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Ce qui change avec la LFSS 2026.

Publié le par Gigi Tdah

Ce qui change avec la LFSS 2026. Explication des visuels et point sur vos remboursements.

 

🔸 Plusieurs visuels circulent actuellement concernant les changements apportés par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) 2026 pour les pharmacies. Pour que tout soit bien clair dans nos parcours de soin (notamment pour la gestion de nos prescriptions et traitements du tdah).

🔸 Allez-vous devoir payer la totalité de votre traitement si vous refusez le générique ?

▪️Non, rassurez-vous, vous ne paierez pas la totalité de votre traitement.

▪️Si vous choisissez de refuser le générique ou l'hybride pour conserver votre médicament d'origine (le « princeps » de marque) sans que votre médecin n'ait apposé une mention spécifique.

▪️La Sécurité sociale continue de prendre en charge votre traitement.

🔸Cependant, son remboursement n'est plus calculé sur le prix fort du produit de marque, mais strictement plafonné sur la base du prix du générique (ou hybride/biosimilaire) le plus cher.

▪️Vous n'avez donc à régler de votre poche que la différence de prix entre le médicament de marque et ce plafond fixé (ainsi que la part mutuelle habituelle).

🔸 Les deux documents partagés résument les réformes majeures votées pour l'officine et l'accès aux soins.

 ▪️Sur la première image (Rémunération, Exercice professionnel & Bio similaires).

▪️Médicaments & substitution, a partir du 1er septembre 2026, la substitution est accélérée.

▪️Les ordonnances devront de plus en plus indiquer la Dénomination Commune Internationale (DCI), c'est-à-dire le nom scientifique de la molécule (exem. Méthylphénidate) plutôt que la marque commerciale. 

🔸 La mention « non substituable » qu'un médecin peut rajouter sera beaucoup plus encadrée.

▪️De plus, le remboursement s'aligne désormais sur le tarif du générique/hybride/biosimilaire le plus cher.

▪️Nouveaux rôles du pharmacien, les pharmaciens auront une nouvelle mission rémunérée permettant d'évaluer et de prendre en charge directement certaines situations cliniques du quotidien.

▪️La vaccination contre la grippe devient obligatoire pour toute l'équipe officinale.

🔸Soutien financier aux pharmacies, les plafonds des remises commerciales des pharmaciens sont fixés (40 % pour génériques/hybrides, 20 % pour bio similaires). Des aides financières sont attribuées aux officines rurales ou en difficulté pour éviter les fermetures de proximité, avec la création de labels (Maisons France Santé).

🔸 Autres mesures pour les usagers , a compter du 1er janvier 2027, les médicaments prescrits par des médecins non conventionnés (secteur 3) ne seront plus du tout remboursés.

▪️Le texte prévoit également l'extension des tests de détection de la soumission chimique et une expérimentation hospitalière pour réutiliser certains médicaments non utilisés.

🔸 Vérifiez vos ordonnances, vos ordonnances porteront de plus en plus le nom de la molécule active.

▪️Échangez avec votre médecin ou psychiatre, si vous ne supportez pas un générique spécifique ou si une forme galénique particulière (libération prolongée spécifique) est indispensable à votre équilibre, parlez-en à votre prescripteur pour qu'il étudie si une justification médicale officielle de « non-substitution » est possible dans le cadre des nouvelles règles.

🔸Vos pharmaciens disposent désormais de prérogatives élargies pour vous conseiller et vous prendre en charge sur certains soins de premier recours.

▪️N'hésitez pas à demander conseil directement à votre pharmacien lors de votre renouvellement !

Gigi Tdah 😉

 

Ce qui change avec la LFSS 2026.

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Au 1er Septembre 2026.

Publié le par Gigi Tdah

🔸À partir du 1ᵉʳ septembre, pour conserver votre traitement d'origine (comme le Concerta) et éviter qu'il ne soit remplacé par un générique ou un hybride, pensez à bien vérifier votre ordonnance avant de sortir du cabinet !

🔸 Le médecin doit obligatoirement inscrire la mention N Cif (ou Non Cif)( juste à côté de la parenthèse sur l' ordonnance). Sans cette mention médicale spécifique, votre pharmacien aura l'obligation légale de vous délivrer le générique équivalent ou l hybride.

🔸 N'hésitez pas à poser la question à votre médecin lors de votre prochaine consultation pour anticiper le renouvellement !

Gigi Tdah 😉

 

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Quand la recherche de performance touche au drame, la vérité sur le méthylphénidate, pour les non tdah.

Publié le par Gigi Tdah

Quand la recherche de performance touche au drame, la vérité sur le méthylphénidate, pour les non tdah.

 

🔸L’épisode 8 du K-drama « Que ça vous serve de leçon ! » offre une plongée bouleversante dans le piège de la surperformance. À travers l'image tragique de cet élève effondré sur ses cahiers de mathématiques, où l'on découvre entre deux équations la mention « Je veux mourir » (죽고 싶다), la série met en lumière un fléau bien réel,l'usage détourné du méthylphénidate.

🔸Il est essentiel de faire la distinction entre la réalité clinique et le détournement dangereux. Pour les personnes réellement atteintes de tdah, ce traitement est un outil thérapeutique encadré qui aide à canaliser une souffrance quotidienne invisible.

▪️Mais lorsque cette molécule est consommée par "trip", pour le "kiff", ou détournée comme un simple dopant pour booster artificiellement ses capacités, le résultat est dévastateur.

▪️Prendre ces molécules sans en avoir besoin ne relève pas d'un jeu, cela peut entraîner de graves dépressions, des risques cardiaques majeurs et, dans les cas les plus extrêmes, s'avérer fatal.

🔸 Si cette série coréenne pousse le curseur à son maximum pour dénoncer le système hyper-compétitif des hagwons (académies privées) en Corée du Sud, le constat en France invite aussi à la vigilance.

🔸Chez nous, bien que le cadre médical et la délivrance du méthylphénidate soient strictement contrôlés (ordonnance sécurisée, prescription initiale hospitalière), le marché noir et la tentation des "drogues d'études" du terrain dans les milieux scolaires et universitaires.

🔸 Analyser ce feuilleton permet de sensibiliser sans dramatiser à outrance, tout en rappelant une vérité fondamentale, aucune note, aucun examen et aucun "trip" passager ne vaudront jamais la peine de risquer sa santé mentale ou sa vie.

▪️Soyons bienveillants avec ceux qui luttent, et restons vigilants face aux fausses solutions.

Gigi Tdah 😉

 

Quand la recherche de performance touche au drame, la vérité sur le méthylphénidate, pour les non tdah.
Quand la recherche de performance touche au drame, la vérité sur le méthylphénidate, pour les non tdah.

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L'arrêté du 20 juillet 2026.

Publié le par Gigi Tdah

L'arrêté du 20 juillet 2026 officialise l'inscription de plusieurs spécialités pharmaceutiques sur la liste des médicaments agréés aux collectivités, marquant une avancée notable avec l'arrivée sur le marché de nouvelles options thérapeutiques, notamment pour la prise en charge du tdah.

🔸 La grande nouveauté de ce texte réside dans l'arrivée du méthylphénidate Viatris Santé LP (dosages 18 mg, 36 mg et 54 mg), qui vient élargir l'offre de soins en tant que spécialité de référence alignée sur le Concerta LP. Cette introduction permet de formaliser clairement les conditions de remboursement prises en charge par l'assurance maladie, tant pour l'enfant de 6 ans et plus (lorsque les mesures correctives seules sont insuffisantes) que pour l'adulte.

▪️Pour ce dernier, l'accès au traitement est encadré par des critères précis, un impact fonctionnel modéré à sévère sur au moins deux composantes de la vie (professionnelle, universitaire, sociale ou familiale), des symptômes dont l'origine est établie dès l'enfance, et l'intégration du traitement au sein d'une prise en charge globale.

🔸 À la lecture de ce texte, quelques incohérences ou lourdeurs rédactionnelles se font ressentir, notamment à travers un léger redondant dans les alinéas réservés aux adultes qui formalisent la prise en charge globale et l'insuffisance des mesures correctives de manière un peu éclatée.

▪️Pour autant, ce cadre ne vient pas durcir les règles existantes mais rappelle le socle réglementaire strict qui s'applique à ces molécules, un parcours où l'instauration et la supervision doivent être menées par un médecin spécialisé, la prescription initiale annuelle restant strictement réservée aux neurologues, psychiatres ou pédiatres sur une ordonnance sécurisée limitée à 28 jours.

Gigi Tdah 😉

 

L'arrêté du 20 juillet 2026.

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La Mélatonine

Publié le par Gigi Tdah

Les 4 zones d'ombres de la mélatonine, ce que la science cache derrière le (bonbon miracle) pour les enfants tdah.

🔸 Derrière l'apparente formule magique des gommes à mâcher pour le sommeil se cache une réalité médicale beaucoup plus complexe, particulièrement pour un enfant vivant avec un tdah.
▪️La première grande zone d’ombre concerne le manque absolu de contrôle sur ce que contiennent réellement ces produits. Vendus comme de simples compléments alimentaires, ils échappent aux normes strictes de l'industrie pharmaceutique.

🔸Une étude rigoureuse publiée par le docteur Pieter Cohen dans le prestigieux journal médical américain JAMA a révélé une véritable loterie des dosages, après avoir analysé des dizaines de marques de gummies, les chercheurs ont découvert que 88 % des produits affichaient des étiquettes mensongères, avec des concentrations réelles en mélatonine oscillant de 74 % à 347 % de la dose annoncée. https://www.hcplive.com/view/unpredictable-amounts-of-melatonin-cbd-identified-in-kids-gummies. 
🔸 Cette variabilité expose les enfants à des surdosages massifs et totalement invisibles pour les parents. La présentation sous forme de friandise aromatisée aux fruits ouvre directement la porte à la deuxième zone d'ombre, le risque critique d'intoxication accidentelle, un danger démultiplié par l'impulsivité naturelle liée au tdah. 
▪️Un rapport officiel des Centers for Disease Control and Prevention (cdc) a démontré que les appels pour ingestion accidentelle de mélatonine chez les enfants ont bondi de 530 % en dix ans, propulsant cette hormone au rang de première cause d'appel pédiatrique aux urgences. Les détails alarmants de cette enquête et les cas d'hospitalisations associés sont détaillés dans le rapport du cdc. https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/71/wr/mm7122a2.htm.

🔸​ La troisième zone d'ombre touche au fonctionnement même du corps humain et au grand flou qui entoure le développement à long terme de l'enfant. La mélatonine n'est pas une plante ou un nutriment inoffensif, c'est un puissant messager hormonal. La communauté médicale internationale s'inquiète de l'absence totale de recul sur des prises quotidiennes s'étendant sur plusieurs années. Comme l'expliquent plusieurs comités de pédiatrie, l'apport continu d'une hormone externe sur un cerveau en pleine croissance pourrait théoriquement interférer avec le système endocrinien et perturber la régulation naturelle de la puberté ou de la croissance. Une mise au point récente sur ces incertitudes et sur la nécessité de privilégier les thérapies comportementales. https://www.contemporarypediatrics.com/view/melatonin-use-in-children-calls-for-caution-experts-say.

🔸 La quatrième zone d'ombre réside dans le piège de la dépendance psychologique et de l'effet rebond. En donnant ce produit chaque soir, on traite le symptôme du manque de sommeil sans jamais régler sa cause profonde, qui est souvent un décalage naturel de l'horloge biologique chez les profils tdah. Une étude de suivi à long terme menée spécifiquement sur des enfants atteints de tdah et publiée dans le Journal of pineal research a révélé un chiffre frappant, à l'arrêt du traitement, 92 % des enfants subissent un effet rebond massif, caractérisé par une réapparition immédiate et parfois aggravée de l'insomnie.  https://www.ovid.com/journals/jpinr/fulltext/10.1111/j.1600-079x.2009.00681.x~long-term-follow-up-of-melatonin-treatment-in-children-with.

🔸 En résumé, si la mélatonine reste un outil précieux sous contrôle médical strict avec une molécule à libération prolongée, son utilisation en vente libre sous forme de bonbon présente des zones d'ombres que la science commence à peine à chiffrer.
Gigi Tdah 😉

 

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Ritaline, l'art du grand n'importe quoi

Publié le par Gigi Tdah

L'art du grand n'importe quoi, quand les notices médicales dérapent en plein vol.

 

🔸Un sujet qui touche beaucoup d'entre nous ou nos enfants, les notices officielles de nos traitements. Vous savez, ce fameux bout de papier microscopique que l'on ne lit jamais parce qu'il fait la taille d'un drap de lit ? Eh bien, en épluchant de près l'une d'entre elles dans sa version mise à jour très récemment, le 13 avril 2026, j'ai découvert un festival d'incohérences, de copier-coller ratés et de contradictions flagrantes. ▪️Pour un traitement qui cible la concentration et la clarté d'esprit, on peut dire que les autorités de santé ont un sérieux déficit d'attention sur ce coup-là !

🔸Le sommet du ridicule est atteint à la toute fin du document. C'est tellement un fourre-tout rédigé par-dessus la jambe qu'ils n'ont même pas pris le soin de finir la notice !

▪️Le texte s'interrompt brutalement en bas de page sur un bandeau gris, coupant un mot en deux, ( ...le médecin, l'infirmière ou le pharmacien pourront t'aider. A qui dois-je poser des questions si je ne comprends pas quelque chose ? ).

🔸Et puis plus rien, le vide absolu, fin du document. Lancer une notice officielle sur le marché en oubliant carrément d'en écrire la fin, il fallait oser. Avant ce crash final, le document enchaîne déjà les aberrations. Le premier énorme point de friction concerne la manière même de prendre le traitement. D'un côté, la notice adopte un ton hyper strict en écrivant en toutes lettres que la gélule et son contenu ne doivent en aucun cas être écrasés, mâchés ou fractionnés.

▪️Mais l'encre est à peine sèche que le paragraphe suivant vous explique tranquillement la marche à suivre si vous ou votre enfant galérez à avaler, il faut alors ouvrir délicatement la gélule et saupoudrer les granules sur de la compote de pommes.

▪️Pour couronner le tout, la section spécialement rédigée pour les enfants en remet une couche en affirmant de manière catégorique qu'il faut (avaler ta gélule entière avec de l'eau) sans même évoquer l'option de l'ouvrir.

🔸 Si vous êtes un parent qui essaie de faire prendre son traitement à un enfant sélectif ou anxieux, bon courage pour vous y retrouver dans ces ordres totalement contradictoires ! Les équipes qui ont rédigé le document se prennent aussi les pieds dans le tapis sur le sujet ô combien sensible de la grossesse et de l'allaitement.

▪️Dans le corps du texte destiné aux adultes, on lit que la prise nécessite une discussion approfondie et une décision au cas par cas avec le médecin.

▪️Mais dès que l'on passe à la section (enfants et ados), le discours se transforme en une interdiction absolue et radicale, (Tu ne peux pas prendre ce médicament si tu es enceinte).

🔸Au-delà du fait que mélanger des consignes pédiatriques et des cas de grossesse dans un même bloc est très maladroit, ce grand écart médical est inutilement anxiogène pour les patientes concernées. Même confusion générale du côté de la santé mentale.

▪️La notice dresse d'abord une liste rouge des contre-indications psychiatriques majeures, comme la schizophrénie, les troubles bipolaires sévères ou les troubles de la personnalité, en interdisant formellement la prise du médicament. Pourtant, quelques pages plus loin, la notice pour enfants rétrograde ces mêmes contre-indications strictes en simples avertissements, expliquant qu'il faut simplement (en parler à ton médecin) si l'on se sent très déprimé ou instable. On passe d'un interdit absolu à une simple suggestion de discussion en l'espace de quelques paragraphes.

🔸 Pour couronner ce travail bâclé, le document comporte des mentions fantômes non remplies comme (à compléter ultérieurement par le titulaire). sous la date de révision, ou encore la mention standard (Sans objet) sous la liste des noms du médicament en Europe. On y trouve même des listings d'effets secondaires complètement mélangés, balançant la baisse de libido ou le poids (chez l'adulte) au milieu des avertissements destinés aux enfants. Cette notice est un modèle de ce qu'il ne faut pas faire en communication médicale. Entre les formulations qui se contredisent d'une page à l'autre, les oublis administratifs et une fin purement et simplement coupée à la hache, elle génère plus de doutes qu'elle n'apporte de réponses. Prenez soin de vous et, au moindre doute, fiez-vous toujours à l'avis en direct de votre médecin ou de votre psychiatre plutôt qu'à ces textes mal ficelés !

Gigi Tdah 😉

 

Ritaline, l'art du grand n'importe quoi
Ritaline, l'art du grand n'importe quoi
Ritaline, l'art du grand n'importe quoi
Ritaline, l'art du grand n'importe quoi
Ritaline, l'art du grand n'importe quoi
Ritaline, l'art du grand n'importe quoi

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L'autopsie du Quasym Lp30

Publié le par Gigi Tdah

L'autopsie du Quasym L.P. 30 mg, radiographie d'une notice entre rigueur thérapeutique et contradictions cliniques.

 

🔸 La notice médicale du Quasym L.P. 30 mg, répartie sur l'ensemble des documents fournis, s'ouvre sur un cadre d'utilisation clinique extrêmement strict et réglementé. Classé comme un psycho-analeptique et un psychostimulant d'action centrale sous le code ATC N06BA04, ce médicament est exclusivement indiqué pour le traitement du (tdah) chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 18 ans. Le texte initial insiste lourdement sur une approche thérapeutique globale, le traitement ne doit jamais être une solution isolée, mais doit impérativement s'intégrer à un programme de prise en charge psychologique, pédagogique et sociale.

▪️Il pose d'emblée une barrière d'âge absolue en précisant que le traitement n'est pas indiqué chez l'adulte ni chez l'enfant de moins de 6 ans, tout en tentant de rassurer les familles en rappelant que le tdah n'est pas le résultat d'un défaut d'éducation et que la molécule aide activement à stabiliser l'attention et à freiner l'impulsivité.

▪️Pourtant, c'est précisément sur cette définition de la substance active qu'émerge la première incohérence majeure du document, une contradiction à la fois chimique et textuelle qui perturbe la fluidité de la lecture.

▪️Dès l'en-tête principal, le produit est baptisé (Quasym L.P. 30 mg, gélule à libération modifiée ), une dénomination immédiatement complétée par la mention (Chlorhydrate de méthylphénidate).

▪️Pour le lecteur, l'association est directe, la gélule contient 30 mg de chlorhydrate. Or, en basculant à la toute fin du document dans la section consacrée à la composition quantitative, le texte se contredit de manière flagrante.

▪️Il y est stipulé que la substance active est le méthylphénidate pur à hauteur de 25,94 mg, présent sous forme de chlorhydrate de méthylphénidate pour une valeur équivalente à 30,00 mg.

▪️Cette distinction scientifique indispensable entre la base pure et son sel est totalement masquée par la formulation simpliste de l'en-tête, créant une confusion immédiate sur la masse réelle de principe actif ingérée.

🔸 Cette rigueur scientifique s'estompe à nouveau lorsqu'on examine la section des contre-indications et des examens préalables, où le profil de sécurité prend une tournure drastique. Le traitement est formellement interdit en cas d'allergie au produit, de glaucome, de problèmes thyroïdiens, de tumeurs des glandes surrénales, d'anorexie ou de troubles cardiaques et vasculaires graves. Avant toute prescription, le médecin doit obligatoirement réaliser un bilan de santé profond, incluant l'évaluation des antécédents de mort subite dans la famille et un dépistage psychiatrique pour surveiller l'apparition d'idées suicidaires, de psychoses ou de variations d'humeur agressives. Une fois le protocole lancé, un suivi médical rigoureux s'impose au moins tous les six mois pour surveiller l'évolution de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque et, surtout, de la courbe de croissance en poids et en taille de l'enfant.

🔸 C'est au cœur de ces instructions et de la liste fleuve des effets indésirables qu'apparaît la seconde incohérence flagrante du document, une rupture logique et sémantique totale. 

▪️Alors que la notice martèle que ce traitement est strictement pédiatrique et interdit aux adultes❗, le texte bascule subitement dans des avertissements cliniques et comportementaux calqués de manière évidente sur un mode de vie d'adulte. On y détaille ainsi de longs paragraphes sur la conduite de véhicules et l'utilisation de machines en cas de vertiges, des mises en garde contre les interactions sévères avec la prise d'alcool, ainsi qu'une liste d'effets secondaires comprenant des troubles de la libido, des dysfonctions érectiles ou des érections prolongées et douloureuses nécessitant une urgence médicale.

🔸 Ce copier-coller de consignes propres à la médecine des adultes dans une notice exclusivement destinée aux parents de jeunes enfants démontre un sérieux manque d'adaptation textuelle ❗.

🔸Enfin, la notice se referme sur un catalogue exhaustif des effets secondaires classés par fréquences, allant du très fréquent au très rare. Les maux de tête, l'insomnie et la nervosité ouvrent la marche, suivis par des troubles fréquents comme la perte d'appétit, l'agressivité, la sécheresse buccale ou des palpitations cardiaques. Plus bas dans l'échelle des risques, le document mentionne des effets rares à très rares mais extrêmement graves, tels que des hallucinations, des tentatives de suicide, des infarctus du myocarde, des inflammations des artères cérébrales et des cas de mort subite. La notice s'achève sur les modalités pratiques de conservation, exigeant de garder le produit à une température ne dépassant pas 25°C, et dresse un panorama légal présentant les coordonnées des laboratoires Takeda en Irlande et en France, ainsi que la liste des différents noms commerciaux de la molécule à travers l'Europe, comme l'Equasym Retard en Allemagne ou l'Quasym LP en France.

Gigi Tdah 😉 

 

L'autopsie du Quasym Lp30
L'autopsie du Quasym Lp30
L'autopsie du Quasym Lp30
L'autopsie du Quasym Lp30

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Entre incohérences floues, stupéfiants et molécules controversées du medikinet.

Publié le par Gigi Tdah

Entre Incohérences Floues, Stupéfiants et Molécules Controversées du Medikinet.

 

🔸 La lecture attentive d’une notice de médicament s’apparente souvent à un exercice d’équilibriste entre rigueur scientifique et impératifs juridiques de couverture de risques. La notice du medikinet gélule à libération modifiée (méthylphénidate) présente un enchaînement d'incohérences structurelles, de contre-indications circulaires et de paradoxes cliniques qui peuvent s'avérer profondément flous pour le patient, tout en masquant une ingénierie moléculaire complexe où se côtoient des substances classées comme stupéfiants et des additifs interdits dans nos assiettes.

🔸 L'un des paradoxes les plus saisissants de cette notice réside dans l’opposition frontale entre l’indication thérapeutique du produit et sa liste d’effets indésirables dits ( fréquents à très fréquents ). Le medikinet est rigoureusement prescrit pour traiter le Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (tdah), caractérisé textuellement dans le document par le manque de concentration, l’agitation, l’hyperactivité et l’impulsivité.❗ Or, dès la rubrique des effets secondaires, le texte stipule que le médicament peut provoquer fréquemment de l’agitation, de la nervosité, une hyperactivité anormale et des troubles de l’attention.

 🔸Le patient se retrouve alors face à un effet miroir déroutant, le traitement est susceptible d'exacerber ou de mimer précisément la pathologie qu’il est censé réguler. Comment un parent ou un adulte traité peut-il distinguer de manière fluide si l’aggravation de l'agitation relève d'une inefficacité du dosage ou d'un effet secondaire direct de la molécule ? La notice n'offre aucune clé d'arbitrage clinique. Ce flou s'accentue lorsque l'on observe les incohérences liées à l'acidité gastro-intestinale.

▪️La notice interdit formellement la prise du médicament en cas de déficit important en acidité gastrique (pH supérieur à 5,5) ou en cas de prise de traitements anti-acides (inhibiteurs de la pompe à protons), au motif que l'absence d'acidité provoque une (libération plus rapide de la quantité totale de substance active) (un phénomène de dose-dumping potentiellement dangereux).

🔸 Pourtant, quelques sections plus loin, pour pallier les difficultés de déglutition chez l'enfant, la notice autorise de manière très libre ❗ à ouvrir la gélule et à mélanger son contenu à de la compote de pommes ou du yaourt.

▪️Ces deux matrices alimentaires possèdent des propriétés biochimiques et des niveaux d'acidité radicalement différents (la compote étant très acide, tandis que le yaourt tend vers la neutralité lactée). Ce grand écart alimentaire vient contredire la sensibilité stricte de la cinétique de libération face à l'environnement gastrique décrit précédemment ❗.

🔸 Le plan psychiatrique, la notice liste une série de contre-indications absolues liées aux troubles de l'humeur (dépression sévère, pensées suicidaires, trouble bipolaire).

▪️Pourtant, elle stipule juste après que le médecin effectuera des contrôles réguliers de l'état mental car ces mêmes troubles psychiatriques peuvent survenir pendant le traitement de manière ( fréquente ).

▪️ Nous sommes face à une circularité logique permanente, la présence initiale de ces troubles interdit la prise du médicament, mais leur survenue sous traitement est tolérée sous surveillance, rendant la frontière de la sécurité clinique particulièrement floue.

🔸 Bien qu'aucune molécule présente ne soit techniquement (hors-la-loi) puisqu'elles sont toutes autorisées par les agences sanitaires (ansm, ema), la formulation du medikinet, intègre des substances

Le Dioxyde de Titane (E171), interdit dans l'assiette, toléré dans la gélule.

▪️C'est la molécule la plus controversée de la liste.

▪️Le dioxyde de titane est utilisé dans l'enveloppe de la gélule du medikinet pour son fort pouvoir opacifiant blanc.

▪️En Europe, l'utilisation du E171 est strictement interdite dans l'alimentation en raison des incertitudes majeures entourant la génotoxicité de ses nanoparticules (risques de dommages cellulaires). Pourtant, cette interdiction ne s'applique pas à l'industrie pharmaceutique.

▪️Les autorités estiment que son utilité pour protéger le principe actif de la lumière justifie une exception médicale, créant un décalage réglementaire troublant pour le consommateur averti. Les Colorants Azoïques et Dérivés Sensibles

Pour différencier les nombreux dosages (le violet du 30 mg ou le mauve du 10 mg par exemple), la notice liste des colorants chimiques lourds comme: 

▪️L'Erythrosine (E127)

▪️Bleu Patenté V (E131).

▪️L'Érythrosine est un colorant à base d'iode suspecté d'être un perturbateur endocrinien (notamment pour la thyroïde) et fortement banni de la quasi-totalité des produits alimentaires❗. 

▪️Tout comme le dioxyde de titane, sa présence est ici tolérée à des doses infimes au nom de la sécurité galénique (éviter qu'un patient ne confonde un dosage de 5 mg avec un dosage de 40 mg).

🔸 Le medikinet illustre parfaitement la complexité de la pharmacie moderne.

▪️Derrière une notice truffée de contradictions logiques conçues pour protéger légalement le laboratoire, se cache une formule hautement technologique.

▪️Le traitement repose sur l'équilibriste d'une substance active classée comme stupéfiant, délivrée par une matrice de polymères intelligents, et emballée dans une capsule contenant des additifs chimiques sévèrement pointés du doigt par la sécurité alimentaire.

Gigi Tdah 😉

 

Entre incohérences floues, stupéfiants et molécules controversées du medikinet.
Entre incohérences floues, stupéfiants et molécules controversées du medikinet.
Entre incohérences floues, stupéfiants et molécules controversées du medikinet.
Entre incohérences floues, stupéfiants et molécules controversées du medikinet.
Entre incohérences floues, stupéfiants et molécules controversées du medikinet.

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Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.

Publié le par Gigi Tdah

Notice de Concerta, quand l'information réglementaire, entretient plus la peur qu'elle n'explique le médicament.

 

🔸En relisant attentivement la notice de Concerta LP, il y a plusieurs incohérences ou manques qui méritent d'être soulignés.

▪️La première est que la notice affirme que le comprimé est (à libération prolongée ), sans expliquer réellement comment il fonctionne. Pourtant, Concerta utilise un système osmotique sophistiqué (oros) qui libère progressivement le méthylphénidate pendant plusieurs heures grâce à une membrane semi-perméable et une micro-ouverture. Cette technologie explique aussi pourquoi l'enveloppe du comprimé peut être retrouvée intacte dans les selles. Cette information essentielle est quasiment absente.

🔸 Autre point étonnant, la notice met fortement en garde contre l'alcool, mais sans distinguer une consommation importante de la présence de très faibles quantités d'alcool dans certains médicaments ou aliments. Le message est volontairement simplifié pour des raisons de sécurité, mais il manque de nuance.

▪️La composition mentionne également la présence de dioxyde de titane (E171). Cet additif est interdit dans l'alimentation en Europe depuis 2022 en raison d'incertitudes sur sa sécurité à long terme, mais il reste autorisé dans certains médicaments. La notice n'explique pas cette différence réglementaire, ce qui peut légitimement surprendre.

🔸 Concernant les effets indésirables, la notice énumère de très nombreux risques, parfois impressionnants, psychose, hallucinations, idées suicidaires, troubles cardiaques, mort subite... Tous ces effets sont connus et doivent être mentionnés, mais la notice n'insiste pas suffisamment sur un point essentiel, la plupart sont rares ou très rares, et la majorité des patients ne les développeront jamais. Sans cette mise en perspective, le lecteur peut avoir une perception disproportionnée du risque.

🔸Même constat pour les risques cardiovasculaires. La notice insiste beaucoup sur les complications graves, mais explique peu que, chez une personne sans maladie cardiaque connue, le méthylphénidate provoque le plus souvent seulement une légère augmentation de la fréquence cardiaque ou de la tension artérielle, justifiant une simple surveillance médicale.

🔸 La notice affirme que le médicament (augmente l'activité de certaines parties du cerveau). Cette phrase est exacte, mais très incomplète. Elle ne précise pas que le méthylphénidate agit principalement en bloquant la recapture de la dopamine et de la noradrénaline, ce qui améliore les fonctions attentionnelles et le contrôle des impulsions.

Enfin, certains conseils pratiques sont absents ou insuffisamment expliqués. La notice indique qu'il ne faut jamais casser ou écraser le comprimé, mais sans préciser que cela détruit complètement le système de libération prolongée.

🔸 Elle ne parle quasiment pas du phénomène de (rebond)en fin de journée, des différences avec les autres formes de méthylphénidate, ni des facteurs pouvant modifier la perception de l'efficacité du traitement (sommeil, stress, alimentation, etc.).

▪️Cette notice est réglementairement correcte, mais elle reste très pauvre sur le plan pédagogique. 

▪️Elle informe des risques, comme la loi l'exige, sans toujours donner le contexte permettant de comprendre leur fréquence réelle ou le fonctionnement du médicament.

▪️Le résultat est une notice qui peut inquiéter davantage qu'elle n'aide à comprendre.

Gigi Tdah 😉

 

Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.
Notice du Concerta, quand l'information règlementaire entretient plus la peur qu elle n'explique.

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Arynta

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Arynta.Une solution liquide de lisdexamfétamine approuvée aux États-Unis (information).

Le 16 juin 2025, la Fda a approuvé Arynta, une solution orale à base de lisdexamfétamine, pour le traitement du tdah chez les enfants à partir de 6 ans et les adultes. Le lancement sur le marché américain est prévu pour mi-2026. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site de la Fda.

https://www.fda.gov

Ou le site d'Azurity Pharmaceuticals. Les études ont montré des effets positifs, avec une durée d’action jusqu’à 13 heures chez les enfants et 14 heures chez les adultes, facilitant l’administration, notamment chez les plus jeunes.

Cependant, comme tout stimulant, des effets indésirables peuvent survenir, notamment des troubles du sommeil, une perte d’appétit ou un risque de dépendance. À ce stade, il est essentiel de préciser que cette approbation est uniquement aux États-Unis, et aucune mise sur le marché n’a été validée en France. Ce post a un but purement informatif.

Gigi Tdah 😉

 

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