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a propos du tdah

Diva 5

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

L122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle 

 

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Et si le Tdah.......

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Et si le Tdah n’était pas un trouble de l’attention… mais un trouble de l’énergie mentale?.

Pendant des années, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité a été présenté comme une incapacité à se concentrer. Pourtant, les recherches les plus récentes en neurosciences commencent à montrer une réalité beaucoup plus complexe, et peut-être beaucoup plus dérangeante pour notre manière de comprendre ce trouble.

Une question persiste.

Comment une personne peut-elle être incapable de répondre à un email pendant 3 jours…mais rester concentrée 8 heures d’affilée sur un sujet qui la stimule?. Si le problème était réellement (l’attention), ce paradoxe ne devrait pas exister.

De plus en plus d’études suggèrent aujourd’hui que le tdah serait moins un déficit d’attention qu’un trouble de la régulation cognitive, motivationnelle et exécutive.En d’autres termes, l’attention est bien présente, parfois même de manière extrême, mais elle devient difficile à mobiliser volontairement selon le contexte, la récompense perçue et le niveau de stimulation. Une revue systématique publiée en 2025 dans Frontiers in Neuroscience souligne justement l’importance des fonctions exécutives et des oscillations neuronales dans le fonctionnement du tdah adulte. Les chercheurs s’intéressent de plus en plus au rôle du cortex préfrontal, une région impliquée dans.

🔸️l’initiation de l’action.

🔸️l’inhibition.

🔸️ la gestion du temps.

🔸️le maintien de l’effort mental.

Quand ces mécanismes fonctionnent différemment, le problème n’est pas forcément (comprendre quoi faire), mais réussir à déclencher l’action au bon moment. Les recherches récentes sur les neurotransmetteurs vont aussi dans ce sens. Pendant longtemps, le discours scientifique autour du tdah s’est concentré presque exclusivement sur la dopamine, mais plusieurs publications de 2025 montrent que le tableau est plus large, impliquant aussi la sérotonine, la noradrénaline et les circuits de récompense. Ce changement de perspective est important, parce qu’il modifie profondément la manière d’interpréter certains comportements souvent réduits à, (manque de volonté), (paresse)(désorganisation), ou (manque d’effort). En 2026, une revue publiée dans Translational Psychiatry rappelle d’ailleurs que les modèles modernes du tdah s’éloignent progressivement d’une vision centrée uniquement sur l’attention pour intégrer les systèmes de récompense, le contrôle inhibiteur et la régulation motivationnelle.

https://www.nature.com/articles/s41398-026-03972-0⁠

Le cerveau tdah ne fonctionnerait pas selon une logique de capacité… mais selon une logique de régulation. Ce n’est peut-être pas que certaines personnes (ne peuvent pas se concentrer). C’est peut-être que leur cerveau ne distribue pas l’énergie cognitive de manière linéaire ou prévisible.Si cette hypothèse se confirme davantage dans les années à venir, alors il faudra probablement revoir bien plus que le nom du trouble. Peut-être aussi notre manière de juger les personnes qui vivent avec.

Gigi Tdah 😉

 

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Au delà de la dopamine une redéfinition dynamique

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Au-delà de la dopamine, une redéfinition du tdah avec Hyperactivité comme trouble de la dynamique des réseaux cérébraux .

 

Le tdah avec hyperactivité a longtemps été interprété comme un simple déficit dopaminergique, expliquant les troubles d’attention, d’impulsivité et d’hyperactivité. Cependant, les recherches récentes mettent en évidence un trouble neurodéveloppemental complexe et multi-systémique. La dopamine reste centrale, mais elle interagit avec la noradrénaline, la sérotonine et les mécanismes de plasticité synaptique, générant une régulation dynamique et contextuelle des circuits cérébraux.

Les études en neuroimagerie révèlent une dysconnectivité fonctionnelle du Default Mode Network (DMN), du réseau exécutif et du réseau de saillance, ce qui perturbe l’attention dirigée et l’inhibition comportementale . Les avancées génétiques confirment un profil polygénique complexe, expliquant l’hétérogénéité clinique et cognitive observée chez les patients. Par ailleurs, l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée à la neuroimagerie permet d’identifier des signatures cérébrales dynamiques associées au tdah, ouvrant des perspectives pour un diagnostic plus objectif et une prise en charge personnalisée. Une approche dimensionnelle émerge, le tdah serait un continuum de variations attentionnelles et exécutives, plutôt qu’une entité strictement catégorielle. Il dépasse le déficit dopaminergique traditionnel, il s’agit d’un trouble de la régulation multi-réseaux du cerveau, intégrant neurotransmission, connectivité cérébrale et facteurs génétiques, ouvrant la voie à des stratégies thérapeutiques plus ciblées et personnalisées.

AcDonald, T., et al. (2024). Dopamine and ADHD: Beyond a simple deficit model. Frontiers in Psychiatry, 15:1492126. https://www.frontiersin.org/journals/psychiatry/articles/10.3389/fpsyt.2024.1492126/full⁠

Zhao, L., et al. (2025). Artificial intelligence in ADHD assessment: neuroimaging signatures. Frontiers in AI, 8:1624485. https://www.frontiersin.org/journals/artificial-intelligence/articles/10.3389/frai.2025.1624485/full⁠

Prasad, R., et al. (2025). Etiology of ADHD: polygenic architecture and neurodevelopmental mechanisms. PMC, PMID: 12435561. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC12435561/⁠

Pereira-Sanchez, V., & Castellanos, F. (2024). Neuroimaging in ADHD: connectivity and functional dynamics. ResearchGate. https://www.researchgate.net/publication/34736949047369490_Neuroimaging_in_attention-deficit-hyperactivity_disoder

Gigi Tdah 😉

 

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Parler de son handicap invisible

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Parler de son handicap invisible quand on est une femme.

Quand un handicap ne se voit pas, il est déjà difficile à expliquer. Mais pour beaucoup de femmes, cela peut être encore plus compliqué. On attend souvent des femmes qu’elles tiennent bon, qu’elles gèrent tout, la maison, les enfants, le travail, l’organisation du quotidien… et leurs émotions.

Mais quand une femme parle de fatigue, de douleurs, de surcharge mentale ou de difficultés de concentration, elle entend parfois.

Tu es juste fatiguée.

Toutes les femmes vivent ça.

Tu en fais peut-être un peu trop.

Tu devrais essayer de te reposer.

Les phrases ne sont pas forcément dites pour blesser. Mais elles peuvent donner l’impression que ce que l’on vit est minimisé ou mal compris. Une idée pour en parler à son entourage. Mettre des mots sur les impacts réels. Expliquer concrètement ce que cela change dans la vie quotidienne peut aider les proches à mieux comprendre.

Quelques exemples.

Une fatigue profonde qui ne disparaît pas avec une nuit de sommeil.

Des douleurs ou une surcharge mentale qui compliquent les tâches du quotidien

Des difficultés à se concentrer ou à organiser certaines choses

Le besoin de pauses ou d’adaptations

Expliquer que l’état peut varier surtout avec nos hormones.

Certaines journées peuvent sembler normales, et d’autres beaucoup plus difficiles. Cette fluctuation est souvent perturbante pour l’entourage. Il faut leur dire ce dont on a besoin, nos proches veulent et peuvent aussi nous aider, mais ils ne savent pas toujours comment. Ils faut dire clairement nos besoins, cela peut faire la différence.

Pour plus de compréhension.

Moins de pression.

De l’aide ponctuelle.

Simplement une écoute bienveillante. Changer le regard sur les handicaps invisibles ne se fait pas toujours en une seule discussion, il faut plusieurs échanges pour que les proches comprennent vraiment. Pourquoi c’est important pour les femmes d’en parler. Beaucoup de femmes ont appris à tout gérer en silence.

Mais parler de son handicap invisible peut permettre de se sentir moins seule et d’être mieux soutenue. Cela aide aussi à faire évoluer les mentalités sur la réalité vécue par de nombreuses femmes.

Gigi Tdah 😉

 

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Mon cerveau fonctionne différemment.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Mon cerveau fonctionne différemment.

Tu crois que quelqu’un avec tdah ne fait pas d’efforts ou n’arrive pas à se concentrer par paresse ?.

Détrompe-toi. Le tdah n’est pas un problème d’éducation, ni un défaut de caractère. C’est un trouble neurodéveloppemental, un cerveau qui se développe et fonctionne autrement dès l’enfance. Ce n’est pas de la volonté qui manque, mais une coordination interne qui diffère de la norme.

Les personnes tdah peuvent savoir exactement ce qu’elles doivent faire et vouloir le faire, mais se retrouver bloquées au moment d’agir. Pourquoi ? Parce que plusieurs zones de leur cerveau ne communiquent pas comme chez les autres. 

Le cortex préfrontal, la tour de contrôle du cerveau, est responsable de la concentration, de l’organisation, de la planification, de l’inhibition et de la gestion des émotions. Chez les personnes tdah, il est moins actif et se développe plus lentement, ce qui entraîne des difficultés à démarrer des tâches, à rester organisé ou à contrôler ses impulsions.

Mais ce n’est pas tout. Les ganglions de la base, situés en profondeur dans le cerveau, contrôlent la motivation et le passage à l’action. Dans le tdah, ces circuits sont perturbés : on sait ce qu’il faut faire, on veut le faire… et pourtant, on reste bloqué. Ce n’est pas de la paresse, c’est neurologique.

La dopamine, le moteur de la motivation, fonctionne aussi différemment. Elle régule l’envie, le plaisir et la récompense. Dans le tdah, ce système est moins efficace, ce qui rend les tâches peu stimulantes extrêmement difficiles, tandis que les activités passionnantes peuvent déclencher un hyperfocus intense et prolongé. Le cerveau fonctionne donc à l’intérêt, pas à l’obligation.

Le cervelet, souvent méconnu, joue un rôle dans l’organisation, le timing et l’automatisation des actions. Dans le tdah, sa fonction est altérée : le temps semble filer trop vite ou trop lentement, les transitions sont difficiles et la sensation d’urgence permanente est fréquente.

Le tdah ne concerne pas seulement des zones isolées,

c’est un trouble des réseaux neuronaux. Les connexions entre les différentes parties du cerveau sont moins efficaces, ce qui entraîne des pensées dispersées, des difficultés à rester concentré et une surcharge mentale constante.

À cela s’ajoute une régulation émotionnelle particulière : émotions intenses, réactions rapides et récupération plus lente. Ce n’est pas un excès de sensibilité, c’est neurologique. La fatigue mentale est également une réalité quotidienne le cerveau dépense beaucoup plus d’énergie pour les mêmes tâches.

Il est aussi un trouble multifactoriel, la génétique joue un rôle important, le développement cérébral suit un rythme différent, et l’environnement peut accentuer les symptômes sans les causer. Aujourd’hui, environ 5 à 7 % des enfants et 2,5 à 6 % des adultes sont concernés, et beaucoup continuent à présenter des symptômes à l’âge adulte.

Le comprendre, c’est enfin voir au-delà des apparences, arrêter la culpabilité et adapter l’environnement et les stratégies au fonctionnement réel du cerveau. C’est aussi reconnaître les forces souvent associées : créativité, intensité, hyperfocus, sensibilité et manière unique de penser. Le tdah n’est pas une déficience, c’est un mode de fonctionnement différent qui mérite compréhension et adaptation.

Gigi Tdah😉

 

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Tdah & Tda

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 TDAH vs TDA, pourquoi le (TDA) n’existe plus en 2026 (et ce que dit réellement la science)

 

Le terme TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) est aujourd’hui la seule appellation officielle dans les classifications médicales modernes (DSM-5-TR, American Psychiatric Association). L’appellation TDA, encore très utilisée dans le langage courant, est en réalité un terme obsolète en psychiatrie.

Historiquement, le DSM-III (années 1980) distinguait encore le TDA avec ou sans hyperactivité. Cette séparation a ensuite été abandonnée dans le DSM-IV (1994), où le trouble a été unifié sous le terme TDAH. L’objectif était de mieux refléter les données cliniques montrant que l’attention, l’impulsivité et l’hyperactivité ne sont pas des troubles séparés mais des dimensions variables d’un même trouble neurodéveloppemental.

https://www.psychiatry.org/psychiatrists/practice/dsm

Aujourd’hui, la science ne parle plus de (types fixes) mais de (présentations) du TDAH. Le DSM-5 puis le DSM-5-TR (toujours en vigueur en 2026) définissent trois présentations, inattentive, hyperactive-impulsive et combinée. Cette évolution vient directement des études longitudinales montrant que les profils changent au cours de la vie, un enfant hyperactif peut devenir un adulte principalement inattentif, ce qui rendait les anciens (sous-types) scientifiquement instables.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7287898/

Le terme (TDA) est donc considéré comme non valide médicalement car il sous-entendrait l’existence d’un trouble de l’attention isolé, ce que les données actuelles ne confirment pas. Les recherches en neuropsychologie montrent plutôt un dysfonctionnement global des fonctions exécutives, régulation attentionnelle, inhibition, mémoire de travail et gestion motivationnelle. Il s’agit donc d’un continuum neurodéveloppemental plutôt que de catégories séparées. Les études d’imagerie cérébrale et de neurocognition n’ont pas identifié de biomarqueur unique permettant de distinguer des (TDA) et (TDAH) comme deux entités différentes. Cela explique pourquoi le diagnostic reste strictement clinique, basé sur les symptômes et leur impact fonctionnel dans la vie quotidienne.

https://www.nimh.nih.gov/health/topics/attention-deficit-hyperactivity-disorder-adhd

Le (TDA) est un terme historique simplifié, tandis que (TDAH) est l’appellation scientifique actuelle. La distinction entre, avec ou sans hyperactivité” appartient désormais à une logique descriptive (présentations) et non à des diagnostics séparés.

Gigi Tdah 😉

 

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L Oms, pilier Mondial de la santé et référent pour la reconnaissance du Tdah

Publié le par Gigi Tdah

 L’Oms, pilier mondial de la santé et référent pour la reconnaissance du tdah.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), fondée en 1948 par les Nations Unies.

https://www.who.int⁠ 

est l’organisme directeur de la santé publique au niveau international. Elle élabore des normes, coordonne les réponses aux crises sanitaires et encourage les pays à adopter des politiques basées sur les preuves.

Bien que l’oms, n’ait pas encore publié de chiffres spécifiques pour le tdah adulte en 2025, elle a joué un rôle clé en reconnaissant le dît comme trouble neurodéveloppemental persistant.

Les directives de l’OMS, relayées dans des fiches d’information. https://www.who.int/tdah, ont inspiré les politiques européennes, plusieurs pays, comme le Royaume-Uni. https://www.nhs.uk/ 

Ou, les Pays-Bas, ont intégré ces recommandations dans leurs programmes de dépistage et d’intervention. En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) s’est appuyée sur ces directives pour élaborer ses recommandations dès 2021. 

https://www.has-sante.fr/

structurant ainsi le repérage et la prise en charge des adultes.  Ainsi, l’oms agit comme une boussole, guidant les nations européennes vers une meilleure identification et prise en charge des adultes avec tdah.

Gigi Tdah 😉

 

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Glutamate et Tdah

Publié le par Gigi Tdah

Glutamate TDAH. l’accélérateur du cerveau… indispensable mais parfois,puissant.

 

Après la dopamine, la noradrénaline, la sérotonine et le GABA, on termine avec un neurotransmetteur clé dans le tdah, le glutamate. Moins connu du grand public, il est pourtant essentiel car c’est le principal excitateur du cerveau. Si le GABA est le frein, alors le glutamate est l ’accélérateur. Le glutamate est impliqué dans presque toutes les fonctions cérébrales importantes. Il joue un rôle central dans l’apprentissage, la mémoire, la concentration et la transmission rapide de l’information entre les neurones. Il permet au cerveau de traiter, analyser et réagir rapidement aux stimuli.

 

Il a été identifié progressivement au XXe siècle comme neurotransmetteur majeur, notamment grâce aux travaux de chercheurs comme Hayashi Tadao, qui ont contribué à démontrer son rôle excitateur dans le système nerveux central. Dans le cerveau, le glutamate est partout. Il permet l’apprentissage, la mémoire, la rapidité de traitement, la communication entre neurones et l’activation mentale. C’est lui qui “allume” les circuits neuronaux. Sans glutamate, pas de pensée rapide, pas de capacité d’adaptation, pas d’apprentissage efficace.

 

Dans le tdah, le problème n’est pas simplement un manque ou un excès, mais plutôt un déséquilibre dans la régulation. Le glutamate peut être mal modulé, ce qui entraîne une activation cérébrale instable. Concrètement, cela peut donner un cerveau qui part dans tous les sens, une difficulté à filtrer les informations, une surcharge cognitive rapide, une sensation de trop de pensées en même temps et une difficulté à se concentrer malgré une forte activité mentale.

 

L’équilibre avec le GABA devient essentiel. Le glutamate active, le GABA calme. Dans le tdah, cet équilibre excitation/inhibition est souvent perturbé, ce qui explique cette sensation fréquente de cerveau en surchauffe. Quand le glutamate est bien régulé, il permet une pensée fluide, un apprentissage efficace et une bonne capacité d’adaptation. Il soutient la concentration et la mémoire de travail.

 

Mais lorsqu’il est mal régulé, cela peut entraîner une agitation mentale, une difficulté à se concentrer, une fatigue cognitive liée à la surcharge, une hypersensibilité aux stimuli et une difficulté à prioriser.

 

Les recherches récentes confirment son implication dans le tdah. Des études en neuroimagerie ont montré des différences dans les niveaux de glutamate dans certaines régions du cerveau, notamment le cortex préfrontal. Les travaux de Josephine Elia ont mis en évidence un lien entre glutamate et symptômes. D’autres recherches, comme celles de David Coghill, soulignent l’importance de l’équilibre entre glutamate et GABA dans la régulation de l’attention et du comportement.

 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23660227/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24799224/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30851258/⁠

 

Nous avons maintenant exploré les principaux neurotransmetteurs impliqués. La dopamine (motivation, plaisir), la noradrénaline (attention, énergie mentale), la sérotonine (régulation émotionnelle), le GABA (frein, apaisement) et le glutamate (activation, apprentissage).

 

Le tdah est donc un équilibre complexe entre plusieurs systèmes, pas juste un seul défaut. Mieux comprendre tout ça, c’est arrêter de se résumer à “je n’y arrive pas”… et commencer à voir comment fonctionne réellement son cerveau.

Gigi Tdah 😉

 

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Gaba et Tdah

Publié le par Gigi Tdah

GABA et TDAH, le frein du cerveau… qui parfois ne ralentit pas assez.


Après la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine, on aborde un neurotransmetteur essentiel mais souvent méconnu dans le tdah.  le GABA (acide gamma-aminobutyrique). Si les autres neurotransmetteurs stimulent, activent ou régulent, le GABA, lui, a un rôle fondamental , ralentir et apaiser le cerveau.

 

Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central.Concrètement, il agit comme un frein naturel. Il diminue l’excitabilité neuronale, évite la surcharge d’informations et permet au cerveau de se calmer, de filtrer et de ne pas partir dans tous les sens.

 

Il a été identifié au milieu du XXe siècle, notamment grâce aux travaux du scientifique Eugene Roberts, qui a mis en évidence son rôle inhibiteur dans le cerveau. Cette découverte a profondément changé la compréhension de l’équilibre entre excitation et inhibition dans le système nerveux.

 

Dans le cerveau, le GABA intervient dans plusieurs fonctions essentielles. Il permet de réduire l’agitation mentale, de favoriser le calme, d’améliorer la qualité du sommeil et de réguler l’anxiété. Il joue aussi un rôle clé dans le contrôle des impulsions et dans la capacité à ralentir avant d’agir. C’est lui qui permet de “mettre sur pause”.

Ce système inhibiteur peut être moins efficace. Cela ne signifie pas forcément un manque total de GABA, mais plutôt un déséquilibre entre excitation et inhibition. Le cerveau est alors plus facilement en suractivation. Cela peut se traduire par une agitation mentale constante, une difficulté à se poser, des pensées qui s’enchaînent rapidement, une impulsivité accrue et une difficulté à ralentir, même quand on le souhaite. Ce manque de frein interne peut aussi expliquer pourquoi certaines personnes, ont du mal à s’endormir, à se détendre ou à “déconnecter”. Le cerveau reste actif, comme s’il n’arrivait pas à baisser le volume.

 

Lorsque le GABA fonctionne de manière optimale, il apporte un vrai apaisement. Il permet de mieux gérer les émotions, de réduire l’anxiété, de ralentir les pensées et de favoriser un état de calme propice à la concentration. Il aide aussi à améliorer la qualité du sommeil, ce qui est essentiel dans la régulation globale du tdah. Un déséquilibre peut entraîner une agitation mentale, du stress, de l’anxiété, des difficultés d’endormissement et une impulsivité plus marquée. Le cerveau peut alors avoir du mal à filtrer les informations, ce qui accentue la sensation de surcharge.

 

Contrairement aux psychostimulants qui agissent principalement sur la dopamine et la noradrénaline, certains traitements ou approches ciblent indirectement le système GABAergique, notamment dans la gestion de l’anxiété ou des troubles du sommeil. L’objectif est d’aider le cerveau à retrouver un meilleur équilibre entre activation et inhibition.

Les recherches récentes commencent à mieux explorer le rôle du GABA. Des études en imagerie cérébrale ont montré des différences dans les niveaux de GABA, notamment dans les zones impliquées dans le contrôle de l’attention et des impulsions.

 

Les travaux de Eyal Ben-Simon et d’autres chercheurs ont mis en évidence des liens entre GABA, régulation émotionnelle et sommeil. D’autres études comme celles de Renata Schoemaker (2017) suggèrent une altération de l’inhibition neuronale.

 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28148393/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24657380/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31056416/⁠

 

Savoir le GABA, c’est comprendre pourquoi le cerveau, peut être en “accélération constante”. Ce n’est pas seulement un problème d’attention ou de motivation, mais aussi une difficulté à freiner, à ralentir, à faire des pauses.

 

Nous avons déjà exploré la dopamine (motivation), la noradrénaline (attention), la sérotonine (émotions). Le GABA vient compléter cet équilibre en apportant le calme et la régulation interne.Il reste encore un dernier neurotransmetteur clé à explorer le glutamate, qui joue un rôle dans l’activation et l’apprentissage.

Gigi Tdah 😉
 

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Noradrénaline et Tdah

Publié le par Gigi Tdah

Noradrénaline et tdah, le carburant invisible de ton attention (et pourquoi tout dérape sans elle).

 

Après avoir exploré la dopamine, il est essentiel de comprendre un autre pilier du fonctionnement cérébral dans le tdah, la noradrénaline. Moins médiatisée, elle est pourtant au cœur de notre capacité à rester concentré, organisé et mentalement stable face aux sollicitations du quotidien.

 

La noradrénaline, aussi appelée norépinéphrine, est à la fois un neurotransmetteur et une hormone. Elle joue un rôle majeur dans la vigilance, l’attention, la gestion du stress et la réactivité. C’est elle qui permet au cerveau de rester allumé, de filtrer les informations importantes et de mobiliser l’énergie mentale nécessaire pour agir. Elle agit en étroite collaboration avec la dopamine, mais là où la dopamine motive à agir, la noradrénaline permet de maintenir l’effort dans le temps.

 

Elle a été découverte dans les années 1940 par le physiologiste suédois Ulf von Euler, qui a mis en évidence son rôle fondamental dans le système nerveux sympathique, notamment dans les réactions de stress et d’adaptation. Ses travaux lui ont valu le prix Nobel et ont ouvert la voie à la compréhension moderne des neurotransmetteurs impliqués dans les troubles de l’attention.

 

Dans le cerveau, la noradrénaline est essentielle aux fonctions exécutives, c’est-à-dire tout ce qui permet d’organiser, planifier, prioriser et prendre des décisions. Elle intervient aussi dans la régulation émotionnelle et dans la capacité à rester concentré malgré les distractions. Elle agit comme un filtre et un amplificateur : elle aide à se focaliser sur une tâche tout en réduisant le bruit mental environnant. Chez les personnes ayant un tdah, ce système est souvent dysrégulé. Cela peut se traduire par une difficulté à maintenir l’attention, une fatigue mentale rapide, une tendance à être submergé par les stimulis, ou encore une sensibilité accrue au stress.

 

Le cerveau a plus de mal à maintenir un niveau stable d’activation, ce qui explique les fluctuations d’énergie, de concentration et de motivation. C’est précisément pour cela que les traitements psychostimulants sont utilisés. Des molécules comme le méthylphénidate agissent en augmentant la disponibilité de la dopamine mais aussi de la noradrénaline dans certaines zones du cerveau, notamment le cortex préfrontal. Leur objectif n’est pas de surstimuler, mais de rééquilibrer ces neurotransmetteurs pour permettre un fonctionnement plus stable, une meilleure concentration et une réduction de l’impulsivité.

 

Lorsque la noradrénaline est bien régulée, les bénéfices sont importants, une attention plus stable, une meilleure résistance à la distraction, une capacité accrue à gérer le stress et à organiser ses pensées. Elle permet aussi de soutenir l’effort mental, ce qui est souvent un défi majeur dans le tdah.

 

À l’inverse, un déséquilibre peut avoir des effets marqués. Un niveau trop faible entraîne une fatigue cognitive, un manque de concentration et une sensation de brouillard mental. À l’opposé, un excès peut provoquer de l’anxiété, de l’irritabilité, une hypervigilance et des troubles du sommeil. Tout est donc une question d’équilibre.

 

Les recherches récentes confirment son rôle central. Les travaux de Amy Arnsten (2015) ont montré l’impact direct de la noradrénaline sur le cortex préfrontal et les fonctions exécutives. Craig Berridge et ses collègues (2016) ont mis en évidence son rôle dans l’attention et les effets des psychostimulants.Des études d’imagerie comme celles de Nuria del Campo (2018) confirment un dysfonctionnement du système noradrénergique chez les personnes tdah. Enfin, les synthèses récentes de Stephen Faraone (2021) rappellent que le tdah repose sur une interaction complexe entre dopamine et noradrénaline, et non sur un seul neurotransmetteur.

 

Comprendre la noradrénaline, c’est comprendre pourquoi il est parfois si difficile de rester concentré, de commencer une tâche ou d’aller au bout sans s’épuiser. C’est aussi réaliser que ces difficultés ne relèvent pas d’un manque de motivation, mais d’un équilibre neurochimique fragile.

 

Nous avons déjà abordé la dopamine, qui joue sur la motivation et le plaisir. Aujourd’hui, la noradrénaline nous montre à quel point l’attention et l’énergie mentale reposent sur des mécanismes précis.

 

Il reste encore à explorer d’autres neurotransmetteurs impliqués dans le tdah, notamment la sérotonine, le gaba et le glutamate. Comprendre l’ensemble permet d’avoir une vision globale, plus juste… et surtout plus bienveillante envers soi-même.

Gigi Tdah😉

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