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Dopamine et Tdah

Publié le

Dopamine et tdah, pourquoi ton cerveau ne fonctionne pas comme les autres.

 

La dopamine est un neurotransmetteur essentiel dans notre capacité à nous concentrer, à prendre des décisions et à rester motivées. Découverte dans les années 1950 par le neuroscientifique Arvid Carlsson, qui a reçu le Prix Nobel en 2000, elle a d’abord été étudiée dans la maladie de Parkinson avant d’être reconnue comme un élément central du système de récompense et de l’attention.

 

Aujourd’hui, les études en neuroimagerie ont montré que chez les personnes atteintes de TDAH, il existe une hypoactivité dopaminergique, notamment dans le cortex préfrontal, la zone du cerveau qui gère l’attention, la prise de décision et le contrôle des impulsions. Cette régulation insuffisante entraîne des difficultés à se concentrer, une tendance à procrastiner, un besoin constant de stimulation, une impulsivité accrue et une fatigue mentale rapide. Ce point est essentiel : il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’un signal dopaminergique instable dans le cerveau.

 

La dopamine agit à différents niveaux grâce à des récepteurs spécifiques, notamment les récepteurs D1, impliqués dans la concentration et la mémoire de travail, et les récepteurs D2, liés à la motivation et à la régulation des comportements. Elle fonctionne également en interaction avec d’autres neurotransmetteurs comme la noradrénaline, qui joue un rôle dans la vigilance, le glutamate dans l’activation cognitive, et la sérotonine dans la régulation de l’humeur.

 

Le fonctionnement cérébral repose donc sur un équilibre global entre plusieurs systèmes, et non sur un seul neurotransmetteur isolé. Une question qui me revient souvent en privée, pourquoi un psychostimulant, qui augmente la dopamine, ne provoque-t-il pas une excitation visible ?.

 

La réponse tient dans son mode d’action. Contrairement à certaines substances qui libèrent massivement de la dopamine de manière brutale, les psychostimulants utilisés dans le tdah agissent en ralentissant la recapture de la dopamine, ce qui permet d’augmenter sa disponibilité de façon progressive et ciblée, notamment dans le cortex préfrontal. Cela ne crée pas un effet euphorisant, mais au contraire une stabilisation du fonctionnement cérébral.

 

C’est pour cela que de nombreuses personnes sous traitement se sentent plus calmes, plus concentrées et plus organisées : le cerveau fonctionne enfin de manière plus régulée. Chez les femmes, il existe une dimension supplémentaire souvent sous-estimée.

 

Les hormones, en particulier les œstrogènes et la progestérone, influencent directement la dopamine. Les œstrogènes tendent à augmenter son activité, tandis que la progestérone peut la diminuer. Cela signifie que, selon les phases du cycle menstruel, les capacités d’attention, la motivation et même l’efficacité du traitement peuvent varier.

 

Beaucoup de femmes avec un tdah ressentent ainsi des fluctuations importantes dans leur fonctionnement cognitif, avec des périodes où tout semble fluide, et d’autres où tout devient beaucoup plus difficile. Ces variations ne sont pas psychologiques, elles sont neuro-hormonales. Ce qu’il faut retenir, c’est que le tdah est un trouble neurobiologique réel, dans lequel la dopamine joue un rôle central. Les traitements ne visent pas à stimuler artificiellement le cerveau, mais à rétablir un équilibre.

 

Chez les femmes, cet équilibre est influencé par des facteurs hormonaux qui rendent l’expérience du tdah encore plus complexe, mais aussi plus compréhensible lorsqu’on en connaît les mécanismes.

Gigi Tdah😉

 

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