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Scrolling Dopamine et Tdah

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Scrolling, Dopamine, Tdah.

POURQUOI LE (DOOMSCROLLING) CAPTE AUTANT L’ATTENTION.

 

Le développement des réseaux sociaux et du scroll infini a profondément transformé les dynamiques attentionnelles, en particulier chez les personnes présentant un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité tdah.

Les recherches actuelles ne montrent pas que le scrolling cause le tdah, mais elles mettent en évidence une interaction solide entre usage intensif des écrans, régulation attentionnelle et sensibilité aux récompenses immédiates. Les plateformes numériques sont conçues pour maximiser l’engagement via des flux continus de contenus courts et imprévisibles, ce qui sollicite fortement les circuits de récompense dopaminergiques impliqués dans la motivation et la recherche de nouveauté. Ce mécanisme de micro-récompenses répétées favorise des comportements de consultation prolongée et parfois compulsive, comme l’ont montré plusieurs travaux en psychologie des usages numériques.

(Kuss & Griffiths, 2017, International Journal of Environmental Research and Public Health ; Andreassen et al., 2016).

Chez les personnes présentant des traits de tdah, plusieurs études indiquent une sensibilité accrue à la récompense immédiate et une difficulté à maintenir l’attention sur des tâches peu stimulantes ou différées.

Une étude de Ra et al. (2018, Journal of Attention Disorders) met en évidence une association significative entre symptômes de tdah chez l’adulte et usage problématique des réseaux sociaux, notamment à travers des comportements compulsifs et une difficulté de contrôle de l’usage.

 Dans la même logique, des travaux en neuropsychologie suggèrent que les environnements numériques riches en stimuli rapides peuvent renforcer les tendances à l’impulsivité attentionnelle et réduire la tolérance aux tâches longues ou monotones.

La littérature scientifique actuelle converge vers un modèle bidirectionnel, les personnes présentant des symptômes de TDAH sont plus susceptibles de rechercher des environnements hautement stimulants comme les réseaux sociaux, tandis que l’exposition prolongée à ces environnements peut accentuer la fragmentation attentionnelle et les difficultés de régulation cognitive.

Les revues systématiques disponibles soulignent également que les usages problématiques des réseaux sociaux partagent certaines caractéristiques comportementales avec d’autres conduites addictives, sans qu’un lien causal unique puisse être établi. Les effets varient fortement selon les individus et dépendent de facteurs tels que le sommeil, le stress, l’environnement social et les prédispositions neurocognitives.

Le scrolling et les architectures des réseaux sociaux ne constituent pas une cause du tdah, mais ils peuvent agir comme des amplificateurs des vulnérabilités attentionnelles existantes. L’interaction entre systèmes de récompense sensibles à la nouveauté et environnements numériques optimisés pour la stimulation rapide favorise une attention plus fragmentée et une difficulté accrue de régulation.

Gigi Tdah 😉

 

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