Tous en orange le 12 Juin 26
Tdah et plantes, les preuves scientifiques.
Tdah les plantes qui fonctionnent vraiment (preuves scientifiques 2025–2026).
Le traitement du tdah ne se limite plus aux médicaments classiques. Depuis quelques années, la recherche s’intéresse de plus en plus aux plantes médicinales capables d’agir sur l’attention, l’impulsivité et la régulation émotionnelle. Mais attention, toutes ne se valent pas, et très peu ont de vraies preuves solides chez l’humain. Voici ce que disent les études récentes jusqu’en 2025–2026, sans filtre.
Parmi les plantes les plus prometteuses, le safran (Crocus sativus) est clairement en tête. Plusieurs essais cliniques randomisés ont montré qu’il pouvait améliorer l’attention et réduire l’hyperactivité, avec des effets parfois comparables à des traitements comme le méthylphénidate chez certains patients. Son action passerait par une modulation de la dopamine et de la sérotonine, deux neurotransmetteurs clés dans le tdah. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9110892/.
Les effets secondaires restent généralement légers (fatigue, maux de tête), mais le surdosage peut être toxique, donc encadrement nécessaire. Autre plante très étudiée, le bacopa (Bacopa monnieri), utilisé depuis longtemps en médecine ayurvédique. Les recherches montrent une amélioration notable de la mémoire, de l’attention et du contrôle de l’impulsivité, notamment chez les enfants. Certaines études rapportent des réductions importantes des symptômes après plusieurs semaines de supplémentation. Son mécanisme repose sur la neuroprotection et la modulation des systèmes cholinergiques. https://www.mdpi.com/2072-6643/17/9/1482.
Les effets secondaires sont surtout digestifs ou une légère somnolence.
La rhodiola (Rhodiola rosea), quant à elle, agit surtout comme adaptogène. Elle n’est pas spécifique au tdah, mais aide à réduire la fatigue mentale, améliorer la concentration et mieux gérer le stress, ce qui peut indirectement atténuer certains symptômes. Les preuves sont moins solides car peu d’études ciblent directement le tdah, mais les résultats sur les fonctions cognitives et la résistance au stress sont cohérents. Elle peut cependant provoquer nervosité ou insomnie si elle est mal utilisée.
La passiflore (Passiflora incarnata) se distingue plutôt sur la dimension émotionnelle. Une revue systématique récente sur les médecines traditionnelles indique qu’elle peut réduire l’anxiété et l’agitation chez les enfants atteints, ce qui améliore indirectement leur comportement. https://www.researchgate.net/publication/378327684_Iranian_Traditional_Medicine_for_Treatment_of_Attention_Deficit_Disorder_with_Hyperactivity_in_Children_A_Systematic_Review_of_Randomized_Controlled_Trials.
Son principal effet secondaire est la somnolence, ce qui peut être utile… ou gênant selon le moment de la prise. D’autres plantes comme le ginkgo (Ginkgo biloba), la mélisse (Melissa officinalis) ou la camomille (Matricaria chamomilla) sont souvent citées, mais les preuves restent faibles ou inconsistantes. Le ginkgo peut légèrement améliorer l’attention, mais ses effets sont modestes et il présente un risque de saignement. La mélisse et la camomille sont surtout utiles pour calmer l’anxiété ou améliorer le sommeil, sans agir directement sur le cœur du tdah. Ce qui ressort clairement des études récentes, c’est que les meilleurs résultats ne viennent pas d’une seule plante miracle, mais d’une approche combinée , phytothérapie, nutrition (notamment oméga-3), hygiène de vie et parfois traitement médical.
Les plantes comme le safran et le bacopa offrent aujourd’hui les bases scientifiques les plus solides, mais elles restent des outils complémentaires, pas des remplacements universels. La science confirme enfin ce que beaucoup soupçonnaient, certaines plantes peuvent aider dans le tdah, mais seulement si elles sont utilisées intelligemment, avec des attentes réalistes et un minimum d’encadrement.
GigiTdah😉
Tdah Féminin un trouble dynamique en 2026
Le tdah féminin, un trouble neurobiologique dynamique que la recherche redéfinit 2025.26.
Le tdah est aujourd’hui compris comme un trouble neurodéveloppemental impliquant une dysrégulation des circuits dopaminergiques, en particulier au niveau des réseaux fronto-striataux (impliqués dans la prise de décision, l’attention et la motivation). Mais les données récentes montrent que cette définition est incomplète lorsqu’on s’intéresse aux femmes.
Pendant longtemps, les modèles diagnostiques ont été construits à partir de profils masculins, caractérisés par une hyperactivité motrice et une impulsivité visibles. Or, les recherches 2025 2026 montrent que chez les femmes, le trouble s’exprime majoritairement sous une forme dite (internalisée), c’est-à-dire moins observable, distractibilité interne, surcharge cognitive, difficultés de planification liées à une altération des fonctions exécutives (les capacités permettant d’organiser, prioriser, inhiber ou maintenir une information en mémoire).
Les études de neuroimagerie récentes mettent également en évidence une dysrégulation du Default Mode Network (dmn), un réseau cérébral actif lors des pensées internes. Chez les femmes tdah, ce réseau reste hyperactif même lors de tâches nécessitant de l’attention, ce qui entraîne une difficulté à (désengager) la pensée interne au profit de l’environnement externe.
Mais l’avancée majeure des recherches récentes concerne l’interaction entre hormones et neurotransmission. Une revue systématique publiée en 2025 (Osianlis et al., via pmc. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12145478/) montre que les symptômes du tdah fluctuent en fonction des variations hormonales.
Plus précisément, les œstrogènes modulent directement la dopamine, neurotransmetteur clé de l’attention et de la motivation. Une seconde publication dans Frontiers in Global Women’s Health (Kooij et al., 2025 . https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fgwh.2025.1613628/full) confirme que les phases de baisse d’œstrogènes (phase prémenstruelle, post-partum, périménopause) sont associées à une aggravation mesurable des fonctions exécutives.
Cela implique un changement majeur, le tdah féminin n’est pas un trouble stable, mais un trouble neurobiologiquement fluctuant, dépendant de l’environnement endocrinien.Cette variabilité s’accompagne d’un phénomène clé, le masking (camouflage). Les femmes développent des stratégies de compensation (surorganisation, perfectionnisme, contrôle comportemental) qui masquent les symptômes, mais au prix d’un coût cognitif élevé. Les études récentes montrent que ce mécanisme contribue directement au retard diagnostique (en moyenne 4 à 6 ans) et à une augmentation des comorbidités, troubles anxieux, dépression, troubles du sommeil et troubles alimentaires. Un autre concept émergent en 2025–2026 est celui des (fenêtres de vulnérabilité hormonale). Certaines périodes comme la puberté, le post-partum ou la ménopause agissent comme des amplificateurs du trouble. Cela signifie qu’un tdah peut rester subclinique pendant des années puis devenir cliniquement significatif lors d’un changement hormonal, ce qui explique de nombreux diagnostics tardifs chez les femmes adultes.
Une avancée particulièrement récente ouvre une perspective nouvelle : une étude en 2026 utilisant la métabolomique et le machine learning (https://arxiv.org/abs/2601.11283) a identifié des signatures biologiques associées au tdah, avec une précision diagnostique très élevée. Cela suggère qu’à terme, le diagnostic pourrait reposer non seulement sur des critères cliniques, mais aussi sur des biomarqueurs objectivables.
Pour finir, les données actuelles montrent que le tdah féminin est un trouble à la fois neurodéveloppemental et neuroendocrinien, caractérisé par une expression internalisée, une forte variabilité biologique et un coût cognitif élevé souvent invisible. La conséquence est claire, il ne s’agit pas d’une forme atténuée du tdah, mais d’une forme différemment régulée, encore sous-détectée, et en cours de redéfinition scientifique.
Sources : revues systématiques récentes (Frontiers in Global Women’s Health, 2025 ; PMC), littérature sur le tdah adulte et féminin (Kooij et al., Osianlis et al.).
Gigi tdah😉
Diva 5
Et si le Tdah.......
Et si le Tdah n’était pas un trouble de l’attention… mais un trouble de l’énergie mentale?.
Pendant des années, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité a été présenté comme une incapacité à se concentrer. Pourtant, les recherches les plus récentes en neurosciences commencent à montrer une réalité beaucoup plus complexe, et peut-être beaucoup plus dérangeante pour notre manière de comprendre ce trouble.
Une question persiste.
Comment une personne peut-elle être incapable de répondre à un email pendant 3 jours…mais rester concentrée 8 heures d’affilée sur un sujet qui la stimule?. Si le problème était réellement (l’attention), ce paradoxe ne devrait pas exister.
De plus en plus d’études suggèrent aujourd’hui que le tdah serait moins un déficit d’attention qu’un trouble de la régulation cognitive, motivationnelle et exécutive.En d’autres termes, l’attention est bien présente, parfois même de manière extrême, mais elle devient difficile à mobiliser volontairement selon le contexte, la récompense perçue et le niveau de stimulation. Une revue systématique publiée en 2025 dans Frontiers in Neuroscience souligne justement l’importance des fonctions exécutives et des oscillations neuronales dans le fonctionnement du tdah adulte. Les chercheurs s’intéressent de plus en plus au rôle du cortex préfrontal, une région impliquée dans.
🔸️l’initiation de l’action.
🔸️l’inhibition.
🔸️ la gestion du temps.
🔸️le maintien de l’effort mental.
Quand ces mécanismes fonctionnent différemment, le problème n’est pas forcément (comprendre quoi faire), mais réussir à déclencher l’action au bon moment. Les recherches récentes sur les neurotransmetteurs vont aussi dans ce sens. Pendant longtemps, le discours scientifique autour du tdah s’est concentré presque exclusivement sur la dopamine, mais plusieurs publications de 2025 montrent que le tableau est plus large, impliquant aussi la sérotonine, la noradrénaline et les circuits de récompense. Ce changement de perspective est important, parce qu’il modifie profondément la manière d’interpréter certains comportements souvent réduits à, (manque de volonté), (paresse)(désorganisation), ou (manque d’effort). En 2026, une revue publiée dans Translational Psychiatry rappelle d’ailleurs que les modèles modernes du tdah s’éloignent progressivement d’une vision centrée uniquement sur l’attention pour intégrer les systèmes de récompense, le contrôle inhibiteur et la régulation motivationnelle.
https://www.nature.com/articles/s41398-026-03972-0
Le cerveau tdah ne fonctionnerait pas selon une logique de capacité… mais selon une logique de régulation. Ce n’est peut-être pas que certaines personnes (ne peuvent pas se concentrer). C’est peut-être que leur cerveau ne distribue pas l’énergie cognitive de manière linéaire ou prévisible.Si cette hypothèse se confirme davantage dans les années à venir, alors il faudra probablement revoir bien plus que le nom du trouble. Peut-être aussi notre manière de juger les personnes qui vivent avec.
Gigi Tdah 😉
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Tdah et Open Space
Tdah et open space, l’employeur peut-il imposer un environnement de travail non adapté ?. P2
Travailler en open space est devenu la norme dans de nombreuses entreprises. Mais pour certaines personnes, notamment celles présentant un tdah cet environnement peut représenter une véritable difficulté quotidienne : bruit constant, interruptions fréquentes, sollicitations permanentes, difficulté à maintenir une attention soutenue, et surcharge cognitive rapide. Ce qui est souvent perçu comme un simple (mode d’organisation moderne) peut en réalité avoir un impact direct sur la capacité à se concentrer, à organiser ses tâches et à maintenir une performance stable dans la durée.
Sur le plan juridique, l’employeur ne peut pas se contenter d’imposer un environnement de travail sans se soucier de ses effets sur la santé des salariés. L’article L4121-1 du Code du travail impose une obligation générale de sécurité et de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Cela signifie que l’organisation du travail, y compris l’aménagement des espaces, doit être pensée de manière à limiter les risques pour la santé.
Cette obligation est complétée par l’article L4121-2, qui précise que l’employeur doit adapter le travail à l’homme, notamment en ce qui concerne la conception des postes de travail et le choix des équipements et méthodes de travail. Autrement dit, l’organisation ne doit pas être totalement standardisée si elle crée des difficultés importantes pour certains salariés.
Dans ce cadre, un environnement de type open space peut poser question lorsqu’il devient un facteur aggravant de difficultés déjà existantes. Sans dire qu’il est interdit, le droit impose une réflexion sur son impact réel et sur les éventuelles adaptations possibles, espace plus calme, télétravail partiel, réduction des interruptions, ou organisation des tâches permettant plus de concentration.
Les juges, en cas de litige, ne se limitent pas au modèle d’organisation choisi par l’entreprise. Ils analysent concrètement si les conditions de travail ont eu un impact sur la santé du salarié, et si des mesures d’adaptation raisonnables auraient pu être mises en place. Ce qui compte, ce n’est pas uniquement la politique interne de l’entreprise, mais ses effets réels sur les travailleurs.
Dans les situations de tdah, cette question devient particulièrement sensible, car il ne s’agit pas d’un manque de volonté ou d’implication, mais d’un fonctionnement cognitif qui peut être fortement perturbé par les environnements trop stimulants. L’absence totale d’adaptation, lorsqu’elle est possible, peut alors être juridiquement discutée au regard de l’obligation générale de prévention.
Le droit du travail ne remet pas en cause le choix de l’organisation, mais il impose une limite, celle de la protection effective de la santé des salariés. Et lorsque l’environnement de travail devient un facteur d’aggravation des difficultés, la question de l’adaptation ne peut plus être ignorée.
Au fond, la vraie question n’est pas seulement (open space ou pas), mais plutôt, est-ce que cet environnement permet réellement à tous les salariés de travailler dans des conditions compatibles avec leur santé et leur fonctionnement ?
Gigi Tdah 😉
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Tdah et performance au travail
Tdah et performance au travail, peut-on être sanctionné pour (manque d’efficacité) ?. P1
Dans le monde du travail, beaucoup de situations liées au tdah sont encore interprétées à travers un prisme uniquement basé sur la performance visible. On parle de (manque d’efficacité), de (désorganisation), (d’oubli des consignes) ou de (résultats insuffisants) . Pourtant, ces éléments peuvent aussi être l’expression d’un fonctionnement cognitif différent, qui impacte la manière de travailler sans remettre en cause les compétences de la personne.
Le tdah peut notamment entraîner des difficultés de concentration soutenue, une gestion du temps fluctuante, une surcharge mentale rapide, ou encore une tendance à se disperser dans des environnements très sollicitants. Dans un cadre professionnel classique, ces particularités peuvent être perçues comme des manquements, alors qu’elles relèvent parfois d’un besoin d’adaptation de l’organisation du travail.
Sur le plan juridique, une sanction disciplinaire ne peut pas être prise de manière arbitraire. L’article L1331-1 du Code du travail définit la sanction comme toute mesure prise par l’employeur à la suite d’un agissement du salarié considéré comme fautif. Cela signifie que l’employeur doit pouvoir identifier un comportement fautif réel, et non simplement une insuffisance de résultats ou une difficulté d’exécution.
Cette distinction est essentielle, car le droit du travail différencie clairement la faute disciplinaire de l’insuffisance professionnelle. L’insuffisance professionnelle renvoie à une incapacité à atteindre les objectifs malgré des moyens normaux, sans intention fautive. Elle ne relève pas automatiquement du disciplinaire et ne peut pas être sanctionnée comme une faute sans analyse approfondie.
Dans les situations liées au tdah, la frontière devient encore plus sensible. Une baisse de performance ou des difficultés d’organisation ne peuvent pas être interprétées automatiquement comme un comportement fautif. Les juges prud’homaux examinent toujours le contexte global, les objectifs fixés, les moyens donnés au salarié, l’accompagnement proposé, ainsi que les éventuelles possibilités d’adaptation du poste. Ce point est central, une sanction basée uniquement sur des résultats, sans prise en compte des conditions de travail réelles, peut être fragilisée juridiquement. Les juridictions vérifient si l’employeur a agi de manière proportionnée et individualisée, ou s’il s’est limité à constater des performances sans analyser les causes possibles des difficultés rencontrées.
Dans les faits, les difficultés liées au tdah commencent souvent de manière progressive. Des oublis, des retards, une charge mentale plus difficile à gérer ou une désorganisation ponctuelle peuvent entraîner des remarques, puis des avertissements, et parfois une dégradation de la relation professionnelle. Le risque est alors de transformer une difficulté d’adaptation en reproche disciplinaire, sans que la question de fond soit réellement posée, celle de l’adéquation entre le poste, son organisation et le fonctionnement cognitif du salarié.
Le droit du travail n’impose pas de (tolérer) toutes les difficultés, mais il impose une analyse objective et individualisée des situations. Une sanction ne peut être valable que si elle repose sur des faits précis, établissant un comportement fautif, et non sur une simple appréciation globale de la performance.
Au fond, la question juridique n’est donc pas uniquement celle de l’efficacité, mais celle de l’équilibre entre les exigences du poste et la réalité du fonctionnement de la personne. Et c’est précisément dans cet espace que se joue la frontière entre gestion normale des performances et risque de dérive disciplinaire.
Gigi Tdah 😉
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Tdah Féminin des symptômes invisibles
Tdah au féminin, des symptômes invisibles.
Le tdah a longtemps été considéré comme un trouble majoritairement masculin, principalement étudié et diagnostiqué chez les garçons. Cette représentation historique a fortement influencé les critères diagnostiques, construits à partir de manifestations cliniques plus visibles telles que l’hyperactivité et l’impulsivité. Pourtant, les travaux récents, notamment ceux présentés par la psychiatre Dora Wynchank lors d’une conférence dédiée au tdah au féminin en 2023, mettent en évidence une réalité différente, les femmes sont tout autant concernées, mais leur symptomatologie reste largement sous-identifiée.
Le document analysé, issu de cette intervention, constitue un support de présentation scientifique destiné à sensibiliser les professionnels et le grand public aux spécificités du tdah chez les femmes. Il ne s’agit pas d’un article rédigé, mais d’un diaporama structuré en points clés, conçu pour accompagner une explication orale. Son objectif est de synthétiser les données cliniques et les résultats de recherche afin de mieux comprendre les différences de présentation du trouble selon le sexe, ainsi que les conséquences de ces différences sur le diagnostic et la prise en charge.
Chez les femmes, le tdah se manifeste plus fréquemment par des symptômes d’inattention que par une hyperactivité manifeste. Cette inattention se traduit par une distractibilité importante, une difficulté à maintenir l’attention, une tendance à être débordée, ainsi qu’un sentiment récurrent de manque de motivation ou d’efficacité. Ces manifestations, moins visibles que l’agitation motrice, sont souvent interprétées à tort comme des traits de personnalité ou des difficultés psychologiques non spécifiques. Par conséquent, de nombreuses femmes ne sont pas orientées vers un diagnostic de tdah, mais plutôt vers des prises en charge pour des troubles anxieux ou dépressifs.
Cette invisibilisation du trouble a des répercussions importantes sur le plan fonctionnel et émotionnel. Les femmes concernées présentent fréquemment des difficultés d’organisation dans leur vie quotidienne, qu’il s’agisse de la gestion du foyer, du travail ou des responsabilités familiales. Elles peuvent éprouver des difficultés à suivre des routines, à planifier des tâches ou à maintenir une structure stable. À ces difficultés s’ajoute un retentissement psychologique notable, caractérisé par une faible estime de soi, un sentiment d’inadéquation et un stress chronique. Ces éléments contribuent à renforcer l’idée erronée d’un défaut personnel, alors qu’ils relèvent en réalité d’un trouble neurodéveloppemental.
Un aspect central mis en évidence dans cette présentation concerne le rôle des facteurs hormonaux dans l’expression du tdah chez les femmes. Les fluctuations des hormones sexuelles, en particulier les variations du taux d’œstrogènes, semblent influencer directement les symptômes. Les périodes de baisse hormonale, telles que la phase prémenstruelle, le post-partum ou la périménopause, sont associées à une aggravation des troubles de l’attention, de l’impulsivité et de la régulation émotionnelle. Ces variations peuvent également être liées à des modifications des systèmes neurotransmetteurs, notamment la dopamine, impliquée dans les fonctions exécutives et la motivation. Les données présentées suggèrent également une prévalence plus élevée de troubles associés chez les femmes atteintes de tdah, notamment les troubles de l’humeur. Le risque de dépression est significativement augmenté, et certaines périodes de vulnérabilité hormonale semblent amplifier ce risque. Par ailleurs, des manifestations spécifiques telles que le trouble dysphorique prémenstruel ou la dépression post-partum apparaissent plus fréquentes dans cette population, soulignant l’interaction complexe entre facteurs biologiques et psychopathologiques.
Chez les femmes plus âgées, il reste encore peu étudié, mais les données disponibles indiquent qu’il peut persister et interagir avec le vieillissement. Le déclin cognitif lié à l’âge, associé à une diminution des ressources adaptatives, peut exacerber les symptômes existants. Des difficultés de mémoire de travail, d’attention et d’organisation peuvent ainsi s’accentuer, avec des conséquences sur l’autonomie et la qualité de vie.
Cette présentation met en lumière un enjeu majeur, le manque de recherche spécifiquement dédiée aux femmes atteintes de tdah. Les connaissances actuelles restent limitées, en particulier en ce qui concerne l’expérience subjective des patientes et l’impact des facteurs hormonaux tout au long de la vie. Ce manque de données contribue à maintenir des inégalités dans le diagnostic et la prise en charge. Le document présenté par Dora Wynchank s’inscrit dans une démarche de sensibilisation et de diffusion des connaissances sur le tdah au féminin. Il met en évidence la nécessité de repenser les critères diagnostiques, de mieux prendre en compte les spécificités cliniques des femmes et d’intégrer les dimensions hormonales dans l’évaluation du trouble. Une meilleure reconnaissance du tdah chez les femmes permettrait non seulement d’améliorer le diagnostic, mais également d’adapter les interventions thérapeutiques et de réduire l’impact psychologique et associé à ce trouble encore trop souvent invisible.
Gigi Tdah 😉
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Au delà de la dopamine une redéfinition dynamique
Au-delà de la dopamine, une redéfinition du tdah avec Hyperactivité comme trouble de la dynamique des réseaux cérébraux .
Le tdah avec hyperactivité a longtemps été interprété comme un simple déficit dopaminergique, expliquant les troubles d’attention, d’impulsivité et d’hyperactivité. Cependant, les recherches récentes mettent en évidence un trouble neurodéveloppemental complexe et multi-systémique. La dopamine reste centrale, mais elle interagit avec la noradrénaline, la sérotonine et les mécanismes de plasticité synaptique, générant une régulation dynamique et contextuelle des circuits cérébraux.
Les études en neuroimagerie révèlent une dysconnectivité fonctionnelle du Default Mode Network (DMN), du réseau exécutif et du réseau de saillance, ce qui perturbe l’attention dirigée et l’inhibition comportementale . Les avancées génétiques confirment un profil polygénique complexe, expliquant l’hétérogénéité clinique et cognitive observée chez les patients. Par ailleurs, l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée à la neuroimagerie permet d’identifier des signatures cérébrales dynamiques associées au tdah, ouvrant des perspectives pour un diagnostic plus objectif et une prise en charge personnalisée. Une approche dimensionnelle émerge, le tdah serait un continuum de variations attentionnelles et exécutives, plutôt qu’une entité strictement catégorielle. Il dépasse le déficit dopaminergique traditionnel, il s’agit d’un trouble de la régulation multi-réseaux du cerveau, intégrant neurotransmission, connectivité cérébrale et facteurs génétiques, ouvrant la voie à des stratégies thérapeutiques plus ciblées et personnalisées.
AcDonald, T., et al. (2024). Dopamine and ADHD: Beyond a simple deficit model. Frontiers in Psychiatry, 15:1492126. https://www.frontiersin.org/journals/psychiatry/articles/10.3389/fpsyt.2024.1492126/full
Zhao, L., et al. (2025). Artificial intelligence in ADHD assessment: neuroimaging signatures. Frontiers in AI, 8:1624485. https://www.frontiersin.org/journals/artificial-intelligence/articles/10.3389/frai.2025.1624485/full
Prasad, R., et al. (2025). Etiology of ADHD: polygenic architecture and neurodevelopmental mechanisms. PMC, PMID: 12435561. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC12435561/
Pereira-Sanchez, V., & Castellanos, F. (2024). Neuroimaging in ADHD: connectivity and functional dynamics. ResearchGate. https://www.researchgate.net/publication/34736949047369490_Neuroimaging_in_attention-deficit-hyperactivity_disoder
Gigi Tdah 😉
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