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Dsm-5 & Tdah de la Femme partie 1.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Pourquoi le Tdah est sous-diagnostiqué chez la femme selon les critères du dsm-5.

Bien que le tdah soit aujourd’hui mieux reconnu chez l’adulte, il reste encore largement sous-diagnostiqué chez les femmes. Cette sous-identification s’explique en grande partie par la manière dont les critères diagnostiques du dsm-5, élaboré par l’american psychiatric association, ont historiquement été construits à partir de populations majoritairement masculines, souvent jeunes et présentant des formes hyperactives visibles.

Le dsm-5 repose sur une description symptomatique où les manifestations les plus facilement identifiables sont celles liées à l’hyperactivité et à l’impulsivité. Or, chez les femmes, le tdah s’exprime plus fréquemment sous une forme inattentive, caractérisée par des difficultés d’organisation, une distractibilité interne, une surcharge cognitive ou encore une fatigue mentale chronique. Ces manifestations, moins visibles et moins perturbatrices pour l’environnement, sont plus facilement minimisées ou attribuées à des traits de personnalité, comme la rêverie ou la désorganisation.

De plus, les critères du dsm-5 exigent la présence de symptômes avant l’âge de 12 ans. Cependant, chez de nombreuses filles, les stratégies de compensation, souvent inconscientes , permettent de masquer les difficultés durant l’enfance. L’environnement scolaire structuré, la conformité sociale attendue ou encore la tendance à l’adaptation comportementale contribuent à rendre les symptômes moins détectables à cet âge.

Ce n’est qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte, lorsque les exigences cognitives et organisationnelles augmentent, que les difficultés deviennent plus manifestes. Un autre facteur clé réside dans la forte comorbidité observée chez les femmes avec tdah. Les troubles anxieux, de l’humeur ou encore l’estime de soi sont fréquemment diagnostiqués en premier, masquant le trouble sous-jacent.

Cette superposition symptomatique complique l’identification du tdah, d’autant plus que le dsm-5 impose d’exclure d’autres diagnostics pouvant expliquer les symptômes, ce qui peut conduire à un diagnostic partiel ou erroné. Certaines dimensions du tdah particulièrement présentes chez les femmes, comme la dysrégulation émotionnelle, ne sont pas pleinement intégrées comme critères centraux dans le dsm-5. Pourtant, elles constituent une composante clinique majeure, influençant significativement le fonctionnement quotidien et la qualité de vie.

Bien que le dsm-5 ait permis des avancées importantes dans la standardisation du diagnostic, il présente encore des limites dans sa capacité à capturer les expressions spécifiques du tdah chez la femme. Cette réalité souligne la nécessité d’une approche clinique plus nuancée, intégrant les différences de genre, les trajectoires développementales et les stratégies de compensation.

Gigi Tdah 😉

 

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