Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mon cerveau fonctionne différemment.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Mon cerveau fonctionne différemment.

Tu crois que quelqu’un avec tdah ne fait pas d’efforts ou n’arrive pas à se concentrer par paresse ?.

Détrompe-toi. Le tdah n’est pas un problème d’éducation, ni un défaut de caractère. C’est un trouble neurodéveloppemental, un cerveau qui se développe et fonctionne autrement dès l’enfance. Ce n’est pas de la volonté qui manque, mais une coordination interne qui diffère de la norme.

Les personnes tdah peuvent savoir exactement ce qu’elles doivent faire et vouloir le faire, mais se retrouver bloquées au moment d’agir. Pourquoi ? Parce que plusieurs zones de leur cerveau ne communiquent pas comme chez les autres. 

Le cortex préfrontal, la tour de contrôle du cerveau, est responsable de la concentration, de l’organisation, de la planification, de l’inhibition et de la gestion des émotions. Chez les personnes tdah, il est moins actif et se développe plus lentement, ce qui entraîne des difficultés à démarrer des tâches, à rester organisé ou à contrôler ses impulsions.

Mais ce n’est pas tout. Les ganglions de la base, situés en profondeur dans le cerveau, contrôlent la motivation et le passage à l’action. Dans le tdah, ces circuits sont perturbés : on sait ce qu’il faut faire, on veut le faire… et pourtant, on reste bloqué. Ce n’est pas de la paresse, c’est neurologique.

La dopamine, le moteur de la motivation, fonctionne aussi différemment. Elle régule l’envie, le plaisir et la récompense. Dans le tdah, ce système est moins efficace, ce qui rend les tâches peu stimulantes extrêmement difficiles, tandis que les activités passionnantes peuvent déclencher un hyperfocus intense et prolongé. Le cerveau fonctionne donc à l’intérêt, pas à l’obligation.

Le cervelet, souvent méconnu, joue un rôle dans l’organisation, le timing et l’automatisation des actions. Dans le tdah, sa fonction est altérée : le temps semble filer trop vite ou trop lentement, les transitions sont difficiles et la sensation d’urgence permanente est fréquente.

Le tdah ne concerne pas seulement des zones isolées,

c’est un trouble des réseaux neuronaux. Les connexions entre les différentes parties du cerveau sont moins efficaces, ce qui entraîne des pensées dispersées, des difficultés à rester concentré et une surcharge mentale constante.

À cela s’ajoute une régulation émotionnelle particulière : émotions intenses, réactions rapides et récupération plus lente. Ce n’est pas un excès de sensibilité, c’est neurologique. La fatigue mentale est également une réalité quotidienne le cerveau dépense beaucoup plus d’énergie pour les mêmes tâches.

Il est aussi un trouble multifactoriel, la génétique joue un rôle important, le développement cérébral suit un rythme différent, et l’environnement peut accentuer les symptômes sans les causer. Aujourd’hui, environ 5 à 7 % des enfants et 2,5 à 6 % des adultes sont concernés, et beaucoup continuent à présenter des symptômes à l’âge adulte.

Le comprendre, c’est enfin voir au-delà des apparences, arrêter la culpabilité et adapter l’environnement et les stratégies au fonctionnement réel du cerveau. C’est aussi reconnaître les forces souvent associées : créativité, intensité, hyperfocus, sensibilité et manière unique de penser. Le tdah n’est pas une déficience, c’est un mode de fonctionnement différent qui mérite compréhension et adaptation.

Gigi Tdah😉

 

Commenter cet article