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Et si le Tdah.......

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Et si le Tdah n’était pas un trouble de l’attention… mais un trouble de l’énergie mentale?.

Pendant des années, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité a été présenté comme une incapacité à se concentrer. Pourtant, les recherches les plus récentes en neurosciences commencent à montrer une réalité beaucoup plus complexe, et peut-être beaucoup plus dérangeante pour notre manière de comprendre ce trouble.

Une question persiste.

Comment une personne peut-elle être incapable de répondre à un email pendant 3 jours…mais rester concentrée 8 heures d’affilée sur un sujet qui la stimule?. Si le problème était réellement (l’attention), ce paradoxe ne devrait pas exister.

De plus en plus d’études suggèrent aujourd’hui que le tdah serait moins un déficit d’attention qu’un trouble de la régulation cognitive, motivationnelle et exécutive.En d’autres termes, l’attention est bien présente, parfois même de manière extrême, mais elle devient difficile à mobiliser volontairement selon le contexte, la récompense perçue et le niveau de stimulation. Une revue systématique publiée en 2025 dans Frontiers in Neuroscience souligne justement l’importance des fonctions exécutives et des oscillations neuronales dans le fonctionnement du tdah adulte. Les chercheurs s’intéressent de plus en plus au rôle du cortex préfrontal, une région impliquée dans.

🔸️l’initiation de l’action.

🔸️l’inhibition.

🔸️ la gestion du temps.

🔸️le maintien de l’effort mental.

Quand ces mécanismes fonctionnent différemment, le problème n’est pas forcément (comprendre quoi faire), mais réussir à déclencher l’action au bon moment. Les recherches récentes sur les neurotransmetteurs vont aussi dans ce sens. Pendant longtemps, le discours scientifique autour du tdah s’est concentré presque exclusivement sur la dopamine, mais plusieurs publications de 2025 montrent que le tableau est plus large, impliquant aussi la sérotonine, la noradrénaline et les circuits de récompense. Ce changement de perspective est important, parce qu’il modifie profondément la manière d’interpréter certains comportements souvent réduits à, (manque de volonté), (paresse)(désorganisation), ou (manque d’effort). En 2026, une revue publiée dans Translational Psychiatry rappelle d’ailleurs que les modèles modernes du tdah s’éloignent progressivement d’une vision centrée uniquement sur l’attention pour intégrer les systèmes de récompense, le contrôle inhibiteur et la régulation motivationnelle.

https://www.nature.com/articles/s41398-026-03972-0⁠

Le cerveau tdah ne fonctionnerait pas selon une logique de capacité… mais selon une logique de régulation. Ce n’est peut-être pas que certaines personnes (ne peuvent pas se concentrer). C’est peut-être que leur cerveau ne distribue pas l’énergie cognitive de manière linéaire ou prévisible.Si cette hypothèse se confirme davantage dans les années à venir, alors il faudra probablement revoir bien plus que le nom du trouble. Peut-être aussi notre manière de juger les personnes qui vivent avec.

Gigi Tdah 😉

 

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