimination

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

TDAH & HANDICAP DISCRIMINATION, HARCÈLEMENT…CE QUE DIT LA LOI.

 

En France, dès lors que le tdah est reconnu comme un handicap (ou même simplement établi médicalement avec un impact réel), il entre dans le champ de protection contre les discriminations. Cette protection ne concerne pas uniquement le travail, elle s’applique aussi à la vie quotidienne, aux relations sociales, au logement, à l’accès aux services et même au cadre familial dans certaines situations.

Le fondement juridique est clair.

 l’article 225-1 du Code pénal www.legifrance.gouv.fr

Définit la discrimination comme toute distinction opérée entre des personnes physiques sur la base notamment de leur état de santé ou de leur handicap. Le tdah, en tant que trouble du neurodéveloppement, entre pleinement dans ce cadre dès lors qu’il a un impact fonctionnel reconnu ou objectivable.

Les sanctions sont prévues par l’article 225-2 du Code pénal toute discrimination avérée peut être punie de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Cela concerne par exemple, un refus d’embauche, un licenciement abusif, un refus de location, un refus d’accès à un service, ou encore des traitements défavorables liés au handicap.

Dans le cadre du travail, la loi va encore plus loin. L’employeur a une obligation d’aménagement raisonnable pour les personnes en situation de handicap. Cela signifie qu’il doit adapter le poste si nécessaire (organisation, horaires, outils…). Le non-respect de cette obligation peut être considéré comme une discrimination. Cette obligation est encadrée notamment par le Code du travail (article L5213-6).

Le harcèlement est également sanctionné. L’article 222-33-2-2 du Code pénal définit le harcèlement moral comme des propos ou comportements répétés ayant pour effet une dégradation des conditions de vie ou de travail. Lorsqu’il est lié à un handicap (comme le dît), il peut devenir une circonstance aggravante et basculer dans une logique de discrimination pénale.

Concrètement, cela inclut.

Remarques répétées sur les difficultés liées au tdah. Mise à l’écart ou isolement. Pression excessive ou exigences inadaptées. Refus d’aménagement malgré une reconnaissance. (RQTH par exemple) Humiliation ou dévalorisation liée aux troubles.

Ces situations peuvent exister au travail, mais aussi dans la vie personnelle (famille, voisinage, entourage), dès lors qu’elles deviennent répétées et dégradantes. En cas de problème, plusieurs recours existent. Il est possible de saisir le Défenseur des droits www.defenseurdesdroits.fr

Constituer un dossier avec preuves (mails, témoignages, certificats médicaux), et d’engager une procédure soit devant le conseil de prud’hommes (pour le travail), soit au pénal. Un point essentiel à retenir, la protection ne dépend pas uniquement de la reconnaissance mdph. Même sans reconnaissance officielle, une personne peut être protégée si son état de santé (comme un tdah diagnostiqué) est à l’origine du traitement injuste.

La loi française protège clairement les personnes atteintes de tdah contre toute forme de discrimination ou de harcèlement. Les sanctions sont réelles et peuvent être lourdes. Mais pour être efficace, cette protection repose sur un élément clé, la capacité à prouver les faits et à documenter les situations. Le tdah n’est pas juste un trouble invisible, juridiquement, c’est un motif protégé. Toute dérive peut engager des responsabilités pénales.

Gigi Tdah 😉

 

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Concilier Tdah et Travail

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

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Droit du travail

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Les Droits au Travail.Comprendre la Protection Contre la Discrimination des Troubles Invisibles.

 

En France, le Code du travail, actualisé jusqu’en 2024-2025, garantit une protection forte contre la discrimination liée aux troubles invisibles.

Les articles L.1132-1 et L.5213-6 du Code du travail, issus du décret de 1983 et actualisés par les lois de 2024, interdisent toute discrimination fondée sur l’état de santé ou le handicap.

Ces dispositions obligent l’employeur à proposer des aménagements raisonnables, sous peine de sanctions pénales, prévues par l’article 225-1 du Code pénal, avec jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

La reconnaissance en tant que travailleur handicapé (RQTH) est un dispositif clé, reconnu par la loi depuis les ordonnances de 2005, et consolidé par les textes de 2024. Une fois obtenue, elle impose à l’employeur de s’adapter à votre situation.

Vos obligations consistent à signaler votre handicap par écrit, de préférence en courrier recommandé avec accusé de réception, avec un certificat médical. L’employeur, lui, doit répondre par écrit, sous un délai raisonnable de deux mois, afin de motiver ses refus ou ajustements.

En cas de non-respect, vous disposez de cinq ans pour saisir le Défenseur des droits ou les prud’hommes, et demander des dommages-intérêts pour non-respect de ces obligations. Ainsi, la transparence, les preuves écrites, et la vigilance sont vos meilleures armes pour faire respecter vos droits face à un employeur.

Gigi Tdah 😉 

 

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Guide éligible Mdph

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

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Mdph Tdah, comment revenir à une reconnaissance.

Publié le par Gigi Tdah

Mdph Tdah, comment revenir à une reconnaissance.

MDPH & TDAH.Comment obtenir une reconnaissance officielle en 2025–2026.

 

En France, la reconnaissance du tdah comme handicap repose sur la loi n°2005-102 du 11 février 2005. www.legifrance.gouv.fr

 qui définit le handicap comme toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société. Le tdah, en tant que trouble du neurodéveloppement, peut donc entrer dans ce cadre, mais attention la reconnaissance n’est jamais automatique. Ce n’est pas le diagnostic en lui-même qui est reconnu, mais son impact réel, durable et significatif sur la vie quotidienne.

Avant toute demande mdph, il est essentiel de passer par une phase de diagnostic. Celui-ci est généralement posé par un psychiatre (référence principale), mais peut aussi impliquer un neurologue.Tout deux spécialisés. Le diagnostic repose sur un entretien clinique approfondi, des échelles d’évaluation diva 5, un outil structuré utilisé principalement par les psychiatres. Le neurologue, lui, intervient plutôt en complément, notamment pour écarter d’autres causes neurologiques et affiner l’analyse globale.

 

Concernant le bilan neuropsychologique, beaucoup pensent qu’il est obligatoire, mais ce n’est pas exact. Selon les recommandations de la HAS www.has-sante.fr. Il n’est pas obligatoire mais fortement recommandé, notamment dans les situations complexes ou les diagnostics tardifs. Un certificat médical bien rédigé peut suffire, à condition qu’il détaille précisément le retentissement du tdah sur la vie quotidienne. Toutefois, un bilan neuropsychologique reste un atout majeur pour renforcer le dossier.

La procédure mdph commence par la constitution d’un dossier via le formulaire officiel. www.service-public.fr.

Ce dossier doit inclure un certificat médical récent (idéalement moins de 6 mois), un diagnostic ou une suspicion argumentée, un projet de vie (élément souvent déterminant), ainsi que les pièces administratives classiques. Le projet de vie est crucial, il doit expliquer concrètement les difficultés rencontrées au quotidien (désorganisation, fatigue cognitive, oublis, difficultés professionnelles ou sociales, etc.). Une fois le dossier déposé, il est analysé par une équipe pluridisciplinaire qui évalue l’impact du trouble sur l’autonomie, la vie professionnelle, sociale et personnelle.

 

Ensuite, la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) prend une décision. Elle peut accorder différents droits comme la RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé), la PCH (prestation de compensation du handicap), l’AAH ou encore des aménagements scolaires ou professionnels. Mais elle peut aussi refuser si l’impact est jugé insuffisant. Ce qui fait réellement la différence dans un dossier, ce n’est pas uniquement le diagnostic, mais la description concrète des difficultés. Il faut démontrer un retentissement durable, incapacité à maintenir un emploi, désorganisation majeure, fatigue mentale importante, difficultés relationnelles ou sociales.

 

Plus le lien entre le trouble et les conséquences est clair, plus le dossier est solide. La pch peut être particulièrement utile dans le cadre du dît, car elle permet de financer des aides humaines (accompagnement dans l’organisation), des outils ou des solutions de compensation cognitive.

 

La rqth est un levier essentiel pour le travail, elle permet d’obtenir des aménagements de poste, des horaires adaptés, une meilleure protection face à l’emploi et un accès à des dispositifs spécifiques. Avoir un tdah ne suffit pas pour obtenir une reconnaissance mdph. Ce qui compte, c’est l’impact réel sur la vie quotidienne. On peut avoir un diagnostic et être refusé, comme on peut être reconnu avec un dossier bien construit. La clé reste donc la qualité du dossier, la précision du certificat médical et la capacité à démontrer concrètement les difficultés. Le tdah est aujourd’hui reconnu dans le cadre du handicap en France, mais il faut savoir défendre son dossier. Ce n’est pas une question d’étiquette, c’est une question de vécu.

Gigi Tdah 😉

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