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a propos du tdah

Sérotonine et Tdah

Publié le par Gigi Tdah

Sérotonine et Tdah, l’équilibre émotionnel qui change tout (et qu’on oublie trop souvent).

 

Après la dopamine et la noradrénaline, il est essentiel de s’intéresser à un neurotransmetteur souvent moins visible mais pourtant fondamental dans le tdah, la sérotonine. Elle ne joue pas directement sur la motivation ou l’attention pure, mais elle influence quelque chose de tout aussi important, la stabilité émotionnelle.

 

La sérotonine est un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur, du sommeil, de l’appétit et surtout du contrôle des émotions et des impulsions. Là où la dopamine donne l’élan et la noradrénaline maintient l’attention, la sérotonine agit comme un régulateur interne, une forme de “frein” qui permet de modérer les réactions et de garder un certain équilibre face aux situations du quotidien.

 

Elle a été identifiée au milieu du XXe siècle grâce aux travaux du chercheur italien Vittorio Erspamer, puis isolée et étudiée plus précisément par le biochimiste Maurice Rapport. Ces découvertes ont permis de mieux comprendre son rôle dans le fonctionnement cérébral et émotionnel.Dans le cerveau, la sérotonine intervient dans de nombreux processus essentiels. Elle aide à stabiliser l’humeur, à améliorer la qualité du sommeil, à réguler l’appétit et surtout à contrôler les réactions impulsives. Elle permet aussi de mieux gérer la frustration, de prendre du recul et d’éviter les réactions excessives. C’est un neurotransmetteur clé dans la régulation émotionnelle. Dans le tdah, même si l’on parle souvent en priorité de dopamine et de noradrénaline, la sérotonine joue un rôle important, notamment chez les adultes.

 

Un déséquilibre peut entraîner une hypersensibilité émotionnelle, des réactions intenses, une difficulté à gérer les frustrations, ainsi qu’une impulsivité accrue, que ce soit dans les paroles, les décisions ou les comportements. Certaines personnes peuvent aussi ressentir de l’anxiété ou des variations d’humeur plus marquées. Il faut comprendre, c’est que la sérotonine agit comme un stabilisateur. Lorsqu’elle est insuffisante ou mal régulée, le “frein émotionnel” fonctionne moins bien. Cela peut amplifier les difficultés déjà présentes avec les autres neurotransmetteurs, rendant le quotidien plus intense et parfois plus difficile à gérer.

 

Contrairement aux psychostimulants qui ciblent principalement la dopamine et la noradrénaline, certains traitements peuvent agir sur la sérotonine, notamment dans des situations où l’anxiété, les troubles de l’humeur ou l’impulsivité émotionnelle sont très présents. L’objectif est alors d’apporter plus de stabilité émotionnelle et de réduire les réactions excessives. Lorsque la sérotonine est bien équilibrée, les bénéfices sont visibles : une humeur plus stable, une meilleure gestion des émotions, moins d’impulsivité, un sommeil de meilleure qualité et une sensation globale de calme intérieur.

 

 À l’inverse, un déséquilibre peut provoquer de l’irritabilité, de l’anxiété, des troubles du sommeil, des réactions disproportionnées et une instabilité émotionnelle marquée. Les recherches récentes confirment son rôle dans le tdah, notamment dans la régulation des émotions et de l’impulsivité.

 

Des études comme celles de Müller et al. (2017) mettent en évidence son implication dans le contrôle des comportements impulsifs. Oades (2018) souligne l’interaction entre dopamine, noradrénaline et sérotonine dans le fonctionnement global du tdah. Les travaux de Stephen Faraone (2021) rappellent que ce trouble repose sur un équilibre complexe entre plusieurs neurotransmetteurs. Enfin, Dalley et Roiser ont montré que la sérotonine joue un rôle clé dans la capacité à inhiber les réponses impulsives.

 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28485715/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29680175/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33549739/⁠

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22763105/⁠

 

Comprendre la sérotonine, c’est réaliser que cela ne concerne pas uniquement l’attention ou la motivation. C’est aussi un trouble de la régulation émotionnelle, et cette dimension est souvent centrale dans le vécu quotidien. Nous avons déjà exploré la dopamine, qui influence la motivation et le plaisir, puis la noradrénaline, qui soutient l’attention et l’énergie mentale. La sérotonine vient compléter cet équilibre en apportant la stabilité émotionnelle nécessaire.Il reste encore à explorer d’autres neurotransmetteurs impliqués dans le tdah, notamment le GABA, qui agit comme un frein cérébral, et le glutamate, impliqué dans l’activation et l’apprentissage.

 

Comprendre l’ensemble permet d’avoir une vision plus globale, plus juste… et surtout plus bienveillante envers soi-même.

Gigi Tdah 😉

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Dopamine et Tdah

Publié le

Dopamine et tdah, pourquoi ton cerveau ne fonctionne pas comme les autres.

 

La dopamine est un neurotransmetteur essentiel dans notre capacité à nous concentrer, à prendre des décisions et à rester motivées. Découverte dans les années 1950 par le neuroscientifique Arvid Carlsson, qui a reçu le Prix Nobel en 2000, elle a d’abord été étudiée dans la maladie de Parkinson avant d’être reconnue comme un élément central du système de récompense et de l’attention.

 

Aujourd’hui, les études en neuroimagerie ont montré que chez les personnes atteintes de TDAH, il existe une hypoactivité dopaminergique, notamment dans le cortex préfrontal, la zone du cerveau qui gère l’attention, la prise de décision et le contrôle des impulsions. Cette régulation insuffisante entraîne des difficultés à se concentrer, une tendance à procrastiner, un besoin constant de stimulation, une impulsivité accrue et une fatigue mentale rapide. Ce point est essentiel : il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’un signal dopaminergique instable dans le cerveau.

 

La dopamine agit à différents niveaux grâce à des récepteurs spécifiques, notamment les récepteurs D1, impliqués dans la concentration et la mémoire de travail, et les récepteurs D2, liés à la motivation et à la régulation des comportements. Elle fonctionne également en interaction avec d’autres neurotransmetteurs comme la noradrénaline, qui joue un rôle dans la vigilance, le glutamate dans l’activation cognitive, et la sérotonine dans la régulation de l’humeur.

 

Le fonctionnement cérébral repose donc sur un équilibre global entre plusieurs systèmes, et non sur un seul neurotransmetteur isolé. Une question qui me revient souvent en privée, pourquoi un psychostimulant, qui augmente la dopamine, ne provoque-t-il pas une excitation visible ?.

 

La réponse tient dans son mode d’action. Contrairement à certaines substances qui libèrent massivement de la dopamine de manière brutale, les psychostimulants utilisés dans le tdah agissent en ralentissant la recapture de la dopamine, ce qui permet d’augmenter sa disponibilité de façon progressive et ciblée, notamment dans le cortex préfrontal. Cela ne crée pas un effet euphorisant, mais au contraire une stabilisation du fonctionnement cérébral.

 

C’est pour cela que de nombreuses personnes sous traitement se sentent plus calmes, plus concentrées et plus organisées : le cerveau fonctionne enfin de manière plus régulée. Chez les femmes, il existe une dimension supplémentaire souvent sous-estimée.

 

Les hormones, en particulier les œstrogènes et la progestérone, influencent directement la dopamine. Les œstrogènes tendent à augmenter son activité, tandis que la progestérone peut la diminuer. Cela signifie que, selon les phases du cycle menstruel, les capacités d’attention, la motivation et même l’efficacité du traitement peuvent varier.

 

Beaucoup de femmes avec un tdah ressentent ainsi des fluctuations importantes dans leur fonctionnement cognitif, avec des périodes où tout semble fluide, et d’autres où tout devient beaucoup plus difficile. Ces variations ne sont pas psychologiques, elles sont neuro-hormonales. Ce qu’il faut retenir, c’est que le tdah est un trouble neurobiologique réel, dans lequel la dopamine joue un rôle central. Les traitements ne visent pas à stimuler artificiellement le cerveau, mais à rétablir un équilibre.

 

Chez les femmes, cet équilibre est influencé par des facteurs hormonaux qui rendent l’expérience du tdah encore plus complexe, mais aussi plus compréhensible lorsqu’on en connaît les mécanismes.

Gigi Tdah😉

 

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