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Tdah & Handicap et discrimination

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

TDAH & HANDICAP DISCRIMINATION, HARCÈLEMENT…CE QUE DIT LA LOI.

 

En France, dès lors que le tdah est reconnu comme un handicap (ou même simplement établi médicalement avec un impact réel), il entre dans le champ de protection contre les discriminations. Cette protection ne concerne pas uniquement le travail, elle s’applique aussi à la vie quotidienne, aux relations sociales, au logement, à l’accès aux services et même au cadre familial dans certaines situations.

Le fondement juridique est clair.

 l’article 225-1 du Code pénal www.legifrance.gouv.fr

Définit la discrimination comme toute distinction opérée entre des personnes physiques sur la base notamment de leur état de santé ou de leur handicap. Le tdah, en tant que trouble du neurodéveloppement, entre pleinement dans ce cadre dès lors qu’il a un impact fonctionnel reconnu ou objectivable.

Les sanctions sont prévues par l’article 225-2 du Code pénal toute discrimination avérée peut être punie de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Cela concerne par exemple, un refus d’embauche, un licenciement abusif, un refus de location, un refus d’accès à un service, ou encore des traitements défavorables liés au handicap.

Dans le cadre du travail, la loi va encore plus loin. L’employeur a une obligation d’aménagement raisonnable pour les personnes en situation de handicap. Cela signifie qu’il doit adapter le poste si nécessaire (organisation, horaires, outils…). Le non-respect de cette obligation peut être considéré comme une discrimination. Cette obligation est encadrée notamment par le Code du travail (article L5213-6).

Le harcèlement est également sanctionné. L’article 222-33-2-2 du Code pénal définit le harcèlement moral comme des propos ou comportements répétés ayant pour effet une dégradation des conditions de vie ou de travail. Lorsqu’il est lié à un handicap (comme le dît), il peut devenir une circonstance aggravante et basculer dans une logique de discrimination pénale.

Concrètement, cela inclut.

Remarques répétées sur les difficultés liées au tdah. Mise à l’écart ou isolement. Pression excessive ou exigences inadaptées. Refus d’aménagement malgré une reconnaissance. (RQTH par exemple) Humiliation ou dévalorisation liée aux troubles.

Ces situations peuvent exister au travail, mais aussi dans la vie personnelle (famille, voisinage, entourage), dès lors qu’elles deviennent répétées et dégradantes. En cas de problème, plusieurs recours existent. Il est possible de saisir le Défenseur des droits www.defenseurdesdroits.fr

Constituer un dossier avec preuves (mails, témoignages, certificats médicaux), et d’engager une procédure soit devant le conseil de prud’hommes (pour le travail), soit au pénal. Un point essentiel à retenir, la protection ne dépend pas uniquement de la reconnaissance mdph. Même sans reconnaissance officielle, une personne peut être protégée si son état de santé (comme un tdah diagnostiqué) est à l’origine du traitement injuste.

La loi française protège clairement les personnes atteintes de tdah contre toute forme de discrimination ou de harcèlement. Les sanctions sont réelles et peuvent être lourdes. Mais pour être efficace, cette protection repose sur un élément clé, la capacité à prouver les faits et à documenter les situations. Le tdah n’est pas juste un trouble invisible, juridiquement, c’est un motif protégé. Toute dérive peut engager des responsabilités pénales.

Gigi Tdah 😉

 

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