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Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.

Publié le par Gigi Tdah

Notice de Concerta, quand l'information réglementaire, entretient plus la peur qu'elle n'explique le médicament.

 

🔸En relisant attentivement la notice de Concerta LP, il y a plusieurs incohérences ou manques qui méritent d'être soulignés.

▪️La première est que la notice affirme que le comprimé est (à libération prolongée ), sans expliquer réellement comment il fonctionne. Pourtant, Concerta utilise un système osmotique sophistiqué (oros) qui libère progressivement le méthylphénidate pendant plusieurs heures grâce à une membrane semi-perméable et une micro-ouverture. Cette technologie explique aussi pourquoi l'enveloppe du comprimé peut être retrouvée intacte dans les selles. Cette information essentielle est quasiment absente.

🔸 Autre point étonnant, la notice met fortement en garde contre l'alcool, mais sans distinguer une consommation importante de la présence de très faibles quantités d'alcool dans certains médicaments ou aliments. Le message est volontairement simplifié pour des raisons de sécurité, mais il manque de nuance.

▪️La composition mentionne également la présence de dioxyde de titane (E171). Cet additif est interdit dans l'alimentation en Europe depuis 2022 en raison d'incertitudes sur sa sécurité à long terme, mais il reste autorisé dans certains médicaments. La notice n'explique pas cette différence réglementaire, ce qui peut légitimement surprendre.

🔸 Concernant les effets indésirables, la notice énumère de très nombreux risques, parfois impressionnants, psychose, hallucinations, idées suicidaires, troubles cardiaques, mort subite... Tous ces effets sont connus et doivent être mentionnés, mais la notice n'insiste pas suffisamment sur un point essentiel, la plupart sont rares ou très rares, et la majorité des patients ne les développeront jamais. Sans cette mise en perspective, le lecteur peut avoir une perception disproportionnée du risque.

🔸Même constat pour les risques cardiovasculaires. La notice insiste beaucoup sur les complications graves, mais explique peu que, chez une personne sans maladie cardiaque connue, le méthylphénidate provoque le plus souvent seulement une légère augmentation de la fréquence cardiaque ou de la tension artérielle, justifiant une simple surveillance médicale.

🔸 La notice affirme que le médicament (augmente l'activité de certaines parties du cerveau). Cette phrase est exacte, mais très incomplète. Elle ne précise pas que le méthylphénidate agit principalement en bloquant la recapture de la dopamine et de la noradrénaline, ce qui améliore les fonctions attentionnelles et le contrôle des impulsions.

Enfin, certains conseils pratiques sont absents ou insuffisamment expliqués. La notice indique qu'il ne faut jamais casser ou écraser le comprimé, mais sans préciser que cela détruit complètement le système de libération prolongée.

🔸 Elle ne parle quasiment pas du phénomène de (rebond)en fin de journée, des différences avec les autres formes de méthylphénidate, ni des facteurs pouvant modifier la perception de l'efficacité du traitement (sommeil, stress, alimentation, etc.).

▪️Cette notice est réglementairement correcte, mais elle reste très pauvre sur le plan pédagogique. 

▪️Elle informe des risques, comme la loi l'exige, sans toujours donner le contexte permettant de comprendre leur fréquence réelle ou le fonctionnement du médicament.

▪️Le résultat est une notice qui peut inquiéter davantage qu'elle n'aide à comprendre.

Gigi Tdah 😉

 

Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.

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Arynta

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Arynta.Une solution liquide de lisdexamfétamine approuvée aux États-Unis (information).

Le 16 juin 2025, la Fda a approuvé Arynta, une solution orale à base de lisdexamfétamine, pour le traitement du tdah chez les enfants à partir de 6 ans et les adultes. Le lancement sur le marché américain est prévu pour mi-2026. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site de la Fda.

https://www.fda.gov

Ou le site d'Azurity Pharmaceuticals. Les études ont montré des effets positifs, avec une durée d’action jusqu’à 13 heures chez les enfants et 14 heures chez les adultes, facilitant l’administration, notamment chez les plus jeunes.

Cependant, comme tout stimulant, des effets indésirables peuvent survenir, notamment des troubles du sommeil, une perte d’appétit ou un risque de dépendance. À ce stade, il est essentiel de préciser que cette approbation est uniquement aux États-Unis, et aucune mise sur le marché n’a été validée en France. Ce post a un but purement informatif.

Gigi Tdah 😉

 

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Xurta

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Xurta (Lisdexamphétamine) Tdah, un décryptage scientifique et réglementaire.

 

Le 8 octobre 2025, la (has) a rendu un avis favorable au remboursement de xurta (lisdexamphétamine), un médicament psychostimulant indiqué dans la prise en charge du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (tdah) chez les enfants de 6 ans et plus ainsi que chez les adultes, en cas d’échec ou d’intolérance au méthylphénidate.

🔸️ Bien que cet avis semble, à première vue, une avancée thérapeutique, une analyse minutieuse du document révèle une série d’anomalies scientifiques, méthodologiques, réglementaires et rédactionnelles qui remettent en cause sa rigueur et sa cohérence. Ces lacunes soulèvent des questions sur la fiabilité des conclusions et sur les risques potentiels pour les patients. Voici une exploration détaillée de ces problèmes, expliqués de manière claire et accessible.

🔸️Les données d’éfficacité sont trop limitées pour justifier un positionnement en 2ème Intention.

L’un des premiers problèmes majeurs de cet avis réside dans la faiblesse des preuves scientifiques sur lesquelles il s’appuie. Les études cliniques fournies par le laboratoire hac pharma pour étayer l’efficacité de xurta sont exclusivement à court terme, avec une durée maximale de 9 semaines pour les enfants et 10 semaines pour les adultes.

🔸️Or, le tdah est un trouble chronique qui nécessite un traitement prolongé, parfois sur plusieurs années. L’absence de données sur l’efficacité et la tolérance au-delà de quelques semaines rend impossible une évaluation complète des bénéfices à long terme du médicament. Comment peut-on recommander un traitement pour une pathologie chronique sans savoir s’il reste efficace ou sûr après plusieurs mois, voire plusieurs années ?.

🔸️Les études présentées excluent systématiquement les patients présentant des comorbidités psychiatriques (comme les troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires). Pourtant, la littérature scientifique montre que 50 à 85 % des adultes atteints de tdah souffrent d’au moins une comorbidité psychiatrique. Cette exclusion massive fausse complètement les résultats, les patients inclus dans les essais cliniques ne sont pas représentatifs de la population réelle qui utilisera le médicament.

🔸️Les conclusions tirées de ces études ne peuvent pas être généralisées à l’ensemble des patients tdah, ce qui pose un risque réel de sous-estimation des effets indésirables ou de surestimation de l’efficacité. Un autre point troublant concerne les critères d’évaluation utilisés. Dans l’étude comparative entre la lisdexamphétamine et l’atomoxétine (Dittmann et al., 2013), le critère principal était le délai de réponse clinique, mesuré par le score CGI-I (Clinical Global Impression-Improvement).

🔸️Or, le cgi-1est un outil non spécifique au tdah, qui évalue de manière globale l’amélioration du patient sans se concentrer sur les symptômes propres au trouble. La has elle-même reconnaît que la pertinence clinique de ce critère est discutable. Utiliser un tel outil comme critère principal pour évaluer l’efficacité d’un traitement contre le tdah revient à mesurer l’impact d’un médicament contre l’hypertension en se basant uniquement sur le bien-être général du patient, sans tenir compte de sa tension artérielle. C’est scientifiquement peu rigoureux. Et c’est peut-être le plus préoccupant, aucune étude ne démontre une supériorité claire de la lisdexamphétamine par rapport au méthylphénidate, qui reste le traitement de référence du tdah.

🔸️Dans l’étude de newcorn et al. (2017), qui comparait la lisdexamphétamine au méthylphénidate à libération prolongée chez des adolescents, aucune différence significative n’a été observée sur le score adhd-rs (l’échelle de référence pour évaluer les symptômes du tdah) après 8 semaines de traitement lorsque la lisdexamphétamine était administrée à dose optimisée. Pourtant, le médicament est positionné comme une alternative en cas d’échec du méthylphénidate. Cette contradiction est incompréhensible, comment justifier l’utilisation d’un médicament en 2ème intention si on ne prouve pas qu’il est meilleur que le traitement de première intention ?

🔸️L’avis de la has contient des contradictions internes qui rendent ses recommandations peu crédibles. La plus flagrante concerne l’évaluation du service médical rendu (smr) et de l’amélioration du service médical rendu (asmr). Le smr est évalué comme modéré. Cela signifie que le médicament apporte un bénéfice certain, mais limité, dans la prise en charge du tdah. Pourtant, l asmr est classée 5, c’est-à-dire aucune amélioration par rapport aux traitements déjà disponibles (comme le méthylphénidate).

🔸️Or, par définition, un smr modéré implique que le médicament a une utilité clinique, tandis qu’un asmr 5 signifie qu’il n’apporte rien de plus que ce qui existe déjà. Comment un médicament peut-il être à la fois utile (smr modéré) et ne pas améliorer la prise en charge (asmr 5) ?.Cette incohérence suggère que les critères d’évaluation n’ont pas été appliqués de manière cohérente.Malgré ce doute sur l’amélioration réelle, la has propose un taux de remboursement de 30 %. Traditionnellement, en france, un asmr 5 justifie un remboursement minimal (15 %), voire un refus de remboursement. Un taux de 30 % est généralement réservé aux médicaments apportant une amélioration modérée (asmr 3 ou 4).

🔸️Le statut même de xurta pose problème. Le document précise que xurta est un (eurogénérique) de elvanse, un autre médicament à base de lisdexamphétamine. Or, elvanse n’a jamais obtenu d’Autorisation de mise sur le marché (amm) en France, il n’est disponible que dans le cadre d’une autorisation d’accès compassionnel (aac), c’est-à-dire pour des cas très spécifiques où aucun autre traitement n’est disponible. Un générique ne peut exister que si le produit de référence a une amm valide. Ici, ce n’est pas le cas. Cette anomalie réglementaire soulève des questions sur la légitimité même de l’amm de xurta, obtenue par reconnaissance mutuelle en janvier 2025 sans évaluation nationale approfondie.

🔸️Les conditions de prescription. La has rappelle que la lisdexamphétamine est un stupéfiant, avec un potentiel élevé de détournement et d’abus. Pourtant, les règles de prescription sont étonnamment souples. La prescription initiale annuelle est réservée aux spécialistes (neurologues, psychiatres, pédiatres).

Mais les renouvellements intermédiaires (tous les 28 jours) peuvent être faits par tout médecin, y compris les généralistes. C’est incohérent. Si le risque de détournement est si élevé, pourquoi permettre à des médecins non spécialisés de renouveler l’ordonnance ?.

🔸️Le plan de gestion des risques (pgr) lui-même admet des lacunes majeures.

🔹️Aucune donnée sur la sécurité chez la femme enceinte ou allaitante.

🔹️Aucune donnée chez les personnes âgées.

🔹️Aucune donnée sur la sécurité à long terme, notamment concernant les risques cardiovasculaires et cérébrovasculaires.

🔹️Aucune étude sur les effets sur la fertilité.

🔸️Des problèmes de rédaction et de structure qui nuisent à la clarté

Au-delà des problèmes scientifiques et réglementaires, le document souffre de défauts de forme qui nuisent à sa lisibilité et à sa crédibilité

🔹️Répétitions inutiles. Les conditions de prescription (prescription initiale annuelle réservée aux spécialistes, renouvellements possibles par tout médecin, etc.) sont répétées à cinq reprises dans le document (pages 1, 5, 34, 35 et 43). Cela donne l’impression d’un manque de relecture et d’une rédaction hâtive.

🔹️Incohérences terminologiques.Le terme (staturo-pondéral) est parfois écrit avec un trait d’union, parfois sans. De même, "méthylphénidate" est parfois précisé comme méthylphénidate lp (à libération prolongée), parfois non, sans logique apparente. Ces variations nuisent à la précision du document.

🔹️Erreurs de typographie. On trouve par exemple (éxecutives) au lieu de (exécutives) dans la description d’une étude chez l’adulte. Ces erreurs, bien que mineures, affaiblissent la crédibilité d’un document officiel.

🔹️Problèmes de formatage. Certaines tables (comme celles listant les comparateurs cliniquement pertinents) sont mal alignées, avec des colonnes désorganisées et des polices variables, ce qui rend leur lecture difficile.

🔸️L’avis de la has sur le xurta ne répond pas aux standards scientifiques et réglementaires attendus pour un médicament destiné au tdah.

Gigi Tdah 😉

 

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Tdah et Quviviq

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Le Quviviq (daridorexant), est un antagoniste double des récepteurs de l’orexine (OX1R et OX2R), représentant une innovation majeure dans la pharmacologie du sommeil et ouvrant des perspectives dans la compréhension du tdah.

Contrairement aux hypnotiques GABAergiques classiques, il agit en inhibant spécifiquement le système orexinergique, un réseau neuronal central impliqué dans le maintien de l’éveil et l’activation des systèmes monoaminergiques (dopamine, noradrénaline, sérotonine). Cette modulation permet une induction du sommeil plus physiologique, sans altération majeure de l’architecture du sommeil ni sédation résiduelle importante.

Le rôle central de l’orexine dans la régulation de l’éveil est bien documenté. Ce système projette vers de multiples régions cérébrales impliquées dans la vigilance, la motivation et le contrôle exécutif. En condition physiologique, l’activité orexinergique augmente durant la journée et diminue la nuit. Une hyperactivité de ce système est associée à un état d’hyper-éveil chronique, caractéristique des troubles de l’insomnie.

Les essais cliniques de phase 3 ont montré que le daridorexant améliore significativement la latence d’endormissement et le maintien du sommeil, avec un profil de tolérance favorable et peu d’effets résiduels diurnes.

Dans le contexte du tdah, un nombre croissant de travaux suggère que le trouble ne se limite pas à un déficit attentionnel isolé, mais correspond à une dysrégulation globale des états d’éveil et des réseaux neuronaux. Des études en neuroimagerie et en électrophysiologie montrent des altérations des réseaux oscillatoires et de la régulation attentionnelle, avec une variabilité accrue de l’activation cérébrale et une instabilité des états cognitifs.

Cette instabilité pourrait être liée à une mauvaise régulation des systèmes d’éveil, dans lesquels l’orexine joue un rôle pivot. C’est dans ce cadre que le daridorexant suscite un intérêt croissant. Bien qu’il ne soit pas un traitement du tdah à proprement parler, plusieurs études en cours explorent ses effets sur les fonctions cognitives et émotionnelles.

Par ailleurs, des protocoles récents investiguent l’utilisation du daridorexant dans des populations présentant des troubles neuropsychiatriques plus larges. Par exemple, l’essai Daridorexant for Alzheimer's disease prevention, explore l’effet du médicament sur la cognition, l’inflammation cérébrale et la clairance des protéines neurotoxiques.

Les auteurs suggèrent que l’amélioration du sommeil via le système orexinergique pourrait avoir des effets indirects sur les fonctions cognitives globales. Ce type d’approche renforce l’idée que le daridorexant agit sur un mécanisme transversal, impliqué dans plusieurs pathologies neuropsychiatriques.

Sur le plan mécanistique, une hypothèse intégrative peut être proposée, une hyperactivation du système orexinergique entraînerait un état d’hyper-éveil chronique, perturbant le sommeil et induisant une fatigue cognitive. Cette fatigue, combinée à une dysrégulation dopaminergique, contribuerait aux symptômes du tdah. En bloquant les récepteurs de l’orexine, le daridorexant pourrait restaurer une dynamique veille-sommeil plus stable, réduisant l’hyper-éveil nocturne et améliorant indirectement les performances attentionnelles diurnes.

Ce modèle est cohérent avec les données pharmacologiques montrant que le daridorexant agit en réduisant les signaux d’éveil plutôt qu’en induisant une sédation globale.

Mais, il est essentiel de souligner que les preuves actuelles restent indirectes. Aucune étude à ce jour ne démontre de manière formelle une efficacité du daridorexant sur les symptômes centraux du tdah. Les données disponibles concernent principalement l’insomnie et les fonctions cognitives générales.

Néanmoins, les essais en cours, notamment ceux explorant les effets sur la cognition et les troubles neurodéveloppementaux, pourraient permettre de mieux comprendre le rôle du système orexinergique dans la physiopathologie du tdah et d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Pour finir, , le daridorexant illustre un changement de paradigme,  au lieu de cibler directement les neurotransmetteurs impliqués dans l’attention, comme le font les psychostimulants, il agit sur la régulation fondamentale de l’éveil. Cette approche pourrait s’avérer particulièrement pertinente dans le tdah, où la dysrégulation des états d’éveil constitue un élément central mais souvent sous-estimé.

Gigi Tdah 😉

https://www.psychiatrywiki.org/daridorexant.php?utm_

https://www.isrctn.com/ISRCTN63918057?utm_

https://ctv.veeva.com/study/dual-orexin-antagonism-and-emotion-and-affective-processing-study?utm_

https://www.japantechnologyjournal.com/article/746011108-nxera-pharma-receives-approval-of-quviviq-daridorexant-25-and-50-mg-in-japan-for-the-treatment-of-insomnia?utm_

 

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Tdah et Méthylphénidate

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Méthylphénidate, du laboratoire à l’usage médical, le stimulant qui change le cerveau.

 

Le méthylphénidate est un psychostimulant du système nerveux central utilisé depuis des décennies dans le traitement du tdah et parfois dans la narcolepsie. Son efficacité repose sur sa capacité à agir sur certains messagers chimiques du cerveau, les neurotransmetteurs, pour améliorer l’attention, réduire l’impulsivité et calmer l’agitation mentale.

Son origine et sa création.

Le méthylphénidate a été synthétisé pour la première fois en 1944 par le chimiste suisse Leandro Panizzon, travaillant pour les laboratoires Ciba‑Geigy à Bâle. Il s’intéressait à une molécule naturelle appelée phényléthylamine, présente dans le cerveau et certains aliments, connue pour augmenter la vigilance, la motivation et l’attention. Panizzon eut l’idée de modifier chimiquement la phényléthylamine pour créer un dérivé plus stable et mieux absorbable par le corps. Après plusieurs essais, il synthétisa le méthylphénidate, capable de stimuler le système nerveux central de manière contrôlée.

Pour tester la molécule, il la donna à sa femme, Rita, qui apprécia ses effets stimulants et énergisants. En hommage à elle, la molécule fut commercialisée sous le nom de Ritaline dans les années 1950.

Au départ, le méthylphénidate était utilisé pour lutter contre la fatigue, la dépression ou des troubles de concentration ponctuels.

A partir des années 1960, les médecins remarquèrent qu’il avait un effet particulièrement bénéfique chez les enfants hyperactifs ou distraits, capables grâce à lui de mieux se concentrer et de canaliser leur énergie. C’est ainsi que le méthylphénidate est devenu le traitement de référence du tdah d’abord chez l’enfant puis chez l’adulte.

La phényléthylamine : la molécule de base Le méthylphénidate est une phényléthylamine substituée. La phényléthylamine (PEA) agit comme neurotransmetteur ou neuromodulateur, régulant la dopamine et la noradrénaline, essentielles à la motivation, à l’attention et à l’humeur. C’est cette propriété stimulante qui a inspiré les chimistes, en modifiant sa structure pour créer le méthylphénidate, ils ont pu produire un stimulant stable, bien absorbé et ciblé, capable d’améliorer l’attention et le contrôle des impulsions sans provoquer d’euphorie excessive lorsqu’il est utilisé correctement.

Sa composition et forme.

Le méthylphénidate se présente souvent sous forme de chlorhydrate de méthylphénidate, une version stabilisée pour une absorption optimale. Il existe, en libération immédiate, pour un effet rapide mais de courte durée, en libération prolongée, pour un effet étalé sur la journée, pratique pour l’école ou le travail.

Effets positifs.

En agissant sur la dopamine et la noradrénaline, le méthylphénidate, améliore la concentration, réduit l’impulsivité et l’agitation, facilite l’organisation et la planification, procure une sensation de calme et de clarté mentale.

Chez certains adultes, il peut même réduire le risque de comportements addictifs, car le cerveau régulé n’a plus besoin de chercher des stimulants externes pour se sentir motivé et attentif.

Les effets secondaires et risques.

Comme tout stimulant, il comporte des risques, perte d’appétit, troubles du sommeil, irritabilité, maux de tête, et dans de rares cas, tension élevée ou rythme cardiaque accéléré. Le suivi médical est indispensable, et le dosage doit être ajusté individuellement.

Usage médical vs hors usage médical

Le méthylphénidate est classé comme stupéfiant à usage médical.

Usage légal uniquement sur prescription, avec suivi médical.

Usage détourné ou hors prescription, illégal, considéré comme drogue, sanctions sévères possibles (amendes, prison).

La distinction est claire.

Stimulant médical, encadré, dosage contrôlé, bénéfices thérapeutiques. Drogue hors médical = usage détourné, illégal et risque pour la santé.

Pour finir, l étude récente et actualité scientifique (2025‑2026)

Les recherches récentes continuent de montrer l’efficacité du méthylphénidate pour améliorer l’attention et la motivation chez les patients tdah. Les études de 2025‑2026 précisent que les bénéfices observés ne se limitent pas à la simple correction d’un déficit attentionnel : le médicament optimise l’éveil, la motivation et les circuits de récompense du cerveau. D’autres travaux mettent en évidence des marqueurs neuronaux prédisant la réponse au traitement, renforçant l’idée d’un usage personnalisé pour chaque patient.

Le méthylphénidate reste d’actualité et n’est pas obsolète, même si de nouvelles stratégies thérapeutiques et approches non médicamenteuses viennent compléter son usage pour un accompagnement plus global des patients.

Gigi Tdah😉

 

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