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Tdah, pourquoi la composition du sucre peut réellement soulager le cerveau.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah, pourquoi la composition du sucre peut réellement soulager le cerveau.

 

🔸 Chez les personnes présentant un (Tdah), la consommation de sucre n’est pas uniquement liée à une envie ou à une habitude. Elle repose sur des mécanismes neurobiologiques précis impliquant la dopamine, le glucose cérébral et la régulation énergétique du cerveau. Le cerveau humain dépend principalement du glucose comme source d’énergie. Or, dans le tdah, plusieurs études suggèrent une utilisation moins efficace de l’énergie au niveau de certaines régions cérébrales, notamment le cortex préfrontal, impliqué dans l’attention, la prise de décision et l’inhibition. Cette inefficacité peut augmenter la sensation de fatigue mentale et le besoin de (recharger) rapidement le système https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3654209/

🔸 Le sucre, en particulier sous forme de glucides simples, possède une caractéristique essentielle, il est rapidement absorbé et entraîne une augmentation rapide de la glycémie. Cette élévation permet une disponibilité immédiate de glucose pour le cerveau, ce qui peut temporairement améliorer certaines fonctions cognitives, notamment l’attention et la vigilance https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12693782/

🔸Mais l’effet ne s’arrête pas là. Le sucre agit également sur le système de récompense. Sa consommation stimule la libération de dopamine dans le striatum, une région clé du circuit de la récompense. Chez les personnes avec tdah, où la régulation dopaminergique est différente, cette stimulation peut être perçue comme particulièrement efficace pour augmenter rapidement le niveau de motivation et de bien-être. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5573563/

🔸 Un autre mécanisme concerne l’insuline. Lorsque le sucre est consommé, l’insuline est libérée pour réguler la glycémie. Cette hormone influence indirectement l’entrée de certains acides aminés dans le cerveau, notamment le tryptophane, précurseur de la sérotonine, ce qui peut favoriser un apaisement émotionnel à court terme. Dans le tdah, où la régulation émotionnelle et la gestion de l’énergie sont plus instables, ces effets combinés, apport énergétique rapide, stimulation dopaminergique et modulation sérotoninergique , peuvent donner une réelle sensation de soulagement. Le cerveau ne cherche pas simplement du plaisir, il cherche à retrouver un équilibre fonctionnel. Mais, cet effet est transitoire. Après le pic glycémique, une chute peut survenir, entraînant une baisse d’énergie, de concentration et parfois une irritabilité accrue. Ce mécanisme favorise un cycle de répétition.

🔸 Comment déjouer ce mécanisme sans lutter contre son cerveau Comprendre ces mécanismes permet de mettre en place des stratégies adaptées, non pas contre le cerveau, mais avec lui.

▪️Introduire une stabilisation de la glycémie est essentiel.

▪️Associer les glucides à des protéines et des lipides permet de ralentir l’absorption du glucose et d’éviter les pics suivis de chutes brutales. Cela réduit les variations d’énergie qui alimentent les compulsions.

▪️Proposer des alternatives de stimulation est également central. Le cerveau Tdah ne cherche pas spécifiquement du sucre, il cherche une activation dopaminergique. Le mouvement, la musique, une tâche courte et gratifiante ou même un changement d’environnement peuvent produire un effet similaire sans passer par l’alimentation.

▪️Créer un léger délai entre l’envie et l’action permet de réengager les circuits du cortex préfrontal. Même quelques minutes suffisent parfois à diminuer l’intensité de la pulsion, car celle-ci est souvent transitoire. L’anticipation joue un rôle clé. Éviter les longues périodes sans manger permet de limiter les chutes d’énergie qui déclenchent les recherches rapides de sucre. Des apports réguliers et structurés soutiennent le fonctionnement cérébral de manière plus stable.

🔸 Agir sur l’environnement est déterminant. Dans le tdah le comportement est fortement influencé par l’accessibilité. Réduire la visibilité des aliments très sucrés ou introduire des (frictions) simples peut diminuer les réponses impulsives automatiques. Dans le tdah, le sucre agit comme un régulateur rapide de l’énergie, de la motivation et des émotions. Ce n’est pas une faiblesse, mais une réponse neurobiologique à un besoin réel. L’enjeu n’est donc pas de supprimer ce comportement, mais de proposer au cerveau des alternatives plus stables et durables pour atteindre le même équilibre.

Gigi Tdah 😉

 

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Pourquoi le cerveau Tdah s’épuise plus vite, données (2025–2026).

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Pourquoi le cerveau Tdah s’épuise plus vite, données (2025–2026).

🔸️La fatigue cognitive dans le tdah, tel que défini par le dsm-5, est aujourd’hui mieux comprise grâce aux avancées en neuroimagerie et en connectivité cérébrale publiées en 2025 et 2026. Les recherches récentes montrent que le tdah n’est pas uniquement lié à un déficit attentionnel, mais à une organisation différente des réseaux cérébraux, impliquant notamment les systèmes fronto-pariétaux et les réseaux de contrôle exécutif. Une étude de 2025 publiée dans Nature Mental Health montre une désynchronisation entre réseaux cérébraux de haut niveau (contrôle cognitif) et réseaux de bas niveau (traitement automatique des stimuli). Cette désorganisation oblige le cerveau à compenser en permanence, augmentant la charge mentale globale.

⁠🔸️Cette surcharge est directement liée à une consommation plus élevée de ressources cognitives. Une étude publiée en 2025 dans Scientific Reports montre que les altérations des faisceaux de substance blanche dans les réseaux fronto-pariétaux sont associées à une moins bonne inhibition cognitive et une efficacité réduite du contrôle attentionnel. En pratique, cela signifie que le cerveau doit (travailler plus) pour obtenir un niveau de performance équivalent.

⁠🔸️Les données 2026 renforcent également un point clé, la dynamique des réseaux cérébraux chez les personnes avec tdah est plus instable dans le temps. Une étude récente en neurosciences cognitives montre que les réseaux impliqués dans l’attention présentent une flexibilité excessive ou mal régulée, entraînant des fluctuations constantes de l’effort cognitif.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1878929326000010⁠

🔸️Sur le plan neurophysiologique, les chercheurs observent aussi une implication du système noradrénergique du locus coeruleus, qui joue un rôle central dans la vigilance et la mobilisation de l’énergie mentale. Une étude de 2026 montre que ce système, en interaction avec les réseaux attentionnels, est fortement lié aux variations de concentration et à la fatigabilité mentale dans les profils tdah.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40932445/⁠

🔸️Un autre facteur majeur concerne la variabilité de l’activité cérébrale au repos et pendant les tâches. Des travaux récents en eeg montrent que le cerveau tdah présente une plus grande instabilité des états cérébraux, avec des transitions plus fréquentes entre concentration et désengagement. Cette instabilité augmente mécaniquement le coût énergétique de chaque tâche cognitive.

🔸️une étude de 2025 en psychiatrie translationnelle montre que même sous traitement stimulant (comme le méthylphénidate), le cerveau tdah continue de présenter une dynamique particulière des réseaux attentionnels, ce qui confirme que la fatigue cognitive ne dépend pas uniquement de la concentration, mais d’une organisation cérébrale globale différente.

🔸️Les données convergent vers une explication centrale. La fatigue dans le tdah n’est pas un manque d’énergie, mais un surcoût permanent de traitement cognitif. Cela s’explique par, une inefficacité relative des réseaux fronto-pariétaux, une instabilité des réseaux attentionnels, une surcharge de traitement des stimuli, une régulation neurochimique fluctuante (dopamine / noradrénaline). Le cerveau tdah ne fonctionne pas (moins), il fonctionne différemment en continu, ce qui entraîne une dépense énergétique cognitive plus élevée pour des tâches ordinaires. Les recherches les plus récentes (2025–2026) confirment une vision de plus en plus claire, le tdah est un trouble de la régulation dynamique des réseaux cérébraux, et non un simple déficit d’attention.

Gigi Tdah 😉

 

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Du Zen dans la Maison.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Du Zen dans la Maison.
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Fiche technique gouvernemental Pco Mdph

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Fiche technique gouvernemental Pco Mdph
Fiche technique gouvernemental Pco Mdph
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Pco N° à savoir.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Pco N° à savoir.
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Santé Psy Jeunes

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
Santé Psy Jeunes
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Santé Psy Jeunes
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Pourquoi le cerveau Tdah ne filtre pas l’information comme un cerveau neurotypique ?.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Pourquoi le cerveau Tdah ne filtre pas l’information comme un cerveau neurotypique ?.

 

🔸️Pendant longtemps, le tdah a été présenté comme un simple trouble de l’attention. Pourtant, les recherches en neurosciences suggèrent une réalité bien plus complexe. Le problème n’est pas uniquement de (manquer d’attention), mais plutôt de la distribuer, la sélectionner et la réguler efficacement. Le cerveau humain reçoit en permanence une quantité considérable d’informations, sons, mouvements, pensées, émotions, sensations corporelles, souvenirs et stimuli visuels.

🔸️Pour fonctionner efficacement, il doit effectuer un tri permanent. Ce processus repose sur plusieurs réseaux cérébraux impliqués dans l’attention, l’inhibition et les fonctions exécutives. Chez les personnes présentant un tdah, de nombreuses études montrent que ces réseaux fonctionnent différemment. Les anomalies observées concernent notamment les circuits fronto-striataux, les réseaux attentionnels et certains systèmes de contrôle exécutif. Ces différences sont associées à des difficultés pour inhiber les informations non pertinentes et maintenir l’attention sur un objectif précis.

🔸️Les travaux du neuroscientifique George Bush, publiés dans la revue Neuropsychopharmacology, montrent que le tdah implique plusieurs réseaux cérébraux liés à l’attention, à la récompense et à la régulation cognitive. L’attention n’est donc pas une fonction unique localisée dans une seule région du cerveau, mais le résultat d’une coordination complexe entre plusieurs systèmes neuronaux.

🔸️Les études d’imagerie cérébrale montrent également des différences dans les connexions entre le cortex préfrontal, le striatum, le cortex pariétal et d’autres régions impliquées dans la sélection des informations pertinentes. Ces circuits jouent un rôle majeur dans ce que les neuroscientifiques appellent le ( filtrage attentionnel ). Lorsque ce filtrage est moins efficace, davantage de stimuli atteignent la conscience, ce qui peut générer une impression de surcharge cognitive ou de dispersion mentale.

https://academic.oup.com/psyrad/article/1/4/257/6485110⁠

https://kclpure.kcl.ac.uk/portal/en/publications/a-review-of-fronto-striatal-and-fronto-cortical-brain-abnormaliti⁠

🔸️Un autre élément important concerne la dopamine et la nora. Contrairement à une idée répandue, la dopamine n’est pas seulement impliquée dans le plaisir ou la motivation. Elle participe également à la sélection des informations jugées importantes par le cerveau. Plusieurs modèles neurobiologiques suggèrent qu’une régulation atypique des systèmes dopaminergiques peut rendre plus difficile la hiérarchisation des stimuli et la suppression des informations secondaires. Le cerveau reçoit alors davantage de signaux concurrents à traiter simultanément.

🔸️Les recherches récentes s'intéressent également au rôle du Default Mode Network (dmn), parfois appelé (réseau du mode par défaut ). Ce réseau est particulièrement actif lors de la réflexion interne, des pensées spontanées et de la rêverie. Plusieurs études suggèrent que chez certaines personnes présentant un tdah, l’interaction entre le dmn et les réseaux attentionnels est moins bien régulée. Cela pourrait contribuer à la sensation de voir surgir des pensées, des idées ou des distractions alors même qu’une tâche demande de la concentration.

🔸️Cette réalité explique pourquoi de nombreuses personnes avec un tdah décrivent une impression de (cerveau sans filtre ). Ce n’est pas que leur cerveau perçoit moins bien l’information. Au contraire, il peut parfois en percevoir davantage, avec plus de difficulté à déterminer rapidement ce qui mérite réellement l’attention à un instant donné. Il est cependant essentiel de rappeler qu’aucune étude ne permet aujourd’hui de résumer le tdah à un unique mécanisme de filtrage. Les chercheurs considèrent désormais le tdah comme un trouble neurodéveloppemental complexe impliquant plusieurs réseaux cérébraux, plusieurs neurotransmetteurs et une grande variabilité entre les individus.

🔸️Deux personnes diagnostiquées avec un tdah peuvent ainsi présenter des profils cognitifs très différents. Les données scientifiques actuelles suggèrent que le tdah n'est pas simplement un déficit d’attention. Il s'agit plutôt d'une différence dans la manière dont le cerveau sélectionne, hiérarchise et régule les informations provenant de son environnement. Cette compréhension moderne aide à mieux expliquer la distractibilité, la surcharge mentale et la variabilité attentionnelle observées chez de nombreuses personnes concernées par le tdah.

Gigi Tdah 😉

 

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Les troubles dys

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
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Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
Les troubles dys
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Les troubles dys
Les troubles dys
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Arynta

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Arynta.Une solution liquide de lisdexamfétamine approuvée aux États-Unis (information).

Le 16 juin 2025, la Fda a approuvé Arynta, une solution orale à base de lisdexamfétamine, pour le traitement du tdah chez les enfants à partir de 6 ans et les adultes. Le lancement sur le marché américain est prévu pour mi-2026. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site de la Fda.

https://www.fda.gov

Ou le site d'Azurity Pharmaceuticals. Les études ont montré des effets positifs, avec une durée d’action jusqu’à 13 heures chez les enfants et 14 heures chez les adultes, facilitant l’administration, notamment chez les plus jeunes.

Cependant, comme tout stimulant, des effets indésirables peuvent survenir, notamment des troubles du sommeil, une perte d’appétit ou un risque de dépendance. À ce stade, il est essentiel de préciser que cette approbation est uniquement aux États-Unis, et aucune mise sur le marché n’a été validée en France. Ce post a un but purement informatif.

Gigi Tdah 😉

 

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Xurta

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Xurta (Lisdexamphétamine) Tdah, un décryptage scientifique et réglementaire.

 

Le 8 octobre 2025, la (has) a rendu un avis favorable au remboursement de xurta (lisdexamphétamine), un médicament psychostimulant indiqué dans la prise en charge du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (tdah) chez les enfants de 6 ans et plus ainsi que chez les adultes, en cas d’échec ou d’intolérance au méthylphénidate.

🔸️ Bien que cet avis semble, à première vue, une avancée thérapeutique, une analyse minutieuse du document révèle une série d’anomalies scientifiques, méthodologiques, réglementaires et rédactionnelles qui remettent en cause sa rigueur et sa cohérence. Ces lacunes soulèvent des questions sur la fiabilité des conclusions et sur les risques potentiels pour les patients. Voici une exploration détaillée de ces problèmes, expliqués de manière claire et accessible.

🔸️Les données d’éfficacité sont trop limitées pour justifier un positionnement en 2ème Intention.

L’un des premiers problèmes majeurs de cet avis réside dans la faiblesse des preuves scientifiques sur lesquelles il s’appuie. Les études cliniques fournies par le laboratoire hac pharma pour étayer l’efficacité de xurta sont exclusivement à court terme, avec une durée maximale de 9 semaines pour les enfants et 10 semaines pour les adultes.

🔸️Or, le tdah est un trouble chronique qui nécessite un traitement prolongé, parfois sur plusieurs années. L’absence de données sur l’efficacité et la tolérance au-delà de quelques semaines rend impossible une évaluation complète des bénéfices à long terme du médicament. Comment peut-on recommander un traitement pour une pathologie chronique sans savoir s’il reste efficace ou sûr après plusieurs mois, voire plusieurs années ?.

🔸️Les études présentées excluent systématiquement les patients présentant des comorbidités psychiatriques (comme les troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires). Pourtant, la littérature scientifique montre que 50 à 85 % des adultes atteints de tdah souffrent d’au moins une comorbidité psychiatrique. Cette exclusion massive fausse complètement les résultats, les patients inclus dans les essais cliniques ne sont pas représentatifs de la population réelle qui utilisera le médicament.

🔸️Les conclusions tirées de ces études ne peuvent pas être généralisées à l’ensemble des patients tdah, ce qui pose un risque réel de sous-estimation des effets indésirables ou de surestimation de l’efficacité. Un autre point troublant concerne les critères d’évaluation utilisés. Dans l’étude comparative entre la lisdexamphétamine et l’atomoxétine (Dittmann et al., 2013), le critère principal était le délai de réponse clinique, mesuré par le score CGI-I (Clinical Global Impression-Improvement).

🔸️Or, le cgi-1est un outil non spécifique au tdah, qui évalue de manière globale l’amélioration du patient sans se concentrer sur les symptômes propres au trouble. La has elle-même reconnaît que la pertinence clinique de ce critère est discutable. Utiliser un tel outil comme critère principal pour évaluer l’efficacité d’un traitement contre le tdah revient à mesurer l’impact d’un médicament contre l’hypertension en se basant uniquement sur le bien-être général du patient, sans tenir compte de sa tension artérielle. C’est scientifiquement peu rigoureux. Et c’est peut-être le plus préoccupant, aucune étude ne démontre une supériorité claire de la lisdexamphétamine par rapport au méthylphénidate, qui reste le traitement de référence du tdah.

🔸️Dans l’étude de newcorn et al. (2017), qui comparait la lisdexamphétamine au méthylphénidate à libération prolongée chez des adolescents, aucune différence significative n’a été observée sur le score adhd-rs (l’échelle de référence pour évaluer les symptômes du tdah) après 8 semaines de traitement lorsque la lisdexamphétamine était administrée à dose optimisée. Pourtant, le médicament est positionné comme une alternative en cas d’échec du méthylphénidate. Cette contradiction est incompréhensible, comment justifier l’utilisation d’un médicament en 2ème intention si on ne prouve pas qu’il est meilleur que le traitement de première intention ?

🔸️L’avis de la has contient des contradictions internes qui rendent ses recommandations peu crédibles. La plus flagrante concerne l’évaluation du service médical rendu (smr) et de l’amélioration du service médical rendu (asmr). Le smr est évalué comme modéré. Cela signifie que le médicament apporte un bénéfice certain, mais limité, dans la prise en charge du tdah. Pourtant, l asmr est classée 5, c’est-à-dire aucune amélioration par rapport aux traitements déjà disponibles (comme le méthylphénidate).

🔸️Or, par définition, un smr modéré implique que le médicament a une utilité clinique, tandis qu’un asmr 5 signifie qu’il n’apporte rien de plus que ce qui existe déjà. Comment un médicament peut-il être à la fois utile (smr modéré) et ne pas améliorer la prise en charge (asmr 5) ?.Cette incohérence suggère que les critères d’évaluation n’ont pas été appliqués de manière cohérente.Malgré ce doute sur l’amélioration réelle, la has propose un taux de remboursement de 30 %. Traditionnellement, en france, un asmr 5 justifie un remboursement minimal (15 %), voire un refus de remboursement. Un taux de 30 % est généralement réservé aux médicaments apportant une amélioration modérée (asmr 3 ou 4).

🔸️Le statut même de xurta pose problème. Le document précise que xurta est un (eurogénérique) de elvanse, un autre médicament à base de lisdexamphétamine. Or, elvanse n’a jamais obtenu d’Autorisation de mise sur le marché (amm) en France, il n’est disponible que dans le cadre d’une autorisation d’accès compassionnel (aac), c’est-à-dire pour des cas très spécifiques où aucun autre traitement n’est disponible. Un générique ne peut exister que si le produit de référence a une amm valide. Ici, ce n’est pas le cas. Cette anomalie réglementaire soulève des questions sur la légitimité même de l’amm de xurta, obtenue par reconnaissance mutuelle en janvier 2025 sans évaluation nationale approfondie.

🔸️Les conditions de prescription. La has rappelle que la lisdexamphétamine est un stupéfiant, avec un potentiel élevé de détournement et d’abus. Pourtant, les règles de prescription sont étonnamment souples. La prescription initiale annuelle est réservée aux spécialistes (neurologues, psychiatres, pédiatres).

Mais les renouvellements intermédiaires (tous les 28 jours) peuvent être faits par tout médecin, y compris les généralistes. C’est incohérent. Si le risque de détournement est si élevé, pourquoi permettre à des médecins non spécialisés de renouveler l’ordonnance ?.

🔸️Le plan de gestion des risques (pgr) lui-même admet des lacunes majeures.

🔹️Aucune donnée sur la sécurité chez la femme enceinte ou allaitante.

🔹️Aucune donnée chez les personnes âgées.

🔹️Aucune donnée sur la sécurité à long terme, notamment concernant les risques cardiovasculaires et cérébrovasculaires.

🔹️Aucune étude sur les effets sur la fertilité.

🔸️Des problèmes de rédaction et de structure qui nuisent à la clarté

Au-delà des problèmes scientifiques et réglementaires, le document souffre de défauts de forme qui nuisent à sa lisibilité et à sa crédibilité

🔹️Répétitions inutiles. Les conditions de prescription (prescription initiale annuelle réservée aux spécialistes, renouvellements possibles par tout médecin, etc.) sont répétées à cinq reprises dans le document (pages 1, 5, 34, 35 et 43). Cela donne l’impression d’un manque de relecture et d’une rédaction hâtive.

🔹️Incohérences terminologiques.Le terme (staturo-pondéral) est parfois écrit avec un trait d’union, parfois sans. De même, "méthylphénidate" est parfois précisé comme méthylphénidate lp (à libération prolongée), parfois non, sans logique apparente. Ces variations nuisent à la précision du document.

🔹️Erreurs de typographie. On trouve par exemple (éxecutives) au lieu de (exécutives) dans la description d’une étude chez l’adulte. Ces erreurs, bien que mineures, affaiblissent la crédibilité d’un document officiel.

🔹️Problèmes de formatage. Certaines tables (comme celles listant les comparateurs cliniquement pertinents) sont mal alignées, avec des colonnes désorganisées et des polices variables, ce qui rend leur lecture difficile.

🔸️L’avis de la has sur le xurta ne répond pas aux standards scientifiques et réglementaires attendus pour un médicament destiné au tdah.

Gigi Tdah 😉

 

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