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Quand le jeu muscle le cerveau

Publié le par Gigi Tdah

Quand le jeu muscle le cerveau, l'impact neuroscientifique d'une trilogie ludique.

 

🔸 On pense souvent que les jeux de cartes ne servent qu'à passer le temps, mais ils cachent de véritables outils de neuro-entraînement. Que ce soit pour accompagner un tdah, des troubles Dys, ou simplement comme astuce au quotidien pour continuer à travailler sa mémoire, la science montre que jouer modifie concrètement la plasticité cérébrale. ▪️À travers cette gamme de jeux Nathan (Blanche-Neige, Chrono Fouilles et Boucle d'Or), trois grands mécanismes cognitifs sont mis à l'honneur pour stimuler le cerveau de manière fluide et continue.

 L'efficacité de cette trilogie repose d'abord sur l'association visuelle et la flexibilité cognitive, une fonction exécutive qui permet au cerveau de passer d'une logique à une autre.

▪️Dans un jeu comme Blanche-Neige (orienté sur l'association et la concentration), le joueur doit constamment lier des éléments entre eux selon des critères logiques ou thématiques.

▪️Sur le plan neurologique, ce tri visuel rapide stimule le cortex préfrontal, la zone responsable de la planification et du contrôle de l'attention. Pour un tdah cet effort focalisé permet de canaliser l'attention en l'orientant vers une tâche précise.

🔸 Chez les profils Dys, l'absence de texte écrit transfère toute la charge cognitive sur le traitement des images, ce qui évite la fatigue liée à la lecture tout en renforçant les compétences visuo-spatiales.

▪️Le deuxième grand pilier réside dans la vitesse de traitement visuel et l'attention sélective, des compétences poussées au maximum.

 ▪️Le jeu Chrono Fouilles (fondé sur la rapidité et l'observation). Ici, les joueurs doivent scanner rapidement des cartes pour collecter des paires d'artéfacts ou des combinaisons à travers différentes époques historiques (Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge...).

▪️Scientifiquement, ce tri visuel ultra-rapide force le cerveau à ignorer les éléments perturbateurs (comme les cartes objet inutile) pour se concentrer uniquement sur l'information pertinente.

🔸 Cet exercice améliore la vitesse à laquelle le système nerveux traite une information visuelle, une compétence souvent ralentie dans certains troubles dys, tout en maintenant un niveau d'alerte optimal pour les personnes tdah. Le mécanisme de l'inhibition et de la mémoire de travail vient lier l'ensemble, notamment à travers un jeu comme Boucle d'Or (alliant rapidité et concentration). Pour gagner, il ne suffit pas d'être le plus rapide 😁, il faut savoir freiner son premier élan impulsif pour vérifier que les conditions de concentration et de logique sont respectées avant d'agir. La mémoire de travail, ce (tableau blanc ) de notre esprit qui stocke temporairement les données pour résoudre un problème immédiat, est sollicitée en permanence pour se souvenir des combinaisons valides.

🔸 Utiliser ces trois jeux régulièrement, même à l'âge adulte, constitue une excellente astuce continue pour entretenir ses capacités cérébrales et ralentir le vieillissement cognitif, le tout porté par la production de dopamine générée par le plaisir du jeu.

▪️Cette collection de jeux Nathan, adaptée pour tous de 4-5 ans jusqu'à 99 ans, est très facile d'accès. Vous pouvez la dénicher.

▪️Dans les espaces culturels et les rayons jouets des grandes surfaces, notamment chez E.Leclerc.

▪️Dans les boutiques spécialisées en jeux de société et les grandes enseignes de jouets (Oxybul, JouéClub).

▪️Sur les plateformes de commerce en ligne (Fnac, Amazon).

▪️Très souvent sur les sites de seconde main.

Petite idée pour l' été, 

Gigi Tdah 😉

 

Quand le jeu muscle le cerveau
Quand le jeu muscle le cerveau

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L'ÉCOLE INCLUSIVE EN INFRACTION, Quand les chiffres du handicap se heurtent à la rigueur de la Loi.

Publié le par Gigi Tdah

L'ÉCOLE INCLUSIVE EN INFRACTION, Quand les chiffres du handicap se heurtent à la rigueur de la Loi.

 

🔸 Derrière les grandes déclarations d’intention sur l'École inclusive, les conclusions de la deuxième édition de l'Enquête sur l'Accès aux Droits du Défenseur des droits, publiée en mai 2026, révèlent une réalité accablante. Pour les enfants en situation de handicap ou atteints de Troubles du Neurodéveloppement tels que le tdah, l'institution scolaire n’est plus seulement défaillante, elle se place en contradiction flagrante avec les textes de lois nationaux et internationaux qui régissent sa mission.  

▪️ Le handicap, premier vecteur de l'arbitraire scolaire

 L’enquête lève le voile sur l’ampleur systémique de ce traitement différentiel. 32 % des parents déclarent que leur enfant a subi des inégalités de traitement de la part de l’institution (qu'il s'agisse de la notation, des sanctions, de l’orientation ou de la parole des enseignants).  

🔸 Lorsqu'on cherche à comprendre l'origine de ces injustices, le verdict des familles est net.

▪️Le premier motif de discrimination identifié est, de très loin, l’état de santé ou la situation de handicap, cité par 32 % de ces parents.  

Ce sentiment ne relève pas d'une simple intuition.

▪️19 % des parents affirment qu'il est (certain ) que le handicap a motivé ce traitement inégalitaire.  

▪️Le point de rupture le plus critique concerne l'orientation scolaire, où 42 % des parents constatant des inégalités dénoncent un biais lié au handicap de leur enfant. 

🔸La discrimination institutionnelle nourrit directement la violence entre pairs, 57 % des enfants discriminés par l'école subissent en parallèle du harcèlement de la part de leurs camarades. Le comportement d'exclusion des adultes valide et amplifie ainsi les violences quotidiennes subies par les élèves aux besoins spécifiques.  

🔸 Le miroir des lois.

🔸Ce que fait l'institution VS ce que la Loi lui impose

face à ces pratiques de tri, d'orientation subie et de stigmatisation, un arsenal juridique contraignant est violé au quotidien.

🔸 L'analyse des textes de loi crée un contraste saisissant avec les données de cette enquête.

🔸1. L'obligation absolue d'orientation en milieu ordinaire.Ce que subissent les élèves, L'ead et les rapports de la Cour des comptes dénoncent des cloisonnements persistants avec le secteur médico-social et une surreprésentation injustifiée des élèves en situation de handicap dans les filières professionnelles.  

▪️Ce que dit la loi.

▪️L'article L. 111-1 du Code de l'éducation dispose que (le service public de l'éducation assure une formation scolaire obligatoire (...) aux enfants en situation de handicap ) et consacre le principe de l'école inclusive.

▪️Plus précisément, l'article L. 112-1 affirme que tout enfant en situation de handicap a le droit d'être inscrit dans l'école la plus proche de son domicile, qui constitue son établissement de référence. ▪️L'orientation forcée ou par défaut, motivée par le manque de moyens ou le trouble de l'élève, contredit directement ce droit à la scolarisation ordinaire.

🔸2. La notation et la discipline comme outils de sanction du comportement.

▪️ 19 % des parents rapportent des inégalités dans les sanctions et 18 % dans la notation, impactant lourdement les élèves avec un tdah dont les manifestations comportementales (impulsivité, agitation) influencent négativement l’évaluation des enseignants.  

▪️Ce que dit la Loi. 

▪️Le droit français et les conventions internationales sont pourtant clairs.

🔸 Interdiction de la double peine.

▪️ La notation doit évaluer exclusivement le travail académique et les compétences, et ne peut en aucun cas servir de sanction disciplinaire.

▪️Une note baissée en raison du comportement ou de l'agitation d'un élève (fréquente chez les profils Tnd/Tdah) est un acte illégal.

▪️La Convention Internationale des Droits de l'Enfant (Cide). Ratifiée par la France, elle stipule dans son article 28 que l'État doit prendre toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit administrée d'une manière compatible avec la dignité humaine de l'enfant.  

🔸3. La rupture de l'égalité des chances et la non-discrimination.

Ce que subissent les élèves. Les brimades verbales (23 % des parents témoignent que les enseignants parlent différemment à leur enfant en raison de son trouble) et l'absence d'aménagements adéquats.  

▪️Ce que dit la Loi. 

▪️Loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances. Ce texte fondateur impose la mise en place de compensations et d'aménagements raisonnables (tels que le Projet Personnalisé de Scolarisation - Pps, ou le Plan d'Accompagnement Personnalisé - Pap). 

▪️Refuser ou négliger d'appliquer ces aménagements en classe constitue une rupture de l'égalité d'accès à l'instruction.

▪️Le Code Pénal (Article 225-1), Il définit explicitement la discrimination comme toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison de leur état de santé ou de leur handicap. ▪️Lorsqu'un enseignant ou une décision d'orientation pénalise sciemment un élève sur ces seuls critères, l'acte sort du cadre pédagogique pour entrer dans le champ de l'infraction pénale.  

🔸En refusant de s'adapter aux Troubles du Neurodéveloppement et en utilisant l'orientation comme un outil d'éviction, l'appareil scolaire ne commet pas seulement une faute morale, il commet une entorse systématique à ses propres fondements juridiques. L'inclusion ne pourra devenir une réalité que lorsque l'institution respectera enfin les lois qu'elle est chargée d'enseigner. 

Gigi Tdah 😉

 

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Une étude qui parle de harcèlement… mais qui fabrique en partie son propre phénomène.

Publié le par Gigi Tdah

Une étude qui parle de harcèlement… mais qui fabrique en partie son propre phénomène.

 

🔸En entrant plus profondément dans le document, ce qui ressort n’est pas simplement une série de limites isolées, mais une structure globale d’incohérences qui se renforcent entre elles. L’étude donne l’impression d’être rigoureuse, mais en réalité elle repose sur un empilement de choix méthodologiques qui finissent par produire une vision déformée du harcèlement, en particulier chez les enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux.

🔸D’abord, le problème central est que l’étude prétend analyser le harcèlement tout en reconnaissant explicitement qu’elle ne respecte pas les critères scientifiques permettant de le définir. Elle indique clairement que ses indicateurs (ne répondent pas rigoureusement aux critères retenus pour définir ce phénomène ). Autrement dit, elle travaille sur un objet qu’elle ne mesure pas réellement. À partir de là, tout le reste devient fragile, on ne sait plus si on observe du harcèlement, de simples conflits entre enfants, ou des comportements isolés sortis de leur contexte. Cette confusion est aggravée par le fait que la classification repose uniquement sur deux items très généraux.

▪️(est harcelé / se bagarre ), avec un seuil extrêmement bas (un peu vrai).

🔸Cela signifie qu’un enfant peut être classé comme victime ou agresseur sans qu’il y ait répétition, intention ou déséquilibre de pouvoir, pourtant essentiels dans la définition du harcèlement. Ce flou conceptuel produit mécaniquement une inflation des chiffres. L’étude annonce plus de 16 % de victimes et près de 18 % d’enfants agressifs, alors que d’autres données citées dans le même document situent le harcèlement réel autour de 5 %. Cette contradiction interne n’est jamais réellement discutée. Elle révèle pourtant un point clé, ce n’est pas forcément le phénomène qui est massif, c’est sa définition qui est élargie. On passe ainsi d’une mesure du harcèlement à une mesure de (situations problématiques), sans que ce changement soit clairement assumé dans l’interprétation finale.

🔸L’étude repose sur une pluralité de sources (parents, enseignants, enfants), ce qui pourrait être une force… mais devient ici une faiblesse. Les résultats montrent des divergences systématiques entre les adultes, les enseignants sous-déclarent certaines situations de victimation, tandis que les parents sous-estiment les comportements agressifs ▪️Plutôt que de traiter ces écarts comme un objet d’analyse (qui perçoit quoi, et pourquoi), ils sont simplement agrégés. Cela revient à produire une (moyenne) de perceptions subjectives, comme si elle représentait une réalité objective. En réalité, cela introduit un biais majeur, on ne mesure pas les faits, mais des interprétations sociales des comportements d’enfants.

🔸C’est précisément à ce niveau que la question des TND devient centrale. L’étude met en évidence de manière très nette que les enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux (troubles des apprentissages, TDAH, troubles du langage, etc.) sont surreprésentés dans les profils de victimes et/ou d’agresseurs. Elle montre également qu’une proportion très importante d’enfants cumulant victimation et agressivité présente au moins un trouble de santé mentale (jusqu’à 40,9 %). Mais là encore, une incohérence majeure apparaît, alors que les associations sont fortes, l’étude refuse toute interprétation causale et reste extrêmement prudente dans ses conclusions.

🔸Ce positionnement crée une ambiguïté problématique. D’un côté, les données suggèrent fortement que les enfants avec TND sont plus exposés au harcèlement ou aux dynamiques conflictuelles. De l’autre, l’étude ne distingue jamais clairement les mécanismes en jeu. Or, plusieurs hypothèses possibles ne sont pas explorées, ces enfants sont-ils plus ciblés à cause de leurs différences ? Leurs comportements sont-ils plus souvent perçus comme problématiques par les adultes ? Réagissent-ils de manière plus visible à des situations de stress ou d’exclusion ? Sans cette analyse, le risque est de produire une lecture implicite où le trouble est associé au problème, plutôt que de questionner l’environnement social qui entoure l’enfant.

🔸Cette absence de distinction se retrouve aussi dans la confusion constante entre cause et conséquence. L’étude montre par exemple que les enfants victimes peuvent développer des comportements agressifs, parfois comme stratégie de défense. Pourtant, elle continue de classer les enfants dans des catégories fixes (victime, agresseur, les deux), sans réellement intégrer la dynamique évolutive des situations. Cela fige des trajectoires qui sont en réalité fluides et contextuelles. Un enfant peut passer d’un rôle à un autre selon les situations, les groupes ou les périodes, mais cette complexité est réduite à des profils statistiques.

🔸Un autre point révélateur est la question de l’environnement scolaire. L’étude mobilise un grand nombre de variables liées aux établissements, aux contextes sociaux ou aux territoires. Elle montre par exemple des différences selon le niveau de défavorisation sociale. Mais au final, elle conclut à une absence de variabilité réelle entre établissements (Tau² = 0). Cette conclusion contredit en partie l’importance accordée au contexte scolaire dans l’introduction. Autrement dit, l’environnement est théoriquement central… mais empiriquement peu explicatif dans leurs résultats. Cela renforce l’idée que ce sont surtout les variables individuelles (dont les Tnds) qui (ressortent), ce qui peut biaiser l’interprétation globale vers une responsabilisation implicite des enfants plutôt que des systèmes.

🔸Il y a une tension permanente entre la sophistication statistique et la fragilité conceptuelle. L’étude utilise des modèles complexes, des ajustements, des pondérations, ce qui donne une impression de robustesse scientifique. Mais ces outils sont appliqués à des variables construites sur des bases discutables (définition du harcèlement, mesures subjectives, catégories floues). En d’autres termes, la précision mathématique masque une incertitude sur ce qui est réellement mesuré.

🔸Au final, cette étude ne doit pas être rejetée, elle apporte des informations importantes, mais elle doit être lue avec un regard critique. Son principal apport n’est peut-être pas de mesurer le harcèlement, mais de montrer quels enfants sont perçus comme en difficulté dans les interactions sociales à l’école. Et dans cette lecture, les enfants avec tnd apparaissent clairement comme une population vulnérable. Cependant, faute d’analyse fine des mécanismes sociaux, le risque est de transformer une vulnérabilité contextuelle en caractéristique individuelle, ce qui peut orienter les politiques publiques et les pratiques éducatives dans une direction réductrice.

Gigi Tdah 😉

 

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Écoles inclusives et Tnd

Publié le par Gigi Tdah

École inclusive et Tnd, quand les pratiques violent les principes du droit.

 

🔸 Le document du Sénat du 16 avril 2026 met en évidence un paradoxe préoccupant, alors que la France dispose d’un cadre juridique solide garantissant les droits des élèves en situation de handicap, y compris ceux présentant des troubles du neurodéveloppement (tnd), les pratiques décrites semblent s’en éloigner sur plusieurs points essentiels. En confrontant ce texte aux lois françaises et aux engagements internationaux, les incohérences apparaissent de manière particulièrement claire.

Dès l’introduction, le document rappelle que les aménagements d’examen visent à garantir une (équité nécessaire entre les candidats)(p. 1739). 

🔸 Ce principe est directement issu de la loi n°2005-102 du 11 février 2005, qui pose le droit à compensation du handicap. L’article L.114-1-1 du Code de l’action sociale et des familles précise que toute personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap, quels que soient l’origine et la nature de sa déficience. Or, le texte décrit des refus d’aménagements pourtant nécessaires, ce qui constitue une première incohérence majeure, un droit fondamental est reconnu juridiquement, mais restreint dans sa mise en œuvre.

🔸 Cette contradiction est renforcée par une dérive vers une approche standardisée du handicap. Le document indique que les décisions reposent sur des (guides de gestion locaux ) et privilégient une approche par (troubles)plutôt que par (besoins) (p. 1739). Cette logique entre en contradiction avec l’esprit même de la loi de 2005, mais aussi avec la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (Cidph), ratifiée par la France en 2010. L’article 24 de cette convention impose aux États de garantir un système éducatif inclusif fondé sur l’adaptation aux besoins individuels. En revenant à une approche catégorielle, le dispositif décrit s’éloigne donc clairement de ces obligations.

🔸 Concernant les tnds, une incohérence conceptuelle importante apparaît, le texte assimile implicitement ces troubles aux seuls troubles dys (p. 1739). Or, selon les classifications internationales (Dsm-5, Cim-11), les tnd incluent également le tdah, les troubles du spectre de l’autisme et d’autres profils. Cette réduction n’est pas anodine, elle peut entraîner des décisions administratives inadaptées et potentiellement discriminatoires. Sur le plan juridique, cela entre en tension avec le principe de non-discrimination posé par l’article L.112-1 du Code de l’éducation, qui garantit à tout enfant en situation de handicap le droit à une scolarisation adaptée.

🔸 L’incohérence devient encore plus manifeste dans les critères d’attribution des aménagements. Le texte évoque des refus fondés sur ( l’absence de troubles de la mémorisation avérés ) (p. 1739). Cette approche est problématique à double titre. Scientifiquement, elle réduit les tnds à un symptôme isolé. Juridiquement, elle contrevient à l’esprit du droit à compensation, qui impose une évaluation globale des limitations d’activité. En d’autres termes, le droit ne conditionne pas l’aide à un symptôme précis, mais à l’impact réel du handicap sur la vie de la personne.

🔸 Une autre incohérence majeure concerne la gouvernance des décisions. Le texte précise que (le chef d’établissement devient le seul décideur des aménagements) (p. 1739)😳. Or, le système français repose sur une évaluation pluridisciplinaire, notamment via les mdphs (Maisons départementales des personnes handicapées), créées par la loi de 2005. Cette organisation vise précisément à garantir une expertise croisée (médicale, éducative, sociale). Confier cette décision à une seule autorité administrative constitue donc une incohérence structurelle avec le cadre existant.

🔸 La place des familles est également en contradiction avec les textes. Le document indique qu’elles sont (exclues du processus de demande )(p. 1739). Pourtant, la loi de 2005 et la cidph reconnaissent explicitement leur rôle central. L’article 7 de la convention insiste sur la prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la participation des familles aux décisions. Leur mise à l’écart constitue donc une violation des principes de participation et de co-construction. Sur le plan éthique et juridique, la question des données médicales soulève une autre incohérence. Le texte mentionne l’obligation de transmettre des documents médicaux à des personnels non formés (p. 1739).

🔸 Cette pratique entre en tension avec le secret médical, protégé par l’article L.1110-4 du Code de la santé publique, ainsi qu’avec les règles de protection des données sensibles (Rgpd). Là encore, un décalage apparaît entre les exigences légales et les pratiques décrites.L’incohérence la plus globale réside dans le contraste entre le discours et la réalité. Le texte évoque une (promesse d’une école réellement inclusive) (p. 1739) , alors même que les mécanismes décrits produisent des effets potentiellement excluants, refus d’aménagements, rigidification des critères, marginalisation des familles et simplification excessive des décisions. Cette contradiction met en évidence un problème structurel : les politiques publiques affichent des objectifs conformes au droit, mais leur mise en œuvre s’en écarte.

🔸 Analyse croisée du document avec les textes de loi montre un désalignement profond entre trois niveaux.

▪️Les connaissances scientifiques sur les tnds.

▪️Les principes juridiques du handicap.

▪️Les pratiques administratives.

Ce décalage est particulièrement préoccupant, car il ne s’agit pas seulement d’un problème technique, mais d’un risque réel de non-respect des droits fondamentaux des élèves en situation de handicap.

Gigi Tdah 😉

 

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Tdah, Tsa, comment feinter son cerveau (et contourner ses limites grâce aux neurosciences).

Publié le par Gigi Tdah

Tdah, Tsa, comment feinter son cerveau (et contourner ses limites grâce aux neurosciences).

🔸Dans le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (tdah) et le trouble du spectre de l’autisme (tsa), les difficultés ne viennent pas d’un manque de capacité, mais d’un fonctionnement cérébral différent, notamment au niveau des circuits dopaminergiques, des fonctions exécutives et du traitement sensoriel. Chercher à (forcer)ce cerveau à fonctionner comme un cerveau neurotypique est souvent inefficace. En revanche, il est possible de le contourner, le leurrer et exploiter ses propres mécanismes pour en faire un levier. Le premier principe fondamental repose sur la dopamine. Dans le tdah, la régulation dopaminergique est instable, ce qui impacte directement la motivation, l’initiation des tâches et la persistance dans l’effort. Le cerveau ne fonctionne pas sur la logique (important = je fais),  mais sur (stimulant = je fais). Cela signifie que pour déclencher l’action, il faut augmenter artificiellement la valeur de récompense de la tâche.

🔸Concrètement, cela passe par des stratégies de micro-stimulation dopaminergique, fractionner une tâche en étapes extrêmement petites, introduire de la nouveauté, du défi ou de l’urgence, ou encore associer une activité peu stimulante à une source de plaisir immédiat. Ce mécanisme s’appuie sur le circuit de la récompense, notamment le striatum, qui répond davantage à des renforcements fréquents qu’à des objectifs lointains.

🔸Le deuxième levier concerne les fonctions exécutives, principalement localisées dans le cortex préfrontal. Dans le tdah comme dans le tsa, ces fonctions, planification, organisation, mémoire de travail, sont plus coûteuses en énergie. L’erreur classique consiste à tout gérer mentalement. Or, le cerveau fonctionne mieux lorsque l’on externalise.

🔸Externaliser signifie transformer une tâche interne en support externe, écrire, visualiser, structurer visuellement, utiliser des repères concrets. Cela réduit la charge de la mémoire de travail et libère des ressources cognitives. Ce principe est largement soutenu par les recherches sur la cognition distribuée : le cerveau fonctionne mieux lorsqu’il s’appuie sur l’environnement.

🔸Un troisième levier essentiel est la gestion de l’initiation. L’une des difficultés majeures dans le tdah est le passage à l’action. Ce blocage n’est pas un manque de volonté, mais un problème d’activation neuronale. Pour le contourner, il est plus efficace de réduire la friction d’entrée que d’augmenter la motivation. Cela signifie rendre le démarrage presque automatique, préparer l’environnement en amont, réduire le nombre d’étapes nécessaires, commencer par une version minimale de la tâche. Le cerveau accepte plus facilement de démarrer une action simple, ce qui permet ensuite d’activer progressivement les circuits impliqués.

🔸Dans le tsa, un levier majeur repose sur la prévisibilité. Le cerveau autistique gère moins bien l’incertitude, car elle augmente la charge de traitement. Structurer les tâches, anticiper les étapes et créer des routines permet de réduire l’effort cognitif et l’anxiété associée. Ce n’est pas une rigidité, mais une optimisation du fonctionnement. Le traitement sensoriel est également un point clé. Dans le tsa et souvent dans le tdah, le cerveau reçoit plus d’informations qu’il ne peut en filtrer efficacement. Cela crée une surcharge qui diminue les capacités cognitives disponibles. Adapter l’environnement, lumière, bruit, stimulation visuelle,  permet de récupérer des ressources sans effort supplémentaire.

🔸Un autre principe fondamental est l’utilisation du timing neuronal. Le cerveau tdah fonctionne par phases, moments de haute activation et moments de sous-activation. Plutôt que de lutter contre ces fluctuations, il est plus efficace de les utiliser. Les tâches complexes doivent être placées dans les phases d’activation, et les tâches simples dans les phases basses. Un levier souvent sous-estimé est l’émotion. Le cerveau tdah et tsa est particulièrement sensible à l’engagement émotionnel. Une tâche qui a du sens, qui touche à l’intérêt personnel ou qui génère une réaction émotionnelle sera beaucoup plus facilement initiée et maintenue.

🔸Il ne s’agit pas de corriger le cerveau, mais de comprendre ses règles de fonctionnement. En neurosciences, un système ne devient performant que lorsqu’on travaille avec lui, et non contre lui. Feinter son cerveau, ce n’est pas tricher, c’est utiliser intelligemment ses propres mécanismes pour réduire l’effort et augmenter l’efficacité.

Gigi Tdah 😉 

 

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Quand le cerveau désautomatise.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Quand le cerveau désautomatise, pourquoi tdah, troubles dys et ménopause réactivent des difficultés que l’on pensait stabilisées.

 

🔸 Chez les femmes présentant un tdah associé à un ou plusieurs troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie…), la ménopause ne se limite pas à une simple augmentation de la fatigue ou des oublis. Elle induit un phénomène beaucoup plus spécifique et encore peu décrit, une désautomatisation partielle des fonctions cognitives. Autrement dit, des compétences qui avaient été progressivement stabilisées, compensées ou rendues fonctionnelles au fil des années redeviennent coûteuses, instables, voire temporairement inefficaces.

🔸 Ce phénomène repose sur plusieurs mécanismes neurobiologiques imbriqués. Les troubles dys sont associés à des particularités dans les réseaux neuronaux impliqués dans le traitement de l’information et surtout dans leur automatisation. Par exemple, la lecture repose sur des circuits temporo-pariétaux et occipito-temporaux qui permettent, avec l’apprentissage, de passer d’un décodage effort ful à une reconnaissance rapide et automatisée des mots.

▪️Dans les troubles dyslexiques, cette automatisation est plus lente, plus fragile, et dépend davantage de stratégies compensatoires conscientes.

▪️Dans la dyspraxie, ce sont les réseaux fronto-pariétaux et cérébelleux impliqués dans la planification et l’exécution motrice qui sont concernés. Là encore, les gestes peuvent nécessiter un contrôle conscient plus important, même à l’âge adulte.

🔸 Chez les personnes tdah, ces systèmes sont déjà sous tension. Le cortex préfrontal, qui soutient l’attention, la planification, la mémoire de travail et l’inhibition, fonctionne de manière moins stable. Cela signifie que même les processus partiellement automatisés restent dépendants d’un contrôle exécutif plus important que chez les personnes neurotypiques. La ménopause vient perturber cet équilibre en profondeur.

▪️La chute des œstrogènes entraîne une modification de la plasticité synaptique, c’est-à-dire de la capacité du cerveau à maintenir des connexions efficaces entre les neurones. Les œstrogènes jouent un rôle clé dans la modulation du glutamate et dans la densité des épines dendritiques, structures essentielles à la transmission de l’information. Leur diminution est associée à une baisse de l’efficacité synaptique, en particulier dans l’hippocampe et le cortex préfrontal.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12145478/

🔸Cela a une conséquence directe, les réseaux neuronaux deviennent moins fluides et moins économes en énergie. Dans un cerveau neurotypique, cela peut se traduire par des oublis ou une légère baisse de performance. Mais dans un cerveau tdah avec troubles dys, où les circuits sont déjà moins automatisés, cette perte d’efficacité entraîne un basculement vers un fonctionnement plus (manuel).

Le cerveau ne peut plus s’appuyer autant sur des circuits automatisés. Il doit réactiver des stratégies conscientes, ce qui mobilise fortement la mémoire de travail et les fonctions exécutives. C’est ce qui explique pourquoi certaines femmes décrivent...

▪️Une lecture redevenue lente ou fatigante.

▪️Des erreurs inhabituelles à l’écrit.

▪️Une perte de fluidité dans les gestes.

▪️Une difficulté à organiser leurs idées.

▪️Une sensation de devoir (réapprendre)des choses pourtant acquises.

🔸 Ce phénomène est aggravé par la modulation dopaminergique. La dopamine joue un rôle central dans la consolidation des automatismes et dans l’efficacité des circuits neuronaux. Elle permet de renforcer les connexions utilisées fréquemment et de faciliter l’accès rapide à l’information. Dans le tdah, cette modulation est déjà atypique. Avec la ménopause, la diminution des œstrogènes altère encore cette régulation dopaminergique, rendant l’accès aux automatismes moins fiable et plus fluctuant. La vitesse de traitement de l’information peut être affectée. Des études montrent que les fluctuations hormonales influencent les performances cognitives, notamment dans les domaines du langage, de la mémoire de travail et de la rapidité d’exécution.

https://www.frontiersin.org/journals/global-womens-health/articles/10.3389/fgwh.2025.1613628/full

🔸Cette diminution de la vitesse de traitement accentue la sensation de perte d’efficacité. Le cerveau met plus de temps à accéder à l’information, ce qui augmente la charge cognitive globale. Le rôle du cervelet est également important et souvent sous-estimé. Impliqué dans l’automatisation des gestes mais aussi dans certaines fonctions cognitives, il contribue à rendre les actions fluides et peu coûteuses. Des altérations de son fonctionnement, combinées à une baisse de la modulation hormonale, peuvent participer à cette perte de fluidité observée.

À cela s’ajoute l’impact du sommeil. Les troubles du sommeil fréquents à la ménopause perturbent la consolidation des apprentissages et la stabilisation des réseaux neuronaux. Or, c’est pendant le sommeil que le cerveau renforce les automatismes. Sa dégradation favorise donc une instabilité accrue des compétences acquises.

🔸 La dimension énergétique est centrale. L’automatisation permet normalement de réduire la consommation cognitive. Lorsqu’elle diminue, chaque tâche redevient coûteuse. Le cerveau entre alors dans une forme de surcharge chronique, non pas parce qu’il fait plus de choses, mais parce qu’il doit les faire de manière moins efficace. Dans le tdah associé aux troubles dys, la ménopause ne provoque pas une perte de compétences, mais une perte partielle d’automatisation. Le cerveau fonctionne toujours, mais de manière plus lente, plus consciente et plus énergivore. Ce qui semblait acquis ne disparaît pas : cela devient simplement plus difficile d’accès.

Gigi Tdah 😉

 

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Quand la Ménopause modifie profondément la perception sensorielle dans le Tdah et le Tsa.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Quand la ménopause modifie profondément la perception sensorielle dans le tdah et le tsa.

🔸Chez les femmes présentant un Tdah et Tsa, la ménopause ne se contente pas d'intensifier les symptômes déjà connus. Elle modifie en profondeur la manière dont le cerveau traite, filtre et hiérarchise les informations sensorielles, donnant cette sensation très spécifique et souvent décrite comme brutale (tout devient trop). Ce phénomène repose sur une interaction complexe entre les hormones, les neurotransmetteurs et les circuits neuronaux impliqués dans le traitement sensoriel.

🔸Les œstrogènes jouent un rôle central dans la régulation de l'excitabilité neuronale. Ils modulent l'activité de plusieurs systèmes, notamment le glutamate (excitateur) et le gaba (inhibiteur), qui permettent au cerveau de trouver un équilibre entre activation et apaisement. Lorsque les niveaux d'œstrogènes chutent pendant la ménopause, cet équilibre devient plus instable. Le cerveau tend alors vers un état d'hyperexcitabilité, les neurones réagissent plus fortement, plus rapidement et de manière moins régulée aux stimuli.

🔸 Concrètement, cela signifie que les signaux sensoriels, sons, lumières, textures, mouvements, sont amplifiés dès leur entrée dans le système nerveux. Le thalamus, souvent décrit comme une (porte d'entrée sensorielle), joue ici un rôle clé. Il filtre normalement les informations avant de les transmettre au cortex. Dans le tdah comme dans le tsa, ce filtrage est déjà moins efficace ou moins stable. Avec la ménopause, cette fonction de tri devient encore plus fragile. Le cerveau laisse passer davantage d'informations, y compris celles qui devraient être considérées comme secondaires ou non pertinentes.

🔸Ce phénomène est particulièrement marqué dans les environnements complexes, bruit de fond, conversations multiples, lumières artificielles, sollicitations sociales. Le cerveau ne parvient plus à hiérarchiser correctement, ce qui entraîne une surcharge sensorielle quasi immédiate. À cela s'ajoute la modulation des neurotransmetteurs. La diminution des œstrogènes affecte directement la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. La dopamine, impliquée dans la sélection des informations pertinentes, devient moins efficace, ce qui accentue la difficulté à filtrer. La sérotonine, impliquée dans la stabilité émotionnelle, diminue, améliorant la réactivité. La noradrénaline, liée à la vigilance, peut devenir plus fluctuante, favorisant un état d'hypervigilance.

🔸Le cerveau entre alors dans une dynamique où il perçoit plus, filtre moins, et régule moins bien. Ce déséquilibre est renforcé par l'activation du système de stress. La ménopause est associée à une augmentation de la variabilité du cortisol. Or, le cortisol agit directement sur l'amygdale, une structure impliquée dans la détection des menaces. Lorsque ce système est plus actif, le cerveau interprète plus facilement les stimuli comme étant dérangeants ou agressifs. Cela explique pourquoi des éléments neutres peuvent auparavant devenir irritants ou insupportables.

🔸Dans le tsa, cette amplification est encore plus marquée. Le traitement sensoriel étant déjà plus intense ou moins modulé, la perte de régulation hormonale vient accentuer cette hypersensibilité. Des sons deviennent physiquement douloureux, la lumière peut être perçue comme passante envahie, et le contact social comme énergétiquement épuisant.

🔸Dans le tdah, le problème se situe davantage au niveau de la sélection et de la priorisation. Le cerveau capte tout, sans hiérarchie claire. Avec la ménopause, cette difficulté est exacerbée, tout tenue l'attention, tout déranger, tout interrompt. Cela crée une sensation constante de dispersion et de saturation. Le sommeil joue également un rôle fondamental dans ce processus. Les troubles du sommeil fréquents à la ménopause diminuent la capacité du cerveau à réguler les stimuli sensoriels. Pendant le sommeil, le cerveau (recalibre) ses seuils de tolérance. En cas de déficit, ces seuils deviennent plus bas, ce qui signifie que des stimuli de faible intensité peuvent suffire à déclencher une réaction forte.

🔸Il faut comprendre que cette transformation est aussi énergétique. Filtrer, trier et inhiber les stimuli exigeant de l'énergie cognitive. Avec la ménopause, cette énergie devient plus limitée. Le cerveau adopte alors un fonctionnement plus (brut) moins filtré, moins modulé, car il n'a plus les Sources nécessaires pour maintenir un traitement fin et contrôlé. La sensation que (tout devient trop) n'est pas subjective ou exagérée. Elle correspond à une modification réelle et mesurable du traitement sensoriel, liée à une hyperexcitabilité neuronale, une diminution du filtrage thalamique, une instabilité des neurotransmetteurs et une augmentation de la réactivité au stress.

🔸 le tdah et le tsa, la ménopause ne change pas seulement l'intensité des symptômes, elle transforme la manière dont le cerveau interagit avec le monde. Ce n'est pas l'environnement qui devient plus bruyant, plus lumineux ou plus envahissant, c'est le filtre neurologique qui devient plus perméable.

Gigi Tdah 😉 

 

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Ménopause, Tdah et Tsa, le (combo gagnant) dont personne ne parle vraiment.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Ménopause, Tdah et Tsa, le (combo gagnant) dont personne ne parle vraiment.

🔸 Pour de nombreuses femmes présentant à la fois un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (Tdah) et un trouble du spectre de l'autisme (Tsa), l'arrivée de la périménopause puis de la ménopause peut donner l'impression que tout ce qui était jusque-là compensé cesse soudainement de fonctionner. Ce ressenti n'est pas imaginaire. Les données scientifiques récentes montrent que la ménopause agit comme un véritable amplificateur des difficultés cognitives, émotionnelles et sensorielles déjà présentes dans ces neuro divergences.

🔸 Les œstrogènes jouent un rôle central dans ce phénomène. Contrairement à une idée reçue, ces hormones ne sont pas uniquement impliquées dans la reproduction. Elles participent également à la modulation de plusieurs neurotransmetteurs essentiels au fonctionnement cérébral, notamment la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Lorsque les taux d'œstrogènes fluctuent fortement puis diminuent progressivement au cours de la périménopause et de la ménopause, ces systèmes deviennent moins stables. La dopamine est particulièrement concernée. Elle intervient dans la motivation, l'attention, la mémoire de travail, l'organisation, l'initiation des tâches et la régulation émotionnelle. Or ces fonctions sont déjà fragilisées dans le tdah. Lorsque les œstrogènes diminuent, l'activité dopaminergique est moins efficacement soutenue, ce qui peut entraîner une aggravation des symptômes. De nombreuses femmes rapportent alors une augmentation des oublis, du brouillard mental, de la fatigue cognitive, des difficultés d'organisation, de la procrastination et du sentiment d'être dépassée par des tâches auparavant gérables. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12145478/

https://www.frontiersin.org/journals/global-womens health/articles/10.3389/fgwh.2025.1613628/full

🔸 Chez les femmes autistes, la situation peut devenir encore plus complexe. Le Tsa est fréquemment associé à des hypersensibilités sensorielles, des difficultés d'adaptation aux changements, une fatigue sociale importante et des mécanismes de camouflage développés depuis l'enfance. La ménopause semble affecter directement plusieurs de ces dimensions.
Des travaux montrent que de nombreuses femmes autistes rapportent une augmentation des hypersensibilités au bruit, à la lumière, aux odeurs ou aux contacts physiques. Certaines décrivent également une diminution de leur capacité à maintenir le camouflage social qu'elles avaient construit pendant des décennies. Ce phénomène peut rendre les particularités autistiques beaucoup plus visibles et plus difficiles à gérer au quotidien.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7618340/
https://www.autism.org.uk/advice-and-guidance/physical-health/menopause.

🔸 Lorsque le Tdah et le Tsa coexistent, ce que certains cliniciens appellent aujourd'hui un profil (AuDHD ), les effets peuvent se cumuler. Les fluctuations hormonales touchent simultanément les systèmes impliqués dans l'attention, la régulation émotionnelle, la mémoire de travail, la gestion sensorielle et les capacités d'adaptation. Une étude qualitative publiée en 2026 rapporte que de nombreuses femmes neuro divergentes décrivent la ménopause comme une période durant laquelle elles ont l'impression de perdre progressivement leurs stratégies de compensation habituelles. Les auteurs évoquent une augmentation des surcharges sensorielles, des difficultés organisationnelles, de la fatigue et de la vulnérabilité émotionnelle.

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/20533691.2026.2631222

🔸Le sommeil représente un autre facteur majeur. Les sueurs nocturnes, les réveils fréquents et l'insomnie liés à la ménopause entraînent une diminution de la qualité du sommeil. Or le sommeil est indispensable au fonctionnement du cortex préfrontal, région cérébrale déjà particulièrement sollicitée dans le Tdah.
Lorsque le sommeil se dégrade, les fonctions exécutives se dégradent également : concentration, mémoire de travail, inhibition, planification et gestion émotionnelle deviennent plus difficiles. Chez les femmes présentant à la fois un Tdah et un Tsa, cette accumulation peut provoquer un véritable épuisement neurocognitif. Un aspect particulièrement intéressant concerne les diagnostics tardifs. De nombreuses femmes découvrent leur Tdah, leur Tsa ou les deux au moment de la périménopause ou de la ménopause. Les spécialistes pensent aujourd'hui que les troubles étaient déjà présents auparavant, mais que les mécanismes de compensation développés pendant des années ne suffisent plus lorsque les fluctuations hormonales viennent fragiliser l'équilibre cérébral.

https://www.summerhillhealth.co.uk/blog/why-so-many-women-discover-theyre-neurodivergent-at-menopause/

🔸Les recherches récentes suggèrent également que les femmes présentant un tdah pourraient connaître certaines particularités dans leur transition ménopausique. Certaines études explorent l'hypothèse d'une symptomatologie plus intense et, dans certains cas, d'une transition hormonale plus précoce, même si les mécanismes restent encore à l'étude.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12538516/

🔸Il faut prendre en compte l'effet cumulatif du stress chronique. De nombreuses femmes avec un, ou les deux ont passé des années à compenser leurs difficultés, à s'adapter à des environnements peu compatibles avec leur fonctionnement et à gérer une charge mentale importante. La ménopause survient souvent à une période de vie où s'ajoutent responsabilités familiales, obligations professionnelles, vieillissement des parents et parfois problèmes de santé personnels. Cette accumulation de facteurs peut dépasser les capacités de compensation habituelles et expliquer pourquoi certaines femmes décrivent cette période comme un véritable point de bascule.

🔸Les données scientifiques publiées entre 2024 et 2026 convergent aujourd'hui vers une même conclusion, la ménopause ne crée pas le Tdah ou le Tsa, mais elle peut en révéler ou en amplifier les manifestations en raison des interactions complexes entre hormones, neurotransmetteurs, sommeil, cognition et régulation émotionnelle.
Gigi Tdah 😉

 

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Mon cerveau a besoin de lunettes

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

 

Mon cerveau a besoin de lunettes
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Tdah et compulsions d’achat.

Publié le par Gigi Tdah et OumSoum Soum

Tdah et compulsions d’achat, quand le cerveau cherche une récompense immédiate.

 

🔸Chez les personnes (tdah), les comportements d’achats impulsifs ou compulsifs ne relèvent pas uniquement d’un manque de contrôle. Ils s’inscrivent dans des mécanismes neurobiologiques précis impliquant la dopamine, l’impulsivité et la régulation émotionnelle, tel que défini par le dsm 5 de l’american psychiatric association, le système dopaminergique fonctionne de manière différente, notamment au niveau des circuits de la récompense. La dopamine joue un rôle central dans l’anticipation du plaisir et la motivation. Or, dans ce contexte, le cerveau peut présenter une sous-stimulation de base, ce qui pousse à rechercher des sources de gratification rapides et intenses https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2894421/

🔸L’acte d’achat active précisément ce système. Ce n’est pas seulement l’objet qui procure du plaisir, mais surtout l’anticipation de la récompense, chercher, comparer, ajouter au panier, valider. Chaque étape stimule la libération de dopamine dans le striatum, renforçant le comportement. Des recherches en neurosciences comportementales montrent que l’anticipation d’une récompense peut être plus stimulante que la récompense elle-même.

Dans le tdah, cette dynamique est amplifiée. Le cerveau est particulièrement sensible aux récompenses immédiates, et beaucoup moins aux bénéfices différés. Cela signifie que la satisfaction instantanée d’un achat prend le dessus sur les conséquences à long terme, comme l’impact financier ou le regret post-achat. Le cortex préfrontal, impliqué dans la prise de décision et l’inhibition, joue également un rôle central, son fonctionnement est moins efficace, ce qui rend plus difficile le fait de freiner une impulsion ou de prendre du recul face à une envie immédiate. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3654209/

🔸 L’achat peut alors devenir une réponse rapide, sans phase de régulation. La dimension émotionnelle est également déterminante. Le tdah est associé à une régulation émotionnelle plus instable. Le stress, l’ennui, la frustration ou même la fatigue mentale peuvent déclencher une recherche de soulagement rapide. Dans ce contexte, l’achat agit comme un régulateur émotionnel, il procure une montée de stimulation, une distraction et parfois une sensation de contrôle. Cependant, cet effet est transitoire. Après l’achat, la stimulation dopaminergique diminue rapidement, ce qui peut entraîner une sensation de vide, de regret ou de culpabilité. Ce phénomène favorise un cycle répétitif, le cerveau, ayant identifié l’achat comme une source efficace de stimulation, va chercher à reproduire cette expérience.

🔸Ce mécanisme est renforcé par l’environnement moderne. Les notifications, les promotions, les achats en un clic et les plateformes en ligne sont conçus pour activer les circuits de la récompense de manière répétée. Pour un cerveau tdah, cela représente une stimulation constante et difficile à réguler. Ces mécanismes permet de changer d’approche. L’objectif n’est pas de supprimer les achats, mais de limiter les réponses impulsives automatiques. Introduire un délai entre l’envie et l’achat permet de réduire l’intensité de la pulsion. Même quelques minutes ou quelques heures peuvent suffire à faire diminuer l’activation émotionnelle. Remplacer la stimulation est également essentiel. Le cerveau ne cherche pas à acheter, il cherche à ressentir une activation dopaminergique. Proposer des alternatives comme le mouvement, une activité engageante ou un défi court permet de répondre à ce besoin sans passer par la consommation.

🔸Structurer l’environnement est une stratégie clé. Supprimer les notifications commerciales, éviter l’enregistrement automatique des moyens de paiement ou ajouter des étapes supplémentaires avant validation permet de créer des (freins) qui réduisent les comportements impulsifs.

Identifier le déclencheur réel est fondamental. Dans de nombreux cas, l’envie d’acheter n’est pas liée à un besoin matériel, mais à un état interne, ennui, fatigue, surcharge mentale ou émotionnelle. Agir sur cet état permet de réduire la fréquence des comportements. Les compulsions d’achat ne sont pas une question de volonté, mais le reflet d’un cerveau en recherche de stimulation et de régulation. Comprendre cette logique permet de sortir de la culpabilité et d’adopter des stratégies réellement adaptées.

Gigi Tdah 😉

 

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