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a propos du tdah

Tdah et traits Alexithymiques

Publié le par Gigi Tdah

Quand les émotions deviennent un langage étranger,  Tdah et traits Alexithymiques, ce que la neuroscience nous apprend vraiment.

 

🔸On décrit souvent le tdah comme un trouble de l'attention. Pourtant, depuis plusieurs années, les recherches montrent que l'une des dimensions les plus impactantes du tdah concerne en réalité les émotions. Non seulement les personnes  ressentent souvent leurs émotions plus intensément, mais certaines présentent également des difficultés importantes à identifier, comprendre et verbaliser ce qu'elles ressentent. Ces difficultés sont appelées traits alexithymiques.

🔸Ce sujet est encore peu connu du grand public et même de nombreux professionnels. Pourtant, il explique une réalité que beaucoup de personnes tdah décrivent depuis des années, avoir l'impression de vivre des émotions extrêmement fortes sans parvenir à comprendre précisément ce qui se passe à l'intérieur d'elles.

▪️L'alexithymie ne signifie pas être froid, insensible ou manquer d'empathie. C'est même souvent l'inverse. Les personnes présentant des traits alexithymiques ressentent généralement les émotions avec une intensité normale, voire supérieure à la moyenne, mais rencontrent des difficultés lorsqu'il s'agit de les identifier, les différencier et les traduire en mots. Le cerveau reçoit l'information émotionnelle, mais son décodage est plus complexe. Certaines personnes décrivent une sensation permanente de tension intérieure. Elles sentent que quelque chose ne va pas, mais sont incapables de déterminer s'il s'agit de tristesse, d'anxiété, de colère, de frustration, de honte, de déception ou d'épuisement. Tout semble se mélanger en une seule expérience émotionnelle confuse.

🔸Pour comprendre pourquoi cela peut se produire dans le tdah, il faut s'intéresser à la manière dont le cerveau traite les émotions. Une émotion n'est pas simplement un ressenti psychologique. C'est un processus neurologique extrêmement complexe impliquant plusieurs régions cérébrales qui doivent fonctionner ensemble de manière coordonnée. Lorsqu'un événement survient, l'amygdale analyse très rapidement sa signification émotionnelle. Cette structure agit comme un détecteur d'importance. Elle décide en quelques millisecondes si une situation mérite une réaction émotionnelle.

🔸Une fois l'émotion déclenchée, le cortex préfrontal doit prendre le relais. Son rôle est d'analyser ce qui se passe, de contextualiser l'émotion, de lui donner un sens et de déterminer la réponse la plus adaptée. Or plusieurs études montrent que dans le tdah, les connexions entre le cortex préfrontal et les régions émotionnelles profondes sont moins efficaces.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4282137/

🔸Cette différence de fonctionnement crée un décalage particulier : l'émotion est ressentie rapidement, parfois très intensément, mais son analyse consciente arrive plus tard. Autrement dit, le cerveau émotionnel agit avant que le cerveau analytique ait eu le temps de comprendre ce qui se passe. C'est ce qui explique pourquoi certaines personnes tdah peuvent soudainement pleurer, s'énerver, se replier sur elles-mêmes ou ressentir une immense anxiété sans parvenir immédiatement à expliquer pourquoi.

▪️Le problème ne réside pas dans l'émotion.

▪️Le problème réside dans sa traduction.

🔸Les chercheurs s'intéressent également à un autre mécanisme, l'interoception. L'interoception correspond à la capacité du cerveau à percevoir les informations provenant du corps. Les émotions ne sont pas seulement mentales. Elles produisent des modifications physiques permanentes.

▪️Accélération du rythme cardiaque.

▪️Modification de la respiration.

▪️Tensions musculaires.

▪️Boule dans la gorge.

▪️Sensation de vide dans l'estomac.

▪️Oppression thoracique.

▪️Agitation interne.

Pour comprendre ce que l'on ressent, le cerveau doit être capable d'interpréter correctement ces signaux. Or certaines recherches suggèrent que les personnes présentant un tdah peuvent avoir davantage de difficultés à analyser ces informations corporelles.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6056680/

🔸Lorsque le cerveau perçoit mal les signaux du corps, il devient beaucoup plus difficile d'identifier précisément l'émotion associée. Une anxiété peut alors être perçue comme de l'irritabilité. Une tristesse peut être interprétée comme de la fatigue. Une surcharge émotionnelle peut être vécue comme une perte totale de motivation. Une frustration peut se transformer en colère explosive sans que son origine réelle soit comprise. Ce phénomène est souvent à l'origine de nombreux malentendus. L'entourage voit la réaction émotionnelle. La personne tdah ressent la réaction émotionnelle. Mais personne ne comprend réellement ce qui l'a provoquée. La mémoire de travail joue également un rôle essentiel. Pour identifier une émotion, le cerveau doit simultanément conserver plusieurs informations : le contexte, les pensées présentes à ce moment-là, les sensations corporelles, les souvenirs associés et la réaction émotionnelle elle-même. Or la mémoire de travail constitue l'une des fonctions exécutives les plus fréquemment impactées dans le tdah.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2894421/

🔸Cela signifie qu'au moment même où une émotion survient, certaines informations nécessaires à sa compréhension peuvent déjà être perdues ou difficiles d'accès. C'est l'une des raisons pour lesquelles de nombreuses personnes tdah disent comprendre leurs émotions plusieurs heures après une situation, parfois même plusieurs jours plus tard. Elles ne manquent pas de conscience émotionnelle. Leur cerveau a simplement besoin de davantage de temps pour reconstituer le puzzle. La dopamine intervient également dans ce phénomène. Bien connue pour son rôle dans la motivation, elle participe aussi au traitement de la saillance émotionnelle, c'est-à-dire à la capacité du cerveau à attribuer correctement une signification à une expérience.

🔸Dans le tdah, la régulation dopaminergique étant différente, certaines émotions peuvent être amplifiées tandis que d'autres passent relativement inaperçues. Cela contribue à cette impression fréquente de vivre certaines situations de manière excessivement intense tout en ayant du mal à comprendre exactement pourquoi. Les études montrent également que les traits alexithymiques sont associés à une augmentation du risque d'anxiété, de dépression, d'épuisement émotionnel et de difficultés relationnelles.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7754989/

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7611693/

🔸Ce n'est pas surprenant. Lorsqu'une émotion n'est pas identifiée correctement, elle ne peut pas être régulée efficacement. Elle reste présente sous forme de stress diffus, de tension chronique ou de mal-être difficile à expliquer. C'est souvent ce qui pousse certaines personnes tdah à consulter en disant.

▪️(Je sais que quelque chose ne va pas, mais je suis incapable de dire quoi.) Et c'est précisément là que les traits alexithymiques prennent tout leur sens. Le paradoxe est fascinant,  beaucoup de personnes tdah ne ressentent pas moins d'émotions que les autres. Certaines en ressentent même davantage. Mais entre le moment où l'émotion apparaît et celui où elle devient compréhensible, il peut exister un véritable décalage neurologique. Ce mécanisme permet de changer radicalement le regard porté sur soi-même. Derrière ce sentiment d'être (trop sensible),(trop réactif)ou au contraire (incapable d'expliquer ce que l'on ressent) il n'y a ni faiblesse ni manque de volonté.

🔸Il y a simplement un cerveau qui ressent parfois plus vite qu'il ne comprend.

Gigi Tdah 😉 

 

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Tdah et compulsions d’achat.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah et compulsions d’achat, quand le cerveau cherche une récompense immédiate.

 

🔸Chez les personnes (tdah), les comportements d’achats impulsifs ou compulsifs ne relèvent pas uniquement d’un manque de contrôle. Ils s’inscrivent dans des mécanismes neurobiologiques précis impliquant la dopamine, l’impulsivité et la régulation émotionnelle, tel que défini par le dsm 5 de l’american psychiatric association, le système dopaminergique fonctionne de manière différente, notamment au niveau des circuits de la récompense. La dopamine joue un rôle central dans l’anticipation du plaisir et la motivation. Or, dans ce contexte, le cerveau peut présenter une sous-stimulation de base, ce qui pousse à rechercher des sources de gratification rapides et intenses https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2894421/

🔸L’acte d’achat active précisément ce système. Ce n’est pas seulement l’objet qui procure du plaisir, mais surtout l’anticipation de la récompense, chercher, comparer, ajouter au panier, valider. Chaque étape stimule la libération de dopamine dans le striatum, renforçant le comportement. Des recherches en neurosciences comportementales montrent que l’anticipation d’une récompense peut être plus stimulante que la récompense elle-même.

Dans le tdah, cette dynamique est amplifiée. Le cerveau est particulièrement sensible aux récompenses immédiates, et beaucoup moins aux bénéfices différés. Cela signifie que la satisfaction instantanée d’un achat prend le dessus sur les conséquences à long terme, comme l’impact financier ou le regret post-achat. Le cortex préfrontal, impliqué dans la prise de décision et l’inhibition, joue également un rôle central, son fonctionnement est moins efficace, ce qui rend plus difficile le fait de freiner une impulsion ou de prendre du recul face à une envie immédiate. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3654209/

🔸 L’achat peut alors devenir une réponse rapide, sans phase de régulation. La dimension émotionnelle est également déterminante. Le tdah est associé à une régulation émotionnelle plus instable. Le stress, l’ennui, la frustration ou même la fatigue mentale peuvent déclencher une recherche de soulagement rapide. Dans ce contexte, l’achat agit comme un régulateur émotionnel, il procure une montée de stimulation, une distraction et parfois une sensation de contrôle. Cependant, cet effet est transitoire. Après l’achat, la stimulation dopaminergique diminue rapidement, ce qui peut entraîner une sensation de vide, de regret ou de culpabilité. Ce phénomène favorise un cycle répétitif, le cerveau, ayant identifié l’achat comme une source efficace de stimulation, va chercher à reproduire cette expérience.

🔸Ce mécanisme est renforcé par l’environnement moderne. Les notifications, les promotions, les achats en un clic et les plateformes en ligne sont conçus pour activer les circuits de la récompense de manière répétée. Pour un cerveau tdah, cela représente une stimulation constante et difficile à réguler. Ces mécanismes permet de changer d’approche. L’objectif n’est pas de supprimer les achats, mais de limiter les réponses impulsives automatiques. Introduire un délai entre l’envie et l’achat permet de réduire l’intensité de la pulsion. Même quelques minutes ou quelques heures peuvent suffire à faire diminuer l’activation émotionnelle. Remplacer la stimulation est également essentiel. Le cerveau ne cherche pas à acheter, il cherche à ressentir une activation dopaminergique. Proposer des alternatives comme le mouvement, une activité engageante ou un défi court permet de répondre à ce besoin sans passer par la consommation.

🔸Structurer l’environnement est une stratégie clé. Supprimer les notifications commerciales, éviter l’enregistrement automatique des moyens de paiement ou ajouter des étapes supplémentaires avant validation permet de créer des (freins) qui réduisent les comportements impulsifs.

Identifier le déclencheur réel est fondamental. Dans de nombreux cas, l’envie d’acheter n’est pas liée à un besoin matériel, mais à un état interne, ennui, fatigue, surcharge mentale ou émotionnelle. Agir sur cet état permet de réduire la fréquence des comportements. Les compulsions d’achat ne sont pas une question de volonté, mais le reflet d’un cerveau en recherche de stimulation et de régulation. Comprendre cette logique permet de sortir de la culpabilité et d’adopter des stratégies réellement adaptées.

Gigi Tdah 😉

 

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Le crash du sucre dans le tdah, une chute neurobiologique qui impacte directement le cerveau.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Le crash du sucre dans le tdah, une chute neurobiologique qui impacte directement le cerveau.

 

🔸 Chez les personnes tdah, la consommation de sucre produit un effet rapide de soulagement, souvent perçu comme une amélioration de la concentration, de l’énergie ou de l’état émotionnel. Cependant, cet effet repose sur un ensemble de mécanismes biologiques instables qui entraînent, dans un second temps, une chute marquée du fonctionnement cérébral.

🔸Lorsque des glucides simples sont consommés, ils sont rapidement digérés et absorbés, entraînant une élévation rapide de la glycémie. Cette augmentation fournit immédiatement du glucose au cerveau, qui en dépend comme source principale d’énergie. Le cortex préfrontal, impliqué dans l’attention, l’inhibition et la prise de décision, est particulièrement sensible à ces variations. Une augmentation rapide du glucose peut temporairement améliorer son efficacité, ce qui explique la sensation de (mieux fonctionner) après consommation de sucre https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12693782/

🔸En parallèle, cette élévation glycémique active le système de récompense. Le sucre stimule la libération de dopamine dans le striatum, notamment dans le noyau accumbens, une région centrale dans la motivation et le renforcement des comportements. Chez les personnes avec tdah, dont la régulation dopaminergique est déjà différente, cet stimulation peut produire un effet particulièrement marqué, avec une sensation de clarté mentale, de motivation ou d’apaisement. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5573563/

🔸Cependant, ce double effet, énergétique et dopaminergique, est transitoire. L’organisme réagit à l’augmentation de la glycémie en libérant de l’insuline afin de ramener le taux de glucose à un niveau normal. Lorsque cette réponse est rapide ou importante, elle peut entraîner une diminution tout aussi rapide de la glycémie, parfois en dessous du niveau initial. Ce phénomène crée une baisse de la disponibilité énergétique pour le cerveau. Dans le tdah, cette chute a des conséquences amplifiées. Le cortex préfrontal, déjà en difficulté pour maintenir l’attention et inhiber les distractions, devient encore moins efficace en situation de baisse énergétique. Cela se traduit par une augmentation de la distractibilité, une désorganisation cognitive et une difficulté accrue à maintenir un effort mental.

🔸Sur le plan neurochimique, la dynamique dopaminergique suit un schéma similaire. Après un pic de stimulation, le système revient à son niveau basal, avec parfois une phase transitoire de sous-activation. Cette baisse est particulièrement significative dans le tdah, où la stabilité du signal dopaminergique est déjà fragile. Elle peut être ressentie comme une perte brutale de motivation, une sensation de vide ou une difficulté à initier une action.

À cela s’ajoute une réponse du système nerveux autonome. La chute glycémique peut activer des mécanismes de stress physiologique, avec une libération de cortisol et d’adrénaline. Cette activation peut entraîner une irritabilité, une agitation interne ou une sensation d’inconfort, renforçant les difficultés de régulation émotionnelle déjà présentes dans le tdah.

Ce phénomène crée une boucle de régulation inefficace. Le cerveau, ayant expérimenté une amélioration temporaire grâce au sucre, identifie cette solution comme efficace et va chercher à la reproduire.

🔸Cependant, chaque répétition renforce les fluctuations énergétiques et neurochimiques, ce qui entretient le cycle de consommation.

Un autre élément clé concerne la variabilité du fonctionnement cérébral dans le tdah. Les recherches montrent que ce trouble est associé à une instabilité des réseaux attentionnels et du contrôle exécutif. Les variations rapides de glycémie viennent amplifier cette instabilité, rendant le fonctionnement cognitif encore plus fluctuant au cours de la journée.

Ainsi, le (crash du sucre) dans le tdah ne correspond pas simplement à une fatigue passagère, mais à une désorganisation transitoire de plusieurs systèmes, énergétique, dopaminergique et émotionnel. Cette combinaison explique pourquoi les effets peuvent être ressentis comme particulièrement intenses et difficiles à réguler.

🔸Cette dynamique permet d’adopter une approche plus adaptée. L’objectif n’est pas de supprimer le sucre, mais de limiter les variations rapides qu’il induit. Associer les glucides à des protéines et des lipides permet de ralentir leur absorption et de stabiliser la glycémie. Favoriser des apports réguliers évite les chutes énergétiques brutales. Soutenir le système dopaminergique par des activités stimulantes non alimentaires, comme le mouvement ou des tâches engageantes, permet de réduire la dépendance à cette source rapide de stimulation. Reconnaître que ces mécanismes sont biologiques permet de sortir d’une interprétation centrée sur le contrôle ou la volonté. Dans le tdah, le cerveau ne (lâche pas), il réagit à des variations internes rapides qu’il tente de compenser en permanence.

Gigi Tdah 😉

 

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Tdah, pourquoi la composition du sucre peut réellement soulager le cerveau.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah, pourquoi la composition du sucre peut réellement soulager le cerveau.

 

🔸 Chez les personnes présentant un (Tdah), la consommation de sucre n’est pas uniquement liée à une envie ou à une habitude. Elle repose sur des mécanismes neurobiologiques précis impliquant la dopamine, le glucose cérébral et la régulation énergétique du cerveau. Le cerveau humain dépend principalement du glucose comme source d’énergie. Or, dans le tdah, plusieurs études suggèrent une utilisation moins efficace de l’énergie au niveau de certaines régions cérébrales, notamment le cortex préfrontal, impliqué dans l’attention, la prise de décision et l’inhibition. Cette inefficacité peut augmenter la sensation de fatigue mentale et le besoin de (recharger) rapidement le système https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3654209/

🔸 Le sucre, en particulier sous forme de glucides simples, possède une caractéristique essentielle, il est rapidement absorbé et entraîne une augmentation rapide de la glycémie. Cette élévation permet une disponibilité immédiate de glucose pour le cerveau, ce qui peut temporairement améliorer certaines fonctions cognitives, notamment l’attention et la vigilance https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12693782/

🔸Mais l’effet ne s’arrête pas là. Le sucre agit également sur le système de récompense. Sa consommation stimule la libération de dopamine dans le striatum, une région clé du circuit de la récompense. Chez les personnes avec tdah, où la régulation dopaminergique est différente, cette stimulation peut être perçue comme particulièrement efficace pour augmenter rapidement le niveau de motivation et de bien-être. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5573563/

🔸 Un autre mécanisme concerne l’insuline. Lorsque le sucre est consommé, l’insuline est libérée pour réguler la glycémie. Cette hormone influence indirectement l’entrée de certains acides aminés dans le cerveau, notamment le tryptophane, précurseur de la sérotonine, ce qui peut favoriser un apaisement émotionnel à court terme. Dans le tdah, où la régulation émotionnelle et la gestion de l’énergie sont plus instables, ces effets combinés, apport énergétique rapide, stimulation dopaminergique et modulation sérotoninergique , peuvent donner une réelle sensation de soulagement. Le cerveau ne cherche pas simplement du plaisir, il cherche à retrouver un équilibre fonctionnel. Mais, cet effet est transitoire. Après le pic glycémique, une chute peut survenir, entraînant une baisse d’énergie, de concentration et parfois une irritabilité accrue. Ce mécanisme favorise un cycle de répétition.

🔸 Comment déjouer ce mécanisme sans lutter contre son cerveau Comprendre ces mécanismes permet de mettre en place des stratégies adaptées, non pas contre le cerveau, mais avec lui.

▪️Introduire une stabilisation de la glycémie est essentiel.

▪️Associer les glucides à des protéines et des lipides permet de ralentir l’absorption du glucose et d’éviter les pics suivis de chutes brutales. Cela réduit les variations d’énergie qui alimentent les compulsions.

▪️Proposer des alternatives de stimulation est également central. Le cerveau Tdah ne cherche pas spécifiquement du sucre, il cherche une activation dopaminergique. Le mouvement, la musique, une tâche courte et gratifiante ou même un changement d’environnement peuvent produire un effet similaire sans passer par l’alimentation.

▪️Créer un léger délai entre l’envie et l’action permet de réengager les circuits du cortex préfrontal. Même quelques minutes suffisent parfois à diminuer l’intensité de la pulsion, car celle-ci est souvent transitoire. L’anticipation joue un rôle clé. Éviter les longues périodes sans manger permet de limiter les chutes d’énergie qui déclenchent les recherches rapides de sucre. Des apports réguliers et structurés soutiennent le fonctionnement cérébral de manière plus stable.

🔸 Agir sur l’environnement est déterminant. Dans le tdah le comportement est fortement influencé par l’accessibilité. Réduire la visibilité des aliments très sucrés ou introduire des (frictions) simples peut diminuer les réponses impulsives automatiques. Dans le tdah, le sucre agit comme un régulateur rapide de l’énergie, de la motivation et des émotions. Ce n’est pas une faiblesse, mais une réponse neurobiologique à un besoin réel. L’enjeu n’est donc pas de supprimer ce comportement, mais de proposer au cerveau des alternatives plus stables et durables pour atteindre le même équilibre.

Gigi Tdah 😉

 

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Pourquoi le cerveau Tdah s’épuise plus vite, données (2025–2026).

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Pourquoi le cerveau Tdah s’épuise plus vite, données (2025–2026).

🔸️La fatigue cognitive dans le tdah, tel que défini par le dsm-5, est aujourd’hui mieux comprise grâce aux avancées en neuroimagerie et en connectivité cérébrale publiées en 2025 et 2026. Les recherches récentes montrent que le tdah n’est pas uniquement lié à un déficit attentionnel, mais à une organisation différente des réseaux cérébraux, impliquant notamment les systèmes fronto-pariétaux et les réseaux de contrôle exécutif. Une étude de 2025 publiée dans Nature Mental Health montre une désynchronisation entre réseaux cérébraux de haut niveau (contrôle cognitif) et réseaux de bas niveau (traitement automatique des stimuli). Cette désorganisation oblige le cerveau à compenser en permanence, augmentant la charge mentale globale.

⁠🔸️Cette surcharge est directement liée à une consommation plus élevée de ressources cognitives. Une étude publiée en 2025 dans Scientific Reports montre que les altérations des faisceaux de substance blanche dans les réseaux fronto-pariétaux sont associées à une moins bonne inhibition cognitive et une efficacité réduite du contrôle attentionnel. En pratique, cela signifie que le cerveau doit (travailler plus) pour obtenir un niveau de performance équivalent.

⁠🔸️Les données 2026 renforcent également un point clé, la dynamique des réseaux cérébraux chez les personnes avec tdah est plus instable dans le temps. Une étude récente en neurosciences cognitives montre que les réseaux impliqués dans l’attention présentent une flexibilité excessive ou mal régulée, entraînant des fluctuations constantes de l’effort cognitif.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1878929326000010⁠

🔸️Sur le plan neurophysiologique, les chercheurs observent aussi une implication du système noradrénergique du locus coeruleus, qui joue un rôle central dans la vigilance et la mobilisation de l’énergie mentale. Une étude de 2026 montre que ce système, en interaction avec les réseaux attentionnels, est fortement lié aux variations de concentration et à la fatigabilité mentale dans les profils tdah.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40932445/⁠

🔸️Un autre facteur majeur concerne la variabilité de l’activité cérébrale au repos et pendant les tâches. Des travaux récents en eeg montrent que le cerveau tdah présente une plus grande instabilité des états cérébraux, avec des transitions plus fréquentes entre concentration et désengagement. Cette instabilité augmente mécaniquement le coût énergétique de chaque tâche cognitive.

🔸️une étude de 2025 en psychiatrie translationnelle montre que même sous traitement stimulant (comme le méthylphénidate), le cerveau tdah continue de présenter une dynamique particulière des réseaux attentionnels, ce qui confirme que la fatigue cognitive ne dépend pas uniquement de la concentration, mais d’une organisation cérébrale globale différente.

🔸️Les données convergent vers une explication centrale. La fatigue dans le tdah n’est pas un manque d’énergie, mais un surcoût permanent de traitement cognitif. Cela s’explique par, une inefficacité relative des réseaux fronto-pariétaux, une instabilité des réseaux attentionnels, une surcharge de traitement des stimuli, une régulation neurochimique fluctuante (dopamine / noradrénaline). Le cerveau tdah ne fonctionne pas (moins), il fonctionne différemment en continu, ce qui entraîne une dépense énergétique cognitive plus élevée pour des tâches ordinaires. Les recherches les plus récentes (2025–2026) confirment une vision de plus en plus claire, le tdah est un trouble de la régulation dynamique des réseaux cérébraux, et non un simple déficit d’attention.

Gigi Tdah 😉

 

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Pourquoi le cerveau Tdah ne filtre pas l’information comme un cerveau neurotypique ?.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Pourquoi le cerveau Tdah ne filtre pas l’information comme un cerveau neurotypique ?.

 

🔸️Pendant longtemps, le tdah a été présenté comme un simple trouble de l’attention. Pourtant, les recherches en neurosciences suggèrent une réalité bien plus complexe. Le problème n’est pas uniquement de (manquer d’attention), mais plutôt de la distribuer, la sélectionner et la réguler efficacement. Le cerveau humain reçoit en permanence une quantité considérable d’informations, sons, mouvements, pensées, émotions, sensations corporelles, souvenirs et stimuli visuels.

🔸️Pour fonctionner efficacement, il doit effectuer un tri permanent. Ce processus repose sur plusieurs réseaux cérébraux impliqués dans l’attention, l’inhibition et les fonctions exécutives. Chez les personnes présentant un tdah, de nombreuses études montrent que ces réseaux fonctionnent différemment. Les anomalies observées concernent notamment les circuits fronto-striataux, les réseaux attentionnels et certains systèmes de contrôle exécutif. Ces différences sont associées à des difficultés pour inhiber les informations non pertinentes et maintenir l’attention sur un objectif précis.

🔸️Les travaux du neuroscientifique George Bush, publiés dans la revue Neuropsychopharmacology, montrent que le tdah implique plusieurs réseaux cérébraux liés à l’attention, à la récompense et à la régulation cognitive. L’attention n’est donc pas une fonction unique localisée dans une seule région du cerveau, mais le résultat d’une coordination complexe entre plusieurs systèmes neuronaux.

🔸️Les études d’imagerie cérébrale montrent également des différences dans les connexions entre le cortex préfrontal, le striatum, le cortex pariétal et d’autres régions impliquées dans la sélection des informations pertinentes. Ces circuits jouent un rôle majeur dans ce que les neuroscientifiques appellent le ( filtrage attentionnel ). Lorsque ce filtrage est moins efficace, davantage de stimuli atteignent la conscience, ce qui peut générer une impression de surcharge cognitive ou de dispersion mentale.

https://academic.oup.com/psyrad/article/1/4/257/6485110⁠

https://kclpure.kcl.ac.uk/portal/en/publications/a-review-of-fronto-striatal-and-fronto-cortical-brain-abnormaliti⁠

🔸️Un autre élément important concerne la dopamine et la nora. Contrairement à une idée répandue, la dopamine n’est pas seulement impliquée dans le plaisir ou la motivation. Elle participe également à la sélection des informations jugées importantes par le cerveau. Plusieurs modèles neurobiologiques suggèrent qu’une régulation atypique des systèmes dopaminergiques peut rendre plus difficile la hiérarchisation des stimuli et la suppression des informations secondaires. Le cerveau reçoit alors davantage de signaux concurrents à traiter simultanément.

🔸️Les recherches récentes s'intéressent également au rôle du Default Mode Network (dmn), parfois appelé (réseau du mode par défaut ). Ce réseau est particulièrement actif lors de la réflexion interne, des pensées spontanées et de la rêverie. Plusieurs études suggèrent que chez certaines personnes présentant un tdah, l’interaction entre le dmn et les réseaux attentionnels est moins bien régulée. Cela pourrait contribuer à la sensation de voir surgir des pensées, des idées ou des distractions alors même qu’une tâche demande de la concentration.

🔸️Cette réalité explique pourquoi de nombreuses personnes avec un tdah décrivent une impression de (cerveau sans filtre ). Ce n’est pas que leur cerveau perçoit moins bien l’information. Au contraire, il peut parfois en percevoir davantage, avec plus de difficulté à déterminer rapidement ce qui mérite réellement l’attention à un instant donné. Il est cependant essentiel de rappeler qu’aucune étude ne permet aujourd’hui de résumer le tdah à un unique mécanisme de filtrage. Les chercheurs considèrent désormais le tdah comme un trouble neurodéveloppemental complexe impliquant plusieurs réseaux cérébraux, plusieurs neurotransmetteurs et une grande variabilité entre les individus.

🔸️Deux personnes diagnostiquées avec un tdah peuvent ainsi présenter des profils cognitifs très différents. Les données scientifiques actuelles suggèrent que le tdah n'est pas simplement un déficit d’attention. Il s'agit plutôt d'une différence dans la manière dont le cerveau sélectionne, hiérarchise et régule les informations provenant de son environnement. Cette compréhension moderne aide à mieux expliquer la distractibilité, la surcharge mentale et la variabilité attentionnelle observées chez de nombreuses personnes concernées par le tdah.

Gigi Tdah 😉

 

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Le Dsm-6 existe-t-il vraiment ?

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Le Dsm-6 existe-t-il vraiment ?.

 

Depuis plusieurs années, la question d’un futur Dsm-6 revient régulièrement dans les débats scientifiques. Pourtant, contrairement à certaines idées reçues, aucun Dsm-6 officiel n’a encore été annoncé par l’American Psychiatric Association (apa). Pendant longtemps, cette éventuelle nouvelle version relevait surtout de discussions théoriques entre psychiatres, chercheurs et neuroscientifiques. Mais récemment, ces discussions sont devenues beaucoup plus concrètes.

En 2024, l’apa a officiellement créé un groupe de réflexion appelé Future Dsm Strategic Committee, chargé d’imaginer l’avenir du Dsm et ses prochaines évolutions. Ce comité est dirigé par la psychiatre Maria A. Oquendo. En janvier 2026, ce groupe a publié une véritable feuille de route expliquant comment pourrait évoluer la prochaine génération du Dsm.

 

https://www.psychiatry.org/news-room/news-releases/apa-releases-roadmap-for-future-of-dsm⁠

 

Dans cette publication, les chercheurs reconnaissent plusieurs limites historiques du Dsm actuel, l’absence de biomarqueurs validés pour la majorité des troubles psychiatriques, la difficulté à intégrer pleinement les avancées des neurosciences ainsi que certaines limites culturelles et diagnostiques. Le comité propose donc une évolution progressive du modèle actuel plutôt qu’une simple mise à jour du Dsm-5-tr.

L’une des propositions les plus marquantes est même de faire évoluer le nom du manuel. Certains membres du comité suggèrent de passer de Diagnostic and Statistical Manual à Diagnostic and Scientific Manual, afin de refléter davantage l’intégration des données scientifiques modernes dans la psychiatrie.

Parmi les chercheurs impliqués dans cette réflexion figure également Thomas Insel, ancien directeur du National Institute of Mental Health (nimh). Dès 2013, il critiquait publiquement le dsm en expliquant que les catégories diagnostiques reposaient principalement sur des regroupements de symptômes plutôt que sur des mécanismes biologiques clairement identifiés.

Ces critiques ont largement contribué au développement du programme RDoC (Research Domain Criteria), un modèle alternatif visant à comprendre les troubles mentaux à partir des circuits cérébraux, des fonctions cognitives et des mécanismes neurobiologiques plutôt qu’à partir de catégories diagnostiques fixes.

Cette réflexion est aujourd’hui soutenue par plusieurs publications scientifiques majeures. Dans l’American Journal of Psychiatry, des chercheurs expliquent que le futur Dsm devra probablement intégrer davantage de dimensions biologiques, cognitives, environnementales et fonctionnelles afin de mieux refléter la réalité clinique.

L’un des débats centraux concerne la question des biomarqueurs. Aujourd’hui, aucun examen biologique ne permet de confirmer directement un diagnostic psychiatrique comme le tdah, la dépression ou les troubles anxieux. Les chercheurs travaillent donc sur l’intégration potentielle de marqueurs neurobiologiques dans les futures classifications si leur validité scientifique est démontrée.

Les chercheurs discutent également d’un passage progressif vers un modèle plus dimensionnel. Aujourd’hui, le Dsm fonctionne principalement selon une logique catégorielle, un trouble est présent ou absent. Or, de nombreuses études suggèrent que les symptômes psychiatriques existent davantage sur des continuums de sévérité. Le futur Dsm pourrait donc intégrer des dimensions plus fines permettant de mieux refléter la complexité réelle des patients.

Dans Scientific American souligne que les futures évolutions du Dsm pourraient représenter l’un des plus grands changements de la psychiatrie moderne depuis plusieurs décennies, notamment grâce à l’intégration progressive des neurosciences.

Les experts rappellent qu’une transformation radicale reste difficile. Le dsm est utilisé dans la recherche internationale, les systèmes de santé, les assurances, les remboursements médicaux et les politiques publiques. Toute modification majeure nécessite donc un niveau très élevé de validation scientifique ainsi qu’un consensus international important.

Le Dsm-6 n’existe pas encore officiellement. En revanche, ce qui est désormais concret et scientifiquement documenté, c’est que les principaux acteurs de la psychiatrie mondiale travaillent activement sur les bases qui pourraient façonner la prochaine génération du manuel.

Pour la première fois, cette réflexion est structurée, publiée et officiellement reconnue par l’apa elle-même.Le Dsm-6 n’est pas encore une réalité, mais son avenir est désormais un véritable sujet de recherche scientifique. Les discussions portent sur l’intégration des biomarqueurs, des neurosciences, des facteurs culturels et des approches dimensionnelles. Si un Dsm-6 voit le jour, il pourrait représenter la transformation la plus importante du diagnostic psychiatrique depuis plusieurs décennies.

Gigi Tdah 😉

 

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Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
Bilan Nationale du Gouvernement sur les Tnds 2025.268
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Tous en orange le 12 Juin 26

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

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Tdah et plantes, les preuves scientifiques.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah les plantes qui fonctionnent vraiment (preuves scientifiques 2025–2026).

 

Le traitement du tdah ne se limite plus aux médicaments classiques. Depuis quelques années, la recherche s’intéresse de plus en plus aux plantes médicinales capables d’agir sur l’attention, l’impulsivité et la régulation émotionnelle. Mais attention, toutes ne se valent pas, et très peu ont de vraies preuves solides chez l’humain. Voici ce que disent les études récentes jusqu’en 2025–2026, sans filtre.

Parmi les plantes les plus prometteuses, le safran (Crocus sativus) est clairement en tête. Plusieurs essais cliniques randomisés ont montré qu’il pouvait améliorer l’attention et réduire l’hyperactivité, avec des effets parfois comparables à des traitements comme le méthylphénidate chez certains patients. Son action passerait par une modulation de la dopamine et de la sérotonine, deux neurotransmetteurs clés dans le tdah. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9110892/⁠.

Les effets secondaires restent généralement légers (fatigue, maux de tête), mais le surdosage peut être toxique, donc encadrement nécessaire. Autre plante très étudiée, le bacopa (Bacopa monnieri), utilisé depuis longtemps en médecine ayurvédique. Les recherches montrent une amélioration notable de la mémoire, de l’attention et du contrôle de l’impulsivité, notamment chez les enfants. Certaines études rapportent des réductions importantes des symptômes après plusieurs semaines de supplémentation. Son mécanisme repose sur la neuroprotection et la modulation des systèmes cholinergiques. https://www.mdpi.com/2072-6643/17/9/1482⁠.

Les effets secondaires sont surtout digestifs ou une légère somnolence.

La rhodiola (Rhodiola rosea), quant à elle, agit surtout comme adaptogène. Elle n’est pas spécifique au tdah, mais aide à réduire la fatigue mentale, améliorer la concentration et mieux gérer le stress, ce qui peut indirectement atténuer certains symptômes. Les preuves sont moins solides car peu d’études ciblent directement le tdah, mais les résultats sur les fonctions cognitives et la résistance au stress sont cohérents. Elle peut cependant provoquer nervosité ou insomnie si elle est mal utilisée.

La passiflore (Passiflora incarnata) se distingue plutôt sur la dimension émotionnelle. Une revue systématique récente sur les médecines traditionnelles indique qu’elle peut réduire l’anxiété et l’agitation chez les enfants atteints, ce qui améliore indirectement leur comportement. https://www.researchgate.net/publication/378327684_Iranian_Traditional_Medicine_for_Treatment_of_Attention_Deficit_Disorder_with_Hyperactivity_in_Children_A_Systematic_Review_of_Randomized_Controlled_Trials⁠.

Son principal effet secondaire est la somnolence, ce qui peut être utile… ou gênant selon le moment de la prise. D’autres plantes comme le ginkgo (Ginkgo biloba), la mélisse (Melissa officinalis) ou la camomille (Matricaria chamomilla) sont souvent citées, mais les preuves restent faibles ou inconsistantes. Le ginkgo peut légèrement améliorer l’attention, mais ses effets sont modestes et il présente un risque de saignement. La mélisse et la camomille sont surtout utiles pour calmer l’anxiété ou améliorer le sommeil, sans agir directement sur le cœur du tdah. Ce qui ressort clairement des études récentes, c’est que les meilleurs résultats ne viennent pas d’une seule plante miracle, mais d’une approche combinée ,  phytothérapie, nutrition (notamment oméga-3), hygiène de vie et parfois traitement médical.

Les plantes comme le safran et le bacopa offrent aujourd’hui les bases scientifiques les plus solides, mais elles restent des outils complémentaires, pas des remplacements universels. La science confirme enfin ce que beaucoup soupçonnaient, certaines plantes peuvent aider dans le tdah, mais seulement si elles sont utilisées intelligemment, avec des attentes réalistes et un minimum d’encadrement.

GigiTdah😉

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