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Pourquoi poser des limites quand on a un Tdah pose problème aux autres.

Publié le par Gigi Tdah

Pourquoi poser des limites quand on a un Tdah pose problème aux autres.

 

🔸On confond souvent le ressentiment avec le simple fait de poser des limites. Et quand on est une femme tdah, dès qu'on ose dire (non) ou fermer la porte, ça dérange. On nous accuse de dramatiser, de manquer de souplesse ou de (garder de l'amertume), simplement parce qu'on refuse de laisser les autres épuiser notre énergie. On nous répète sans cesse de (tourner la page), comme si avoir fait le deuil d'une relation signifiait obligatoirement réinviter la personne à ruiner notre paix intérieure. Mais il y a une différence fondamentale entre rester bloquée dans l'amertume et décider d'adapter ses accès.

🔸Le ressentiment se nourrit de l'hyperfocalisation. C'est repasser la scène en boucle à 3 h du matin, alimenter une fixation sur l'injustice subie et attendre désespérément que l'autre prenne conscience du chaos qu'il a causé. Avec la dysrégulation émotionnelle et la dysphorie sensible au rejet (rsd), cette douleur prend une place disproportionnée. On finit même par douter de sa propre légitimité, (Est-ce que c'est moi qui suis trop sensible ? Est-ce que j'exagère ?).

🔸À l'inverse, poser une limite, c'est un acte de gestion de son énergie. Ce n'est pas une punition destinée à l'autre, c'est un garde-fou pour préserver sa charge mentale. La colère peut finir par s'atténuer, mais la limite, elle, reste. Elle ne regarde pas ce qu'on aimerait que l'autre soit, elle regarde ce qu'il a concrètement démontré, et elle décide de la place qu'il peut raisonnablement occuper dans notre vie.

🔸Le piège classique avec le tdah, c'est d'accorder un pardon impulsif juste pour stopper l'inconfort d'une tension, ou parce qu'avec nos soucis de mémoire de travail, la sensation de la blessure s'estompe et qu'on finit par oublier pourquoi on avait mis de la distance.

▪️Évidemment, la frontière n'est pas toujours nette. On peut très bien protéger sa sécurité émotionnelle tout en espérant encore très fort que l'autre marche sur un œuf . C'est humain. Vouloir avancer n'annule pas la frustration, et ressentir cette frustration ne rend pas ta limite illégitime. Pour y voir clair, il n'y a qu'une seule question à se poser. Est-ce que je prends cette distance pour faire souffrir l'autre, ou parce que lui redonner accès à moi mettrait directement en danger mon équilibre ?

▪️Dépasser la douleur te libère du poids de ce qu'on t'a fait. Mais poser une limite t'évite de réitérer l'expérience.

🔸Tu n'as pas besoin d'être en colère pour fermer la porte, et tu n'as pas besoin de la rouvrir pour prouver que tu as guéri. Protège ton attention, protège ton énergie, et garde tes accès réservés à ce qui te fait du bien.

Gigi Tdah 😉

 

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